22 août 2009
~ Within Story ~ Chap. 10 - Acte 4 * Feather n°225 *
Samedi 22 Août 2009 - 16h53
~ Within Story ~
Fragments d’écrits vains
10ème Chapitre - 4ème Acte
* Feather n°225 *
“ La quête du bonheur ”
Une nouvelle semaine s’est déjà achevée et progressivement les choses semblent s’améliorer, ce qui n’est pas déplaisant. Il fait beau et chaud tandis que mes organes vitaux se portent on ne peut mieux. Cette seconde semaine chez mon nouvel employeur s’est déroulé parfaitement. Je crois m’être familiarisé et adapté de la meilleure façon qui soit. Une ambiance de travail qui est excellent et très enthousiasmante. Des horaires légers qui ne m’empêchent pas d’être souvent fatigué ces temps-ci. Il me faut encore un peu de temps. Et a propos de temps, il me faut encore ajuster de nombreuses choses. Le temps passe vite alors que mon roman se retrouve au point mort et certaines choses en suspend. La situation est déjà meilleure mais il me faut puiser plus loin dans mes ressources afin d’assurer un avenir radieux plus rapidement. Chaque jour devrait être vécu pleinement, une minute est trop importante pour être négligée. J’ai envie de changement, de voyages, d’évasion, de liberté, de joie et de bonheur à n’en plus finir. Rattraper ce temps perdu, vivre comme je n’ai jamais pu le faire, repousser les limites d’un bonheur qu’on laisse trop souvent au fond d’un coffre à jouets. J’ai envie de sourire plus fort que le rictus nous le permet, croquer la vie mais pas comme une pomme, plutôt comme un fruit dont on mangerai même le milieu, peut être même la peau. Je ne sais pas quel fruit mais qu’importe, je retrouve un semblant d’existence qui va plus loin que l’espoir. J’ai la chance d’avoir des personnes formidables autour de moi. Elles sont peu nombreuses mais cela me va. J’ai peur de tomber de haut mais je m’accroche et j’irai jusqu’à l’insolence en allant plus haut, en grimpant à cette échelle du bonheur même si elle s’avère dangereuse. A quoi bon vivre si ce n’est pas pour prendre le risque d’être heureux ? A quoi bon vivre si on ne recherche pas ce qui nous semblait inaccessible il y a quelques semaines de cela ? J’apprend à combattre mes peurs pour aller plus loin. Mes objectifs tiennent toujours et je vais m’atteler du mieux que possible à aller de l’avant. Si la détermination est là, le reste suivra.
Ce week-end est tout aussi décisif que les autres jours de la semaine. Le moment idéal en soi pour avancer dans mes projets, dans mes envies, dans mes rêves… Le problème de l’argent s’arrange, je gère mes dépenses de façon très pointilleuse, ce qui me permettra je l’espère d’avoir l’opportunité de vivre des choses encore meilleures dans les prochains jours. J’ai de quoi occuper ma soirée, ma journée de demain, de tuer le temps jusqu’à ce que je puisse retrouver celle qui m’est chère. Quand quelqu’un vous manque autant, c’est un signe fort. Une évidence. Une douleur qui n’en ai finalement pas une, car au moment de retrouver l’être aimé, on ne se sens rarement aussi heureux qu’à ce moment précis. Alors oui, je vais bien, je vais mieux. Une semaine s’est écoulée mais le temps lui défile vite… Trop ? Oui, un peu trop, mais le jour où il passera à la bonne vitesse, ce sera le signe d’un équilibre. Vivre, c’est un enchainement de beaux moments. Un voyage qui en entrainera un autre, une relation qui s’étoffe, le jour qui laisse place a la nuit, l’été qui laissera place à l’hiver, et ainsi de suite. Le bonheur ne tiens pas a grand chose. C’est le malheur qui submerge notre quotidien, qui le noie pour le confondre avec celui des autres. Vivre finalement, c’est échapper à la vie que nous impose les autres, à cette vie qu’on cherche a nous imposer et qui n’est pas celle que l’on souhaite. Vivre, c’est être libre d’aller où on veut avec qui on veut. Vivre, c’est quelque chose de complexe à expliquer mais de facile à comprendre, si on se donne la peine de le faire. Ce billet finalement aura été juste un tremplin, une prise de conscience supplémentaire. Ce qui me pousse à m’en aller pour revenir plus tard, après quelques péripéties qui parsèmeront ma quête du bonheur…
17 août 2009
~ Within Story ~ Chap. 10 - Acte 3 * Feather n°224 *
~ Within Story ~
Fragments d’écrits vains
10ème Chapitre - 3ème Acte
* Feather n°224 *
“ Les choses bougent… ”
Mardi matin : La première journée de travail s’est bien déroulée, une intégration en douceur dans une période assez calme. Je ne vais clairement pas m’ennuyer là-bas mais je trouve ça clairement plus intéressant que mes expériences précédentes dans la restauration. Il y a des similitudes évidemment mais du fait que l’entreprise est jeune, il y a et il y aura une évolution qui risque de briser une routine qui a tendance à s’installer rapidement (d’où le terme de restauration rapide ?). Quoi qu’il en soit, je m’apprête a faire ma seconde journée assez sereinement. Les gens sont très sympathiques pour la plupart tandis que je me suis vu comme étant tout de même très intimidé et un peu trop effacé. Il me faut surement me réhabitué à une ambiance de travail et trouver mes marques. Sinon je suis assez enthousiaste à l’idée de savoir que ma journée sera sûrement bien remplie puisqu’il me faudra faire mes comptes afin de faire un état des lieux précis sur mes remboursements de prêts et ainsi économiser suffisamment pour quitter mon actuel domicile au début d’année prochaine. Qui plus est, c’est le moment idéal pour l’immobilier qui a apparemment baissé et qui pourrait s’avérer plus abordable. Cette nuit, j’ai fait des rêves qui m’ont fait prendre conscience une fois encore de l’urgence de partir de chez moi. Puis j’ai démoraliser une large partie de la matinée, sans compter qu’une mouche s’est amusée à bourdonner dans mes oreilles pour me forcer à me lever. Bref, un début de journée catastrophique mais bon… Ca ira mieux plus tard, c’est certain.
Mercredi soir : Trois jours de travail se sont écoulés. Tout se passe bien même si je peine à me sociabiliser avec les gens, pourtant bien sympathiques. Je suis assez fatigué mais j’arrive tout de même a garder un rythme soutenu tout le long de la journée, m’obligeant presque a faire certaines choses. A ce propos, j’ai fais de nombreuses choses qui trainaient depuis des mois. Un regain de forme et peut être de détermination. Ce soir, j’envisageais de faire certaines choses mais la fatigue me submerge un peu pour être honnête. Demain matin je me rattraperai, et le temps passera plus vite. D’ailleurs, nous sommes déjà presque jeudi. Le temps s’écoule plus vite, parfois pas encore assez, parfois trop vite. Mais je suis sur la bonne voie, autant ne pas changer de cap donc…
Lundi suivant : Le temps défile à une vitesse folle et j’avoue avoir du mal à gérer ma fatigue et mon état physique. Le rythme n’est pourtant pas si soutenu mais il me faut rentrer dans le bain et m’acclimater de cette nouvelle “vie”. Au niveau relationnel au sein de mon nouveau travail ça se passe beaucoup mieux. Très bonne ambiance, j’arrive enfin à redevenir le bavard que je suis et des affinités sympathiques se créées. Au niveau professionnel je semble m’adapter assez vite et j’apprend des tas de choses. Pour résumer, chez Picadilles tout va très bien. Je suis même en train de plancher sur de nouvelles idées et concepts à leur suggérer. Comme si j’avais des notions sérieuses en marketing ! C’est intéressant même si, entre les idées et la concrétisation des idées, il y a un pas qu’il n’est pas aisé de franchir. On verra bien. Sinon mon roman est officiellement en suspend, le temps de pouvoir me replonger très prochainement dessus. J’envisage et souhaiterai pouvoir proposer le début du chapitre suivant d’ici la fin du week-end prochain, j’en ai largement le temps. il me faut juste les idées, solides tant qu’à faire. Depuis mercredi donc, le temps est passé assez vite, j’ai le sentiment de mener une vie plus adulte, plus responsable. Je suis aussi très heureux d’avoir fais intégralement mes comptes, avec une rigueur et une détermination qui m’avaient échapper depuis… plus d’un an. Encore une preuve de ce renouveau. Et puis je me sens plus léger en écrivant ce billet. Il y a une atmosphère… différente. Et positive bien sûr. La journée de samedi a été un peu contrastée, du fait de la solitude un peu trop marquée sur un laps de temps trop élargie. Mais ensuite, ce ne sont que des moments merveilleux que j’ai eu la chance de partager. Et cela reste de l’ordre de l’intimité. Ce que je me permettrait de dire, c’est juste qu’une Petite Chose me rend heureux par sa présence et ce qu’elle est. Ma vie d’aujourd’hui est en plein basculement, une reconstruction se fait mais il me faut rester vigilant car ma fragilité est bien là. Seulement l’espoir laisse place à davantage d’optimisme, ce qui reviens à considérer que je traverse une période transitoire entre le rêve et le retour à une réalité plus posée, plus stable et plus heureuse. Un métier sympa, une perspective plus encourageante, un entourage précieux et de grande valeur, une passion qui s’épanouie, a savoir l’écriture… Ce que je souhaite à présent, c’est de faire ce week-end en septembre, me réinscrire au code en fin d’année et pouvoir envisager d’avoir mon appartement en début d’année prochaine. Rattraper le temps perdu, évoluer vite dans mon travail en gagnant en responsabilités… En fait, beaucoup de choses peuvent changer, il me faut juste continuer la bataille, avec des conditions meilleures et une perspective plus joyeuse. Ah oui, il me faut être plus régulier sur mon blog tout de même ! =)
07 août 2009
~ Within Story ~ Chap. 10 - Acte 2 * Feather n°223 *
Vendredi 7 Août 2009 - 16h24
~ Within Story ~
Fragment d’écrits vains
10ème Chapitre - 2ème Acte
* Feather n°223 *
“ Un an plus tard… ”
Il y a maintenant un an, ma vie a basculée. Depuis 365 jours, je vis avec la plus grande déception de ma vie, le plus gros chagrin de ma courte existence. Une année s’est donc écoulée depuis ce jour où mon coeur s’est vu brisé, mon âme tranchée, mon corps déchiré, ma vie anéantie. Plus de 3 ans et 8 mois de confiance qui ont été mis aux oubliettes en un rien de temps. Une erreur, une trahison, un mensonge… Tout les termes sont possibles et envisageables mais un an plus tard, et seulement après ce laps de temps si long, je commence à m’en remettre. Les premiers mois de ce blog sont la preuve d’une souffrance, ils sont le témoin d’une descente aux enfers, d’une épreuve insoutenable, à la limite de provoquer la fin d’une vie. Parce que oui, j’estime avoir frôlé d’une certaine manière la mort. J’y ai pensé, je l’ai envisagée et surtout, je l’ai ressentie au fond de moi. J’ai perdu le goût de la vie, j’ai souhaité quitter ce monde et ne devenir qu’un souvenir. Je n’ai pas tenté de mettre fin à mes jours, la vie s’en est chargée d’une certaine manière. J’ai voulu disparaitre mais je suis encore là. Et aujourd’hui, la vie reprend son cours. Je reprends légèrement espoir et peu à peu, l’hémorragie diminue. Ces derniers mois ont été décisifs. En ce jour du mois d’août, je prend conscience de la bataille menée. De cette lutte sans merci qui m’aura fait verser des larmes terribles et des cris horribles. La lutte n’est pas encore terminée, mais peu à peu je m’en sors et j’espère être sur la bonne voie. L’écriture m’as véritablement sauvé la vie. Si ce blog n’étais pas né, je ne serais probablement pas là où je suis. Vraiment. Puis il y a les rencontres qui vous brisent pour vous aider a mieux considérer les autres. Durant l’année écoulée, et ce blog le confirmera, j’ai croiser de nombreuses personnes qui n’auront été que des pions sur un plateau d’échecs. Aujourd’hui, ils ne sont plus là et bien heureusement. Pour reprendre la métaphore, disons que la partie avance mais que l’échec et mat n’est pas encore d’actualité. Il paraît qu’une partie d’échecs prend beaucoup de temps, qu’il faut prendre le temps de réfléchir. C’est ce que je m’efforce de faire du mieux que possible, ne sachant pas les règles de bases. Cette partie m’as été imposée, elle est injustifiée mais si je ne joue pas, l’échec reviendras à moi. Il y a les fous, ceux qui vous font perdre votre temps inutilement. Il y a les cavaliers me semble t-il, qui eux font barrage pour faire office d’obstacle. Mais à mes cotés, j’ai aussi quelques pièces à jouer. Des pièces inestimables qui vont bien au delà de la métaphore mais aussi de ce qu’il est couramment utiliser pour exprimer la considération. Il n’y a pas longtemps, j’ai exprimé ici même que 4 personnes donnent un sens à ma vie. Sans elles, je ne serais rien. Et l’une d’elle à ouvert mon coeur. Et continu de l’ouvrir toujours davantage avec un angle peu commun. Mais parler d’elle, c’est aller à l’encontre du “Secret”. Il faut savoir garder une intimité, une vie privée qui ne regarde personne, pas même ce blog personnel. Puis il y a les 3 autres personnes qui me font du bien, qui font de ma vie d’aujourd’hui une successions de jours plus heureux lorsqu’elles sont là, de près ou de loin. Laëtitia évidemment, Noëmie bien sûr et Delphine. Trois surdouée du dessin, de l’écriture ou de la danse. Trois perles, trois trésors incroyables.
C’est très exactement un an plus tard que ma vie professionnelle redémarre. J’ai en effet décrocher le travail. L’entretien a donc bel et bien abouti favorablement et c’est le 10 de ce mois que je fais mes débuts. J’y crois et je m’investirai énormément. Il y a de grandes opportunités, notamment de gagner rapidement des responsabilités non négligeables. Tout se mérite et je vais m’investir et tenter de rattraper le temps perdu. Je souhaite surprendre et gravir le plus haut possible pour que plus jamais je ne puisse vivre une situation professionnelle bancale. Le destin est entre mes mains. Je peux y arriver. C’est une nouvelle bataille, difficile mais abordable. Une rigueur et du professionnalisme me feront aller de l’avant. Et peut être qu’a la fin de l’année, les soucis d’argent ne seront qu’un mauvais souvenir. Que je pourrais très vite partir de chez moi, emménager, faire ma vie. Grandir, avancer, réussir.
Ce week-end s’annonce très bon, je le passe avec la personne la plus importante à mes yeux. Entre balades et improvisations, ça devrait donner quelque chose de très joyeux. Je m’efforce de rendre chaque moment unique, mais elle contribue a rendre chaque instant inoubliable. Puis lundi donc, une nouvelle expérience commence et c’est la première fois que j’ai un travail aussi loin de chez moi. Enfin, un peu plus d’une demi heure pour y aller ce n’est pas énorme, et puis ça me permettra de lire ou d’écrire dans ces laps de temps. Il faut juste que je répare absolument mon Ipod, car il risque de devenir mon indispensable compagnon de route. Mon pc portable m’accompagnera aussi de temps en temps, tandis que mon téléphone portable me divertira occasionnellement. Bref, les transports, ce sera juste un moment approprié pour faire certaines choses importantes. Sur ce, j’achève ce billet afin de retourner à ma petite vie qui, un an plus tard, a de nouveau un sens…
03 août 2009
~ Within Story ~ Chap. 10 - Acte 1 * Feather n°222 *
~ Within Story ~
Fragments d’écrits vains
10ème Chapitre - 1er Acte
* Feather n°222 *
“ Billet secret ”
Ce n’est pas supposé être le jour hebdomadaire en question. Non, ce billet n’as presque rien à faire là. Mais à défaut de pouvoir l’exprimer sous une forme moins “morte”, c’est l’écriture qui me délivrera des pensées qui s’affolent à l’intérieur de moi. Plus précisément dans mon coeur.
Quoique, ce billet devrais s’achever là… Mais je ne peux quitter cette page sans dire que j’aime tellement ma Petite Chose… Mais c’est fini. Elle ne me considère plus que comme un ami. Aussi grande que puisse s’avérer être cette considération, elle fais de moi quelqu’un de plus en retrait, rangé au beau milieu de celles et ceux qu’on a tendance à voir comme étant ses amis sans qu’ils ne le soient. J’ai l’impression d’être tombé de quelques marches du haut de mon échelle. Je suis en pleurs, en secret. Je ne dois pas le dire, pas même l’exprimer. Je dois le cacher. Accepter cette considération nouvelle… Pourtant, mon coeur s’est mis à battre encore plus fort lorsque je l’ai vue ce week-end. J’ai eu le sentiment de retomber amoureux en la voyant. Idem lorsque j’ai pu sentir de nouveau son odeur. Idem lorsque sa voix s’est mise à me parler… Je suis fou d’elle. Vraiment. Et ce ressenti doit rester dissimulé, voilé, caché… Secret. C’est difficile de ne rien dire. De voir son coeur s’éloigner du miens. Je n’arrive pas à discerner si je dois espérer de nouveau et agir de façon à la reconquérir, ou si je dois rester spontanée en me forçant à la voir sous un autre jour. Mais cela ne me semble pas à portée. Je l’aime, ce n’est pas rien. ce n’est pas une amourette. C’est quelque chose qui est venu le premier jour où je l’ai vu et qui n’as cessé de croître… Eperdument amoureux sont les bons termes… Je viens de relire ses sms d’amour, ceux que je recevais il y a plusieurs semaines… Des messages si beaux, si forts… “Je t’aime au point que je pourrais tout te pardonner pour que tu restes avec moi… au point que le moindre souci que je te cause me fait peur… je t’aime trop…” Elle est une perle, une personne comme on en trouve trop peu. Une chérie magnifique. Qui ne dit pas souvent ce qu’elle ressens mais qui, lorsqu’elle le fait, offre ce que la vie a de plus précieux a nous donner. J’en viens à me demander ce qui a pu faire qu’aujourd’hui, je ne suis plus cette personne qu’elle aimait tant… J’ose même pas en prendre conscience. Durant cette journée j’ai envoyé des choses débiles, je me suis mis dans ce “moule” qui m’as été donné. Je suis un ami. Mais je ne veux pas être dans ce moule. Aussi solide qu’il puisse être, j’éprouve une nostalgie troublante. Elle est si importante pour moi. Avec elle, j’ai connu des moments d’amour que je n’avais pas vécu auparavant. Elle est un trésor, dont la richesse ne semble plus m’appartenir. Ce que j’ai peur à présent, c’est qu’un pauvre connard prenne ma place. Je suis égoïste. Je ne suis peut être juste pas à la hauteur. Qui le sera ? Je ne veux pas qu’on brise son coeur, qu’on joue avec ses sentiments. Je ne veux pas qu’on lui fasse la moindre égratignure, pas une parole déplacée… Je tiens à elle.
~ L'impossible inconnue ~ Chapitre 1 * 03/08/09 *
“ L’impossible inconnue ”
* Roman-ce d’un test-amant *
~ Chapitre 1 ~ Quatrième et dernière partie
Certains voient la sensibilité comme un défaut. Ils jugent le fait de pleurer comme étant une marque de faiblesse. Pourquoi ? Parce que les émotions s’expriment sans retenue ? Une manifestation émotive un peu plus prononcée que la moyenne attire l’attention, voir même la stupéfaction. Qu’y a-t-il de si incroyable dans le fait d’avoir cette perception des choses innée à laquelle se sont rajoutés des événements larmoyants ? Difficile en tout cas de faire régresser ce que certains voient là comme un défaut. Pourtant, cette sensibilité me permet d’ouvrir les yeux et d’aborder un regard différent sur l’intimité voilée de ce monde ; ces sourires qu’on banalise, ces pleurs qu’on ignore et ces cris qui exaspèrent. Il me semble que la sensibilité est avant tout un don, sans aller pour autant jusqu’à prétendre que ce soit une qualité. Un don n’est t’il pas la faculté de percevoir ou de faire quelque chose que le commun des mortels, sous entendre la majorité des gens, est incapable de faire ? J’entends par là qu’il m’est impossible d’ignorer la moindre expression d’un visage qui n’aura fait que flirter avec mes rétines. Entre fascination et dégoût, le regard suscite en permanence des émotions, souvent bénignes, parfois touchantes et en de rares cas… troublantes. Pas une seconde, pas une seule âme ne peut échapper à cette sensibilité, de ces enfants qui errent tout seuls sans que l’on sache à qui ils sont jusqu’à ces inséparables personnes, qui sont deux, parfois plus et qui ne semblent pas faire partie du même monde, ignorant la foule qui les entoure. Sans oublier ces silhouettes qu’on ne voit que de dos, dont on ignore tout, ou presque, y compris leurs visages. Leurs profils pourront apparaitre mais il n’y aura généralement que les longs cheveux d’une femme pour représenter sa personne, sa beauté. Les cheveux… Certainement l’un des détails qui m’extasie le plus. Puis il y a la sensibilité sentimentale. Celle qui fait de certains sensibles des amoureux féeriques, dépassant la fiction d’un conte de fée en s’avérant être humain et non pas un personnage dans un livre aux pages froissées par le temps. L’amour des bouquins n’as rien à voir avec lui. Pas d’eau de rose, pas de comédie ni de lever de rideau. Rien d’artificiel, au point qu’il est en droit de se demander s’il ne vient pas d’une autre planète. Son amour est indestructible, extrêmement sincère. Il ne sur joue pas ses déclarations, les fleurs sont une moindre manifestation pour lui et s’il le pouvait, c’est la lune qu’il irait décrocher. Il est inutile d’attendre de lui une infidélité, pas même le plus minime égarement. Mais cet amour est à double tranchant. Si son cœur est brisé par son élue, il est capable de se laisser mourir, de cesser de vivre. Non, il ne se donnera pas la mort car le sensible a toujours au fond de lui de l’espoir. Et puis mourir par amour, c’est trop cliché. Il n’offrira plus son sourire, il ne mangera plus, il ne dormira plus. Il souffrira tellement que n’importe quelle douleur physique sera agréable à coté de cela. Il saignera de l’intérieur, ne broyant que le noir ténébreux qu’offre le monde dans lequel, malencontreusement, il sera retourné. L’idylle qu’il aura connu aura cessé et ses pieds auront retouché terre brutalement. Sa destinée l’aura quitté, emmenant avec elle les ailes qu’elle lui avait offertes. Voilà ce qu’il en est.
C’est à présent dimanche. Parmi les jours de la semaine, c’est pour beaucoup celui qui ne sert pas à grand-chose, si ce n’est à récupérer de la semaine écoulée. Les adeptes du lèche-vitrine sont lésés et il ne reste que quelques manifestations de vie au sein de la commune. Qu’il fasse beau temps ou non, la majorité des gens vont privilégier le petit écran ou les repas de famille qui occuperont l’après-midi entière. En soi, c’est le jour idéal pour les agoraphobes de mettre le nez dehors étant donné que ce jour à été déclaré enfermement national. Cela ne m’empêche pas de marcher sur les trottoirs dégagés de l’allée principale du centre ville. Il fait toujours très froid mais la pluie ne s’est pas invitée. Après tout, c’est dimanche pour elle aussi. Vu l’heure assez matinale, un chocolat chaud s’avère idéal pour accompagner cette promenade assez rude. A l’intérieur du café, on trouve toujours les mêmes habitués qui parlent du dernier résultat sportif de leur équipe ou qui parlent de leur dernière mésaventure avec leur bagnole. Bricolage, sport, voitures et nanas. Si le chocolat m’apporte un peu de chaleur, ce n’est pas le cas de ces bavardages qui me semblent totalement abstraits et soporifiques. Sur la place de la mairie, il ne devrait y avoir que la petite brise pour me taquiner les oreilles. Effectivement, une fois assis là-bas, les yeux levés vers le ciel, un silence s’installe pour quelques secondes, avant qu’un motard ne fasse vrombir son moteur devant trois personnes, comme s’il venait de faire un exploit sur son deux roues. Le chant des oiseaux est discret en cette saison, quelques piaillements cependant semblent annoncer l’arrivée d’une autre personne dans les alentours. Abaissant mes yeux pour le constater, la silhouette lointaine me semblait familière. C’est elle. C’est cette jeune demoiselle. Elle s’approche et, un livre à la main, s’assied sur un banc à portée de ma vue, trop éloignée néanmoins pour que je puisse distinguer le nom de sa lecture. Elle tient de nouveau un mouchoir à la main. Est-elle malade ou est-ce ses larmes qui s’expriment ? Elle se plonge dans ce qui semble être un roman assez court. Je la regarde, me souvenant de ma promesse de ne pas détourner les yeux si elle venait à regarder vers moi. Elle ferme son livre. Déjà ? Non, elle prend juste un mouchoir et semble essuyer des larmes. Je lis sur son visage cette même tristesse déjà aperçue la première fois. Elle regarde dans le vide et fouille dans son sac nerveusement. Elle sort une cigarette et l’allume. C’est l’air dépité que j’assiste à cet embrasement sur ses lèvres. Cette coutume humaine qui consiste à tenir une clope au bec me rend malade. C’est le signe manifeste d’une négligence de sa propre vie, et occasionnellement de celle des autres. J’ai conscience d’avoir un esprit relativement étroit à certains moments mais cette jeune fille si intrigante semble se perdre au milieu des cendres. Pourtant, l’acte de fumer dégage une sensualité et un charme qui ne me laisse pas indifférent. C’est une éternelle contradiction. Ce gestuel à quelque chose d’envoutant, de provocant, flirtant dans mon esprit avec l’arrogance du fantasme. Elle se tourne en ma direction et semble m’apercevoir, peut être même me reconnaitre. Elle semble se sentir gênée, ses sourcils s’étant recourbés et son air évasif. A partir de ce moment, elle ne tirera plus sur sa cigarette qui finira écrasée sur le sol à moitié consumée. Elle ne semble pas faire partis de ces accros qui sont dépendants à la nicotine ou qui fument pour se créer une évasion nauséabonde. Elle semblait simplement fumer par dépit, comme pour combler un manque ou tenter d’échapper à une réalité qui ne lui offre que la morosité.
Nos regards s’entrecroisent à présent, tandis qu’elle à rouvert son livre et qu’entre deux pages, un furtif coup d’œil s’adresse vers moi. De mon coté, mon stylo tremblote sur ma feuille de papier encore vierge de mots, représentant juste le tracé d’un sismographe. Si je ne fais rien, elle m’échappera de nouveau. Et il me semble improbable de pouvoir la croiser de nouveau. Le monde est si grand, et l’opportunité de le voir si petit aujourd’hui semble être une chance, une faveur, un signe… Ou bien suis-je en train de divaguer de nouveau. Comment l’aborder ? Vais-je aller vers elle et lui demander l’heure ? Une direction ? Un renseignement ? C’est ridicule et trop stéréotypé. C’est dans ces moments là qu’il est en droit de se demander comment est-il possible d’aborder une personne inconnue qui suscite notre curiosité, pire encore, notre admiration. Oui. Il se passe quelque chose dans mon estomac, un bouleversement… Une boule au ventre est l’image que l’on se donne, mais peut être est-ce un cube après tout ? Quoi qu’il en soit, dans quelques minutes si je ne fais rien, elle s’en ira. La crispation et l’appréhension l’emporte sur la prise d’initiative cohérente, ou incohérente. Elle referme son livre, certainement achevé, et semble se questionner. Elle sort un crayon et déchire l’une des pages de ce qui semble être un agenda. Quelque secondes plus tard, elle se relèvera pour repartir, laissant tomber derrière elle ce morceau de papier et esquissant un léger sourire embarrassé que je distingue sur son profil. Pourquoi a-t-elle fait tomber cette page déchirée ? Dois-je aller la ramasser ? Je me relève pour aller la chercher, avant que le vent ne l’emporte plus loin. Une fois dans mes mains, tandis que la jeune fille est déjà au loin, quelques mots se révèlent sous mes yeux ébahis : « 22h00 - Café de la romance ».
* Fin du premier chapitre *




