19 avril 2009
~ L'envol de la mouette ~ Texte n°126 * Avant qu'il ne soit trop tard... *
Texte n°126 écrit le 12 Mars 2007
~ Avant qu’il ne soit
trop tard… ~
** Philosophy of life **
Il y a cette distance, la faute aux circonstances,
Ces milliers de kilomètres, parfois que quelques mètres ;
Trop éloigné pour se rencontrer, trop près pour en profiter,
J’écris ce texte dans l’espoir, qu’il ne soit pas encore trop tard…
Il y a ce manque de temps, la faute aux contretemps,
Notre métier ou nos études, la vie, les inquiétudes,
Autant d’excuses ou de vaines raisons, pour négliger le fruit d’une relation,
Tandis que les heures sembleront rares, bien qu’il ne soit pas encore trop tard…
Il y a la loi des priorités, le travail qui passe avant l’amitié,
L’intérêt du divertissement, qui nous dévore le reste du temps,
Puis il reste enfin le plus vital, ces relations amicales ;
Mais il est déjà tard le soir, il est encore un peu trop tard…
Il y a ces mots et ce langage, qui se perdent au milieu des pages,
D’un livre qu’on a oublié de lire, des paroles qu’on n’a pas su écrire,
Parce qu’on n’a pas changé l’encre bleue, qu’on a oublié d’exaucer nos vœux ;
Maintenant le monde broie du noir, puisqu’il est encore trop tard…
Il y a cette notion du temps, qu’on néglige à notre détriment,
Qu’on détruit jour après jour, avec des promesses de toujours,
On se jure de donner quelques nouvelles, de se prévoir un dîner aux chandelles,
Seulement rien ne va naitre pour la plupart, pour beaucoup ce sera encore trop tard.
Il y a l’envie sans la volonté, d’avancer sans poser le pied,
De faire des efforts sans se sacrifier, de repousser des jours déjà écoulés,
Et reporter les choses au lendemain, répéter sans cesse le même refrain,
Jusqu’au moment de s’apercevoir, qu’aujourd’hui il est trop tard…
Il y a hélas la même finalité, où l’homme fait face à la fatalité,
A genoux face au ciel pour demander son pardon,
Meurtri par cette blessure qui lui sert de leçon,
La mort lui a volé cet être qu’il aimait,
Ce proche s’est envolé en laissant des regrets,
Mais il est impossible de réécrire l’histoire,
Le temps a décidé qu’il était encore trop tard…
© Mickaël Gil - Tous droits réservés / Toutes reproductions interdites
Note de l’auteur : Un des sujets personnels qui me tenais le plus à coeur de pouvoir retranscrire au travers d’un texte poétique. Le besoin de mettre une forme artistique pouvant mettre en valeur des mots qui peuvent aider à faire prendre conscience que le temps n’est pas qu’un allié et qu’il peux nous arracher ceux que l’on aime ou les instants qu’on repousse sans cesse au lendemain. Le temps est précieux et je crois qu’il est véritablement important, dans la mesure du possible, de vivre pleinement chaque seconde et de ne jamais remettre a demain ce qui peux être vécu aujourd’hui… Car on ne sais jamais de quoi demain sera fait.
06 avril 2009
~ L'envol de la mouette ~ Texte n°139 * Les mots tifs *
Texte n°139 écrit le 6 Avril 2009
~ Les mots tifs ~
” L’émotif ”
** Word’s Play **
Il est artiste visagiste,
A fleur de peau et sentimentaliste ;
Il découpe le superflu pour façonner un regard,
Avec l’inspiration que lui offrira son miroir.
Perfectionniste lorsqu’il manipule sa paire de ciseau,
Sensible au visage qui ne demande qu’à être plus beau,
Il se défini comme un peintre qui doit redessiner le portrait,
D’une œuvre d’art, d’un tableau dont on exige qu’il soit refait.
Il démêle habillement les boucles insolentes,
Il remet en place les franges désobligeantes,
Il dégrade une longueur pour la sublimée,
Ne frisant jamais le ridicule avec son doigté.
N’imposant jamais de style particulier, prônant la sobriété,
Il cherchera avant tout à redéfinir les traits d’une personnalité,
Qui se lira au travers des yeux, mais aussi d’une mèche déplacée,
Offrant à l’esthétisme d’une coupe au carré une réelle identité.
D’une permanente à la coloration, du balayage au crêpage de chignon,
Il portera avant tout son attention, au respect du caractère et des émotions,
Préservant au travers d’un relooking les forces ou la vulnérabilité,
D’un individu qui, finalement, n’attendais pas plus que d’être coiffé.
Seulement,
Celles et ceux qui passeront entre ses mains ressortiront bouleversés,
Son peigne redéfinira les traits d’un visage qu’on a souvent trop négligé ;
Certains regards sont victimes de l’ignorance à cause d’une épingle déplacée,
Mais au bout de quelques minutes il agrémentera ce dernier d’un sourire authentifié.
Et même si parfois, il s’en est fallu d’un cheveu,
Qu’il jouera la tragédie pour en tirer quelques aveux,
Il ne parviendra pas à toucher aux racines de la beauté,
D’une chevelure dont il s’émoiera au point de ne rien coupé.
© Mickaël Gil - Tous droits réservés / Toutes reproductions interdites
Note de l’auteur : Après un mois d’écriture plus ou moins laborieux, voici enfin mon dernier texte entrant dans une nouvelle catégorie qui s’inscrit dans les jeux de mots. A partir de la subtilité d’un titre se base la construction du texte, son sujet. D’autres devraient suivre.
05 avril 2009
~ L'envol de la mouette ~ Texte n°86 * Trash Girl 2.3 *
Texte n°86 écrit le 20 Août 2006
~ Trash Girl ~
Act 2.3
* Cigarette *
Une victime en beauté…
« La flamme de son briquet s’allume, son visage brûle d’amertume »
Elle est jeune et jolie, féminine et sexy,
Cheveux longs détachés, un charme inégalé,
Avec un visage d’enfant, un regard de feu braisant,
Mais derrière toute sa beauté, elle est seule, abandonnée…
Trop différente de ses « amies », elle garde en secret ses soucis,
Sous les banals problèmes d’une ado, se cache un cœur fragile des mots,
Qui vit dans son pseudo paradis, oppressée par des parents trop aigris,
Qui ne lui ont laissé que du superflu, pour créer un monde trop ingénu.
Elle à besoin d’air, changer d’atmosphère, de se sentir libérée, et non plus étouffée,
Alors elle prend ses clics et ses clacs, elle laisse tout son bazar en vrac,
Elle fuit de sa chambre, sa maison, elle part vers d’autres horizons…
Elle s’assied sur un banc,
D’un air blasé, peu rassurant,
Elle baisse la tête et ses yeux,
Pour réfléchir encore un peu,
Elle pense et regarde ses doigts,
Elle trouve une chose qu’elle n’a pas,
Il lui manque de quoi s’évader,
Une cigarette pour ne plus penser…
Elle glisse sa main dans son fourre-tout,
Entre les mouchoirs et les bijoux,
Pour en sortir un paquet jaune orange,
Et un briquet illustré par un ange ;
Elle retire le film plastique en tremblant,
Avec de la haine et le cœur battant,
Son regard se fixe sur son paquet de Camel,
Comme si ce devait être le septième ciel…
Le corps rigide et frissonnant, elle sort sa première clope d’enfant,
Elle se sent excitée, enthousiasmée, mais surtout angoissée, déboussolée ;
Qu’importe maintenant pour elle, elle a ses cigarettes de pucelle,
Elle va mettre un pied dans le monde des grands,
Et poser l’autre dans celui des dépendants…
La flamme de son briquet s’allume,
Son visage brûle d’amertume,
Et sa cigarette s’embrase entre ses lèvres,
La nicotine remplace sa fièvre,
Son joli minois crache de la fumée,
Sa première taffe vient d’être inhalée,
Elle n’est plus l’image de l’innocence,
Mais celle d’une triste incandescence…
Je n’arrive pas à y croire,
Cette fillette brûle ses espoirs,
A quinze ans elle vient de commencer,
La dépendance de ce qui va la tuer,
Pourtant si belle avec ses cheveux d’anges,
Bout de femme évoquant les louanges,
Je ne la vois plus comme une beauté,
Mais comme une lueur qui a cessé de briller…
Elle crapote à la limite de l’étouffement,
Mais elle insiste, c’est trop tentant,
Elle va même jusqu’à tenter d’inhaler,
Pour moins exhaler ce qu’elle va fumer ;
Et après quelques taffes douloureuses,
Quelques inspirations plutôt laborieuses,
Elle a pris goût à se croire libre et heureuse,
Sans voir qu’elle n’est qu’une apprentie fumeuse.
Elle est entrée dans l’engrenage de ce monde,
Qui fait rendre beau les choses immondes,
Elle imaginait le tabac comme une délivrance,
On lui montrait la clope comme une chance,
C’est devenu tellement courant et connu,
Que la cigarette vous rend plus détendu,
Qu’elle n’a pas hésité une seule seconde,
À rentrer de son gré dans la ronde.
Certes on nous dit que cela entraîne la mort,
Mais ils se disent qu’ils ont tous tort,
Ils vendent partout de quoi fumer,
C’est légal et tellement peu démodé.
Avec sa cigarette à la main,
Cette fille assure les lendemains,
Des industries et des politiciens,
Des buralistes et des médecins,
Qui sont tous les maîtres de l’hypocrisie,
Pour amasser l’argent de leur survie,
Et peu importe la perte des humains,
La cigarette est le meilleur gagne pain…
© Mickaël Gil - Tous droits réservés / Toutes reproductions interdites
Note de l’auteur : Trash Girl est une série qui me tiens à coeur, pour la simple raison qu’elle relate un peu les mésaventures de ces femmes qu’on imagine souvent pure et parfaite mais qui bien souvent hélas sont les premières victimes de ce monde. La drogue, la cigarette et la sexualité sont les thèmes abordés jusque là. D’autres sont en projet d’écriture. Le thème de la cigarette est le plus abordé avec un troisième acte qui à mon sens est le plus abouti. Trash Girl est une série qui se différencie aussi par son coté narratif. C’est une sorte de fable avec des rimes et une morale à la fin. Le but étant d’être le plus proche de la réalité avec pour matière l’imaginaire mais aussi l’entourage. Cette série est en suspend actuellement mais viendront prochainement d’autres actes non publiés ici. Et quand l’inspiration daignera pointer le bout de son nez, un nouvel acte sur la cigarette devrait voir le jour.
02 avril 2009
~ L'envol de la mouette ~ Texte n°79 * Trash Girl 2.2 *
Texte n°79 écrit le 1er Août 2006
~ Trash Girl ~
Act 2.2
* Cigarette *
De sucettes à cigarettes…
« Ce geste si familier, m’as rendu folle à en pleurer… »
De la part de ses parents, Amélie reçoit de l’argent,
Pour leur faire les emplettes, leur acheter des cigarettes,
Une demi-baguette, quelques boites d’allumettes,
Et avec la monnaie restant, des bonbons bien alléchants…
Depuis deux ans et de plus en plus souvent,
Elle va chercher des clopes pour ses parents,
Dans ses mains sont passés des centaines de paquets,
Dans sa poche a traîné un millier de « bâtonnets ».
Une fois qu’elle a ramené les cigarettes, les parents sont comme soulagés,
Ils s’en grillent une et les voici comme apaisés, voir mêmes évadés...
Ils ont le sourire quand ils fument, ils sont comme détendus,
Ils retrouvent le calme, la sérénité qu’ils avaient perdue.
Elle les observe faire, intriguée,
Ne ferme plus ses yeux, étonnés,
Par le pouvoir de ces paquets,
Par leur odeur et leurs effets,
Sans se douter de leurs méfaits…
Elle est admirative devant le calumet de la paix,
Que s’allument ses parents avec leur beau briquet,
Cela lui fait penser à ses sucettes au goût cerise,
Sans la fumée dit-elle avec beaucoup de méprise…
Le doux parfum de cette vieille allumette,
Mélangé au tabac, elle trouve ça tellement chouette…
Puis un jour, elle est revenue sans ses bonbons ni ses sucettes,
Elle économisait en cachette pour un paquet de cigarette.
Elle en avait marre de son haleine enfantine, des sucettes fraise qui donne l’air bécassine,
Même si elle se disait fumeuse de sucettes cola, elle n’avait pas la sensation, le goût du tabac,
Ses sucettes ne suffisaient plus pour frimer, la classe c’était vraiment de fumer,
Et ce n’est pas les bonbons acidulés, qui feront d’elle une fille respectée.
Elle ne laissait plus les clopes se consumée,
Celles qui brûlaient « à l’aide » dans le cendrier,
Elle tirait des taffes pour s’amuser,
Une ou deux fois pour s’initier ;
Et ses parents ne disaient plus rien,
Elle était maître de son destin,
« Si tu veux prendre ton pied vas-y,
Je ne suis plus responsable de ta vie. »
Elle se sentait grande, sexy avec la clope au bec,
Elle en oubliait même ses précédents échecs,
Elle voyait son futur entouré d’innombrables amis,
Elle ne savait pas qu’elle quittait le paradis,
Mais elle était comme captivée,
Elle adorait voir les clopes se consumer,
Cette odeur l’avait comme ensorcelée,
C’était pour elle un rêve de fumer,
Rêve devenu réalité…
Ce geste si familier, l’a rendu folle à en pleurer…
Puis elle nous a quittés, comme une clope consumée…
© Mickaël Gil - Tous droits réservés / Toutes reproductions interdites
01 avril 2009
~ L'envol de la mouette ~ Texte n°124 * Prends soin de toi *
Texte n°124 écrit le 9 Mars 2007
~ Prends soin de toi ~
** Some words of love **
Tu as la peau si douce et si fragile,
Ton cœur est si doux et volatile,
Que je te serre tout contre moi,
A l’abri des regards et du froid…
Tu représentes à mes yeux bien plus que l’or,
Tu es à toi seule mon plus humble trésor,
Il est difficile pour moi d’exprimer ce sentiment,
Qui surpasse l’espérance et l’entendement.
Ne va pas changer et prend soin de toi,
Couvre ton âme de ton habit de soie,
Pense à ces mots que je t’ai prononcé,
Pour que tu restes ma tendre protégée.
Je parsèmerai sous tes pieds des pétales de bonheur,
Pour que ton destin s’épanouisse comme le font les fleurs.
Je dessinerai au dessus de toi un soleil radieux,
Pour que ton regard suffise à me rendre heureux.
Je prendrai le temps de te donner ma main,
Lorsque tu en auras l’envie et le besoin,
Je veillerai à te protéger tel un ange gardien,
Pour t’épargner les peines et les pires chagrins.
N’oublie pas de te regarder dans le miroir,
Et n’ai pas honte de t’y voir,
Ai confiance en toi et sois sûre de tes choix,
Ne change pas pour être celle que tu ne vaux pas.
Écarte-toi de ce qui est dangereux, ferme les yeux,
N’oublie pas d’aimer et de le crier du haut des cieux,
Garde les pieds sur Terre même avec tes ailes d’ange,
Préserve ton honneur pour le chanter sous des louanges.
Épargne-toi les futilités d’un monde qui voudra ta peau,
Oubli l’argent qui détruira ton bonheur et tes idéaux,
Choisi bien ton entourage pour partager l’amitié véritable,
Car les mauvaises fréquentations te conduiront au diable.
Pleure toutes les larmes de ton corps, c’est un réconfort,
Ne cache pas tes émotions car cela serait un tort,
Tu pourras toujours compter sur l’épaule de ton père,
Pour y laisser les traces de tes peines et de tes colères.
Tu es cet enfant que j’ai toujours voulu avoir,
Et avant même ta naissance j’ai commencé à croire,
A ce petit bout de chair qui peu à peu devenue femme,
Sera toujours la plus belle grâce à sa grandeur d’âme.
© Mickaël Gil - Tous droits réservés / Toutes reproductions interdites
Note de l’auteur : La conclusion de se texte s’inscrit dans une optique différente de celle qu’elle aurait dû être à la base. Ce devait être un texte d’amour mais, pour surprendre un peu le lecteur, j’ai eu l’idée et l’envie de faire comprendre que je m’adressais à ma fille. Une fille que je n’ai évidement pas encore seulement j’avais envie de faire savoir la considération que je lui porterai, la valeur que je lui accorderai. Après “Amour fraternel” qui exprime à quel point je rêvais d’avoir une petite soeur, ce texte vient s’inscrire dans la continuité mais au lieu d’une soeur, je pense à cette petite fille que j’espère tant avoir. Et que j’aimerai de tout mon coeur.
31 mars 2009
~ L'envol de la mouette ~ Texte n°133 * Le pétale de bonheur *
Texte n° 133 écrit le 3 Mai 2007
~ Le pétale de
bonheur ~
** Some words of love **
« Un bouquet de roses suffirait à te dire que je t’aime,
Et quelques mots peuvent suffire à t’écrire un poème,
Mais quand l’amour est plus fort qu’un texte ou des fleurs,
Le mieux est d’admirer chacun de ces pétales de bonheur. »
Tu as déposé sur mon chemin un pétale qui signifie alliance,
Il s’est glissé sous mes pieds et m’as porté vers la confiance,
Puis je l’ai ramassé pour le mettre entre les pages d’un beau livre,
Qui raconte l’histoire d’amour que nous sommes en train de vivre.
Une fois rangé dans ma bibliothèque, le pétale est devenu fleur,
Et en l’ouvrant je suis tombé sur la définition du bonheur,
Qui disait que celui-ci ne se vit qu’avec son cœur,
Et qu’il ne peut naitre qu’auprès de son âme sœur.
J’ai découpé la page pour pouvoir encadrer cette vérité,
Et décorer ma vie du cadeau que le destin m’a donné,
Lorsque pour la première fois tu m’as embrassé,
Dès le moment où tu m’as tout simplement aimé.
Le pétale quant à lui est resté à la dernière page de l’histoire,
A un moment de mon existence où je n’ai cessé d’y croire,
Là où ils vivent heureux et eurent beaucoup d’enfants,
Là où j’ai pu enfin te dessiner et voir la vie en grand.
Ce soir j’ai pris ce livre et j’y ai déversé mes larmes de bonheur,
Et ce pétale de rose est devenu un merveilleux bouquet de fleurs,
L’encre du livre avait quant à lui disparu en laissant tout de blanc,
Mon cœur me dictait d’écrire ton nom et le prénom de nos enfants.
Ce bouquet je te l’ai offert en y laissant la magie d’un pétale enchanteur,
Pour que tu puisses ressentir l’amour que l’on offre à son âme sœur,
Oui ma petite femme, il est dit sur chaque pétale un « je t’aime »,
Gardes-en au moins un et glisse-le entre les pages de mes poèmes ;
Il en ressortira la définition d’un bonheur qui n’appartient qu’à nous deux,
Ecris grâce à la simple expression de tes yeux,
Et parce que de toi, je suis fou amoureux.
© Mickaël Gil - Tous droits réservés / Toutes reproductions interdites
Note de l’auteur : Je me décide enfin à publier de nouveau un texte parlant d’amour. Difficile pour moi de poster ces mots inspirés d’un passé aujourd’hui disparu, pire, douloureux. Mais à quoi bon se priver de poser ces mots qui, au fond, peuvent parler à d’autres maintenant. Ils étaient enchainés à quelqu’un, aujourd’hui, ils sont libres.
30 mars 2009
~ L'envol de la mouette ~ Texte n°125 * Mickounette - Fan de mouettes ! Chapitre 2
Texte n°125 écrit le 9 Mars 2007
~ Mickounette
Fan de mouettes ~
Chapitre 2 :
Les eaux de l’amour
** Funny Texts **
« Je m’appelle Mickounette,
Et je suis fan de mouettes ;
Lisez cette œuvre d’art,
D’un bel oiseau rare… »
Je me rappel de ce jour où la mouette s’est envolée,
Avec la grâce d’un aigle et le courage d’un sanglier ;
Elle me fit signe de la patte durant son vol harmonieux,
En ce jour printanier où elle connue son amoureux…
Aujourd’hui l’émotion fait couler mon rimmel,
Assise sur la plage je vois ma mouette encore plus belle,
Epanouie par cette rencontre qu’elle fit sur la falaise,
De ce beau condor marron et d’origine anglaise.
Ses plumes sont si grandes qu’il peut cacher le soleil,
Mais pour être honnête physiquement c’est pas pareil,
Lui est maquillé comme une poupée mal déguisée,
Elle est plutôt bien plumée avec un style plus épuré.
La rupture entre ces deux là n’a donc pas mis longtemps,
Et c’est à présent pour un pigeon qu’elle éprouve des sentiments,
Oui c’est étrange mais ils s’aiment à la folie,
Peu importe finalement, plus c’est petit plus c’est joli.
Mais cet abruti qui ne connaît pas les bonnes manières,
A mis ses excréments en plein sur mes paupières,
Il n’a pas su retenir son besoin naturel,
De faire chier le monde de façon continuelle.
Puis enfin le goéland est venu se poser sur la plage,
La même sur laquelle je me suis mise en accostage,
Pour observer ma chérie faire sa journée au gré du vent,
Et enchainer jour après jour les piètres prétendants.
Mais l’idylle semble enfin vouloir se présenter,
Et ma mouette semble conquise par cet être déluré ;
Ils ne se quittent plus et je les verrais bien marier,
Du coup j’ai jeté du riz pendant toute la journée !
Mais le goéland est un friand, un gros gourmand,
Qui dévie sa route pour se poser précipitamment,
Le long de mes traces de pas qu’on ne peut pas louper,
Car je suis la seule en talons sur la plage abandonnée…
Il dévore mon riz qui d’ailleurs est tout cru,
Pendant que ma chérie ne s’en est même pas aperçue,
Et d’un seul coup je ne sais plus ce qui m’arrive,
Je fonce lui arracher ses plumes, oui je suis émotive…
Impossible à présent de retenir les élans de mon cœur,
Je suis amoureuse de ma mouette, c’est elle mon âme sœur,
Et pour qu’elle soit attirée par mon minois et mon allure,
Je colle un plumage sur mes habits et sur ma chevelure.
Puis je lui fais signe en battant de mes fausses ailes,
Pour l’approcher, l’embrasser et me blottir contre elle ;
Enfin la voilà s’approchant de moi en goéland improvisé,
Certainement pour faire sa danse avec ses pattes palmées.
Mais elle ne tarde pas à me reconnaître, moi Mickounette,
Elle se met à rire puis à pousser la chansonnette,
S’approchant toujours jusqu'à se poser sur ma tête,
Ses petits cris parlent peut être de notre amourette…
Passionnée par sa manucure qu’elle vient de peaufiner,
Signe inévitable du destin, impossible de se tromper,
La voilà posée devant moi puis couchée sur le sable,
Elle est aussi lesbienne, c’est vraiment formidable !
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Note de l’auteur : Enfin le retour des aventures de Mickounette !! Second et pour l’instant dernier chapitre de cette série humoristique, je pense sérieusement à l’élaboration d’un troisième chapitre. En attendant, très prochainement je posterai les aventures de Tarzan - Poils aux dents. Oui, vous avez bien lus. C’est trois chapitres qui vous attendent, en attendant de continuer également cette série. Bonne lecture et surtout, bons rires =)
29 mars 2009
~ L'envol de la mouette ~ Texte n°138 * Ecrire à l'art hache *
Texte n°138 écrit le 14 Mars 2009
~ Ecrire à l’art hache ~
** Philosophy of life **
Je tranche les mots comme un bûcheron,
Je martyrise le fruit de l’inspiration,
Et avec violence et barbarie,
Cela en devient de la poésie.
J’improvise dans la précipitation,
Je bouscule les mots et les locutions,
Sans pitié se retrouvent en rondelles,
Les rimes enjouées et les ritournelles.
Je brutalise un peu le vocabulaire,
Sans pour autant le rendre vulgaire ;
Corrompre la tentation, bannir les concessions,
De la fureur même, les mots auront raison.
Ma hache de guerre est artistique,
Mon combat, lui, est poétique ;
Je lutte contre les âmes insensibles,
Et les esprits étroits irrésistibles.
Je me fais un sang d’encre avec un stylo,
Ma muse s’aiguise telle la lame d’un couteau,
Achevant par de l’insolence certaines opinions,
Affutant des idées, des torts et des raisons.
Comme un guerrier vaillant, protecteur de la philosophie,
Je défends ouvertement les valeurs de la poésie,
Levant mon épée pour déclarer la guerre,
Aux assassins de la langue de Molière.
La littérature est comparable à la forêt d’Amazonie,
Poumon de la Terre, les livres ont l’odeur de nos vies,
L’humanité est une forêt d’arbres généalogiques,
Où sont nés de nombreuses familles artistiques.
Seulement les mentalités ont évolués,
L’abeille ne vient plus butiner,
La sève est empoisonnée,
L’encre s’est asséchée.
La nouvelle génération à tronçonné les valeurs,
De nos arts devenus un cimetière de fleurs ;
Certains oiseaux se sont égarés dans les feuillages,
Délaissant leurs précieuses muses et leurs plumages.
Mais c’est sur ce sol frileux et gris, recouvert de bitume,
Que j’ai déposé ma hache de guerre, avec mon amertume,
Préférant abandonner mon instrument pour une plume,
Qu’une colombe à égarer en voulant suivre la brume.
Et tandis que j’écris sur ma feuille, témoin de la déforestation,
Pendant que ces oiseaux volent sur les nuages de la pollution,
C’est la liberté d’expression qui vit sa révolution ;
Il va falloir trancher entre l’art et le cochon.
C’est précisément là que l’artiste puise son discernement,
Pour que son savoir-faire échappe aux lois du commerçant ;
Son stylo, son crayon, que dis-je, son arme de prédilection,
S’exclame et crie ouvertement sa volonté de devenir un don.
Puis le silence ne laisse place qu’à l’expression du vent,
Ne laissant s’échapper des arbres qu’un léger bruissement ;
La première feuille apparait du haut d’un chêne,
Le printemps d’un poète à retrouvé sa haine.
L’hauteur gardera les pieds sur terre,
Pour ne pas grimper à l’auteur de Baudelaire,
Les échelons se graviront avec les doigts transpirants,
Pour espérer ne pas finir un jour dans un roman.
Si je n’avais qu’un désir à exprimer, ce serait celui-ci ;
Que puissent avoir l’immortalité, les œuvres de ma vie,
Que ma poésie puisse errer dans cette vaste forêt,
A la bibliothèque, le cimetière des sonnets.
Certains arbres auront eu le mérite d’être sacrifiés,
Pour me faire naître sur des feuilles de papier ;
Quant à ma hache, quand je serai mort,
S’il vous plait, enterrez-là comme un trésor.
« J’écris à l’art hache les mots de la vie,
On a fait de moi le bûcheron de la poésie. »
© Mickaël Gil - Tous droits réservés / Toutes reproductions interdites
Note spéciale : Ce texte est le dernier que j’ai écris. Il est pour moi le signe d’un retour aux sources. Il a beaucoup de valeur car il est né de ma détermination de l’achever, malgré les obstacles qui se sont présentés devant moi. A plusieurs reprises, j’aurais pu abandonné ce texte. Il auras fallu des mois… Mais il est là, et c’est ma seule fierté. Et j’aimerai dédié ce texte à Delphine, qui a su me toucher par ses mots sincères. Merci à elle de donner un sens et une dimension à mes textes.
~ L'envol de la mouette ~ Texte n°121 * Et si la mort... *
Texte n°121 écrit le 17 Février 2007
~ Et si la mort… ~
** Philosophy of life **
Nous sommes face à une éternelle question,
Certains la verront comme une fatalité ;
Je me suis posé cette interrogation,
Et j’ai eu peur de me l’imaginer…
Ce fut difficile d’y penser,
Tant la mort est une horreur,
Mais j’ai voulu me projeter,
Une perception de la peur.
Et si la mort venait frapper à ma porte,
Pour me dire que mon heure est venue,
Pour m’avouer que la maladie m’a vaincu,
Que plus rien ne pourra me prêter main forte ?
Et si ce soir devait être le dernier,
Que demain serait une tragédie,
S’il est temps d’achever ma vie,
Sans être au courant de la fatalité ?
Et si dans un instant je ne devenais qu’un souvenir,
Que la seule chose restant de moi est un corps et un sourire,
Un être qui s’est échappé avant d’entendre tout l’amour,
Qu’on lui aura réservé par un beau et long discours,
Qu’on aura pris la peine de prononcer encore un peu trop tard,
Dans un enterrement auquel je n’ai jamais voulu croire ?
Et si finalement je devais être au seuil de ma vie,
Pour me rendre compte que le temps est incompris,
Que je ne l’estime pas assez et que j’oubli tout de lui,
Qu’il est maître de mes jours avant que ne s’achèvent mes nuits ?
Si la mort vient vers moi sans que je puisse m’en douter,
Si demain je ne sais pas si j’aurai la chance d’exister,
Autant ne pas attendre que s’écoulent mes lendemains,
Et vivre l’instant présent avant de dépendre du destin…
© Mickaël Gil - Tous droits réservés / Toutes reproductions interdites
20 mars 2009
~ L'envol de la mouette ~ Texte n°114 * Coupable *
Texte n°114 écrit le 7 Janvier 2007
~ Coupable ~
** Feathers of melancholy **
De l’eau a coulé sous les ponts, me laissant seul au fil des saisons,
Noyé sous la pluie de la déraison, j’ai pleuré sur le même air de chanson,
En me servant du temps pour oublier le passé,
En oubliant le présent comme si rien n’avais été.
J’ai laissé l’amitié sur le trottoir et j’ai tracé ma route,
Accordant la place dans mon cœur au chagrin et aux doutes,
Oubliant l’essentiel pour accepter le sort de ma vie,
Devenant aujourd’hui ce que je suis, sans amis…
Seul devant ce qui résulte de la mort, seul devant la peine et les remords,
Je me suis enfermé dans un coffre fort, renfermant mon cœur et non un trésor,
Me faisant oublier que plus rien n’a de sens, que je survis de par ce que je pense,
Au travers d’un manque et d’une absence, que je n’ai su comblé que par la négligence.
Alors je m’avoue vaincu et coupable, de mon attitude irresponsable,
J’ai sacrifié plusieurs années, j’ai gâché plusieurs amitiés,
J’ai perdu le goût de l’envie, j’ai même oublié qui je suis ;
Une ombre sur un miroir, ignorant son propre regard.
Cette longue passade est derrière moi, je ne veux plus l’avoir sous les bras,
Elle a fait bien trop de dégâts, elle a effacé mes traces de pas,
Mais j’ai décidé de marcher dessus, de retrouver ce que j’ai perdu,
Pour retrouver le chemin que j’avais emprunté,
Et oublier le sentiment de culpabilité…
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