18 mai 2009
~ Within Story ~ Chap. 8 - Acte 2 * Feather n°203 *
~ Within Story ~
Fragments d’écrits vains
8ème Chapitre - 2ème Acte
* Feather n°203 *
“ Se poser les bonnes questions… ”
Une nouvelle semaine commence et c’est seulement le second billet d’humeur de ce moi de Mai déjà bien entamé. Le temps défile à une vitesse folle et au moment où j’écris ces lignes, la tentation de fuir est grande, immense. Il m’est indispensable d’écrire mais je sens une répulsion violente et douloureuse de cette expression vitale qui ne demande qu’à sortir mais qui parallèlement souhaite rester muette. Depuis le dernier article, j’envisage de venir déposer mes pensées, j’en ai la nécessité absolue mais la volonté disparue. Un peu comme si j’étouffais en souhaitant respirer l’oxygène mais en ayant des narines qui décident de se boucher pour m’en empêcher. Et près de quinze jours s’est écoulé et je suis à saturation, au bord d’un gouffre qui me tend de nouveau ses bras pour me plonger dans la torpeur, m’assaillir de doutes et m’entailler les bras jusqu’à frôler les veines. Oui, certaines choses se portent mieux, mais il y a des choses qui ont besoin de surgir, car l’amour ne suffit pas. L’amour que je vis aujourd’hui est une chance, un cadeau, que dis-je, un espoir, celui de jours meilleurs. La possibilité d’écrire une nouvelle histoire, dont le but n’est pas d’assigner une fin mais une continuité permanente, agrémentée de nouveautés, de souvenirs, de grandeurs et de surprises. L’amour ne devrait être qu’une histoire sans fin, que l’on écrit avec une encre inépuisable. Mais dans ce monde, l’amour est une histoire où se déposent les virgules, les points d’interrogations et les points, puisque l’encre utilisée est moderne, une encre effaçable… Parfois même écrite au crayon de papier, et là, une simple gomme suffit. Ma précédente relation à dû être écrite au crayon de papier d’ailleurs. Il y a quelques jours, je suis aller sur le blog de cette dénommée Sandy. J’ai eu le plaisir d’apprendre qu’elle avait déménager en Belgique, ce qui m’épargnera je l’espère de la croiser. Sur son blog, j’ai observé les dates de publication. Que c’est beau de lire des articles écrits même pas un mois après la fin de notre relation et la voyant déjà prononcé les grands mots d’amour, les pseudo promesses et une fausse grandeur idyllique. C’est juste dénigrant à mon égard, de me laisser au bord de la route mais surtout de balancer ces atrocités, comme si les années précédentes n’étaient qu’une passade vulgaire aux sentiments erronés et mensongers. Dire a peine un mois après un quelqu’un d’autre qu’il est je ne sais quoi de merveilleux, qu’il apporte le bonheur, un amour inégalable etc… c’est un peu comme me dire indirectement que je n’ai pas été foutu de donner ce qu’elle attendais. Mieux encore, que je lui ai fait perdre plus de trois ans de sa vie. Ah non, j’avais oublié que j’étais le premier, donc “l’essai gratuit”. Et qu’il devait y avoir l’option “satisfait ou remboursé”. Peut être étais-je un produit dont la date de péremption étais arrivée à terme. Ou bien n’avais-je plus la même saveur et qu’un pauvre mec avec un bandana sur la gueule, une putain de gueule de con et une personnalité de merde avait un bien meilleur goût. Ah, les goûts et les couleurs hein ?! Un coup de gueule comme celui là, sincèrement, ça fait du bien.
J’aime bien recevoir un sms annuel d’une personne qui s’avouerai presque ravie pour moi que j’aille mieux, mais avec des points de suspension à la fin histoire de dire que l’ironie est possiblement présente dans le message. Une phrase qui sort de nulle part, histoire de dire que je n’ai pas été oublié et que malgré ce qui s’est passé (et dont on va assigner les torts à moi-même, ça évitera les polémiques hasardeuses et interminables), on dit être ravi pour moi. Mais bien évidemment. Message qui restera sans réponse, parce que je n’ai pas envie de me prendre la tête avec une personne qui ne cessais de me faire dire ce que je n’ai jamais dit. En parlant d’amitié, je suis dans une situation particulièrement pénible. Selon mademoiselle X (je n’ai pas envie de citer qui que ce soit), j’ai changé. Alors voilà, j’ai une relation amoureuse et je change. J’ai rien changé a part que je passe moins de temps seul, que parfois il m’arrive de ne pas être là, bref d’avoir un peu de vie, et non, j’ai changé. Il y a quelque chose de touchant dans le fait de se sentir important aux yeux de quelqu’un, c’est une chance importante, c’est vrai. Mais l’ampleur que peuvent prendre les choses est particulièrement insupportable. J’ai ce sentiment d’être surveillé dans les moindres faits et gestes, que si je suis avec mon amoureuse je commet un grave délit, que si je ne répond pas au téléphone je suis un ami méprisant. J’ai une épée de Damoclès au dessus de la tête et tout, absolument tout sera susceptible d’être retourné contre moi. Je dis des choses auxquels j’ai l’intention de m’y tenir, des promesses qui ont une valeur que je n’ai pas encore envie d’expliquer ici, allez donc lire les 202 billets précédents si vous voulez en savoir plus ! Et là, j’ai quelque chose qui me viens à l’esprit. L’amitié que cette personne m’as accordée n’est pas aussi grande, parce qu’en amitié, il y a une valeur indispensable: la confiance. J’ai confiance en elle, mais elle n’as pas confiance en moi. Les trahisons qu’elle a pu vivre par le passé se répercutent sur moi, comme si j’allais être coupable d’une trahison si je ne répondais pas au téléphone à 7 heures du matin. Est-ce un crime de s’investir un peu dans une histoire d’amour alors même qu’on y croyais plus deux mois auparavant ? Dois-je être là pour mademoiselle jour et nuit, délaissé ma relation amoureuse pour ne pas laisser le sentiment de délaissé l’amitié ? Cette amitié qui à toujours eu un rythme saccadé, du fait de ses études, de sa relation amoureuse (et oui !) et de son travail. Oui, évidemment que venir à minuit pour faire un trajet dans le froid est quelque chose que je me force à faire. D’ailleurs, dès que j’essai de faire quelque chose d’amical, j’ai l’impression de devoir payer la crédibilité de mes actes. Si je viens la voir à minuit, ce ne sera plus “normal”, ce sera sûrement parce que je vais avoir quelque chose à me faire pardonner. Je n’ai rien à me faire pardonner. Je n’ai rien fait de grave et je ne suis coupable de rien. Je ne délaisse personne, car j’ai déjà fait cette erreur avec d’anciennes amies. Oh non, que n’ai-je pas dit là ! C’est la source de mes problèmes, et donc, je vais recommencer ! Tssss. Un ami est quelqu’un en qui on a confiance, même quand il n’est pas toujours là. Or là, on ne me fais pas confiance. Et je pourrais rajouter bien des choses, comme quand elle viens chez moi, qu’elle tire la gueule et qu’elle ne répond rien quand je lui demande si ça va. Non vraiment, j’essai d’y mettre de la bonne volonté, mais je n’arrive pas a la suivre, et j’espère qu’elle comprendra qu’avant de chercher à la comprendre, je dois me comprendre avant.
Oui me comprendre. Parce que tout n’est pas rose. J’ai par exemple pris trop de poids à mon goût. Bon d’accord, ce n’est pas si grave dit comme ça mais cette prise de poids soudaine (plus de 10 kilos en environ deux mois) me rend pataud. Je crois avoir le poids quasiment idéal mais je ne gère pas bien ce changement. Je suis très souvent fatigué, sans pour autant savoir où mettre la faute. Je ne sais pas si c’est mon moral, ma santé, etc… Là encore, ce sont des questions certainement superflues car les réponses ne tomberont pas du ciel. Autant s’en débarrasser. Je suis là, assis sur mon lit, et je vais regarder un nouvel épisode de la saison 5 du Dr House. Un quotidien vraiment passionnant je vous dit. Ce Dr House n’est pas un loisirs. Non, je ne regarde pas la télé par envie. Juste en désespoir de cause, pour échapper a des pensées saugrenues. Je voudrais agir par innocence et me divertir, je jouerai à la console. Or, ce n’est pas envisageable. Je suis coincé entre les loisirs que je n’ai pas envie de faire et les choses importantes que je n’ai pas le courage de faire. Un manque de détermination ? L’explication la plus plausible. Je cherche à justifier cela autrement. Mais a vrai dire, je suis paumé au beau milieu d’un merdier qui ne fait que s’accumuler. Depuis hier, je retrouve mes troubles alimentaires. Je n’ai plus d’appétit, de moins en moins. Lorsqu’on me demande ce que je fais, je répond une fois sur deux “du ménage”. Et écrire ? Mes projets d’écriture, mon site internet, mon blog, ma recherche de boulot, la mise a jour de mes comptes, mes activités sportives (courir un peu pour m’entretenir)… Où sont t’ils ?? Même en parlant de sport, j’ai remarqué m’épuiser plus vite. Je me sens amoindri physiquement. Alors oui, je n’hésite pas à le dire, j’ai besoin d’aide, de soutien. Heureusement, tout ne va pas si mal, loin de là…
Je crois avoir oublié de mentionner un tas de choses, qui, je l’espère, alimenterons les prochains billets qui, là encore j’ose espérer, ne tarderont pas autant. Mais pour achever ce billet, il me semble important de laisser parler mon coeur et mes sentiments a propos de Saisei, ma douce et coquine petite chose. Il ne se passe pas une minute sans que je sois fasciné par elle. J’aime son personnage tout entier et ce qui est vraiment formidable, c’est qu’au fil du temps on se dévoile et on apprend davantage l’un sur l’autre. Au départ, quelque chose nous a unis. Quelque chose que j’ai envie de qualifier de magique. Ses mots m’ont attiré tel un aimant quand je suis aller sur son blog. J’ai aimé les quelques lignes que j’avais lu et lorsque j’ai vu son visage sur une photo, j’étais loin d’imaginer qu’en réalité, elle était encore plus belle. Au delà de cette apparence physique très séduisante, j’aime sa façon de penser, de voir les choses. Ce coté à la fois très “enfant” et mature. Elle est une jeune femme qui parvient à être suffisamment raisonnée et raisonnable tout en se permettant quelques folies innocentes avec ses amies. J’aime son raisonnement, son objectivité, sa franchise. Elle dégage de nombreuse qualités que je découvre peu à peu, elle est patiente avec moi, elle apprend à modéré mon comportement et elle me rend bien l’affection que je tente de lui communiquer. Il y a un réel échange, une évidente complicité. Nous avons sûrement nos faiblesses mais je sais que de mon coté, je peux compter sur elle. Et j’espère qu’elle sait qu’elle peut compter sur moi. L’amour est un sentiment qui m’est indispensable, et je l’ai auprès de moi, auprès de quelqu’un de bien. De vraiment bien. J’ai de la chance, et nul doute que cette rencontre changera ma vie, dans un bon sens. Au départ, je n’osais y croire, puis peu à peu, nous avons créer ce lien très fort. Nous nous sommes mis ensembles de la plus belle des manières et depuis que je la connais, j’ai passé des moments uniques, inoubliables. Je ne lui dirais jamais assez ce que je ressens pour elle, les mots m’échappent, mais qu’elle sache une chose : dans mon coeur est écris le plus beau poème qui ne sera jamais écris, car le langage utilisé n’est pas de ce monde, il est bien au delà de ce que les mots du dictionnaires peuvent exprimer. Ce langage est celui du coeur… Ce battement auquel on prête une attention que s’il s’arrête mais qui, à mon sens, est la raison même de quelqu’un : le battement d’un coeur, c’est la façon que l’on a de dire que si nous sommes en vie, c’est grâce à l’amour. Au début, notre coeur bat car notre mère nous donne la vie, et pour la remercier, on lui dit qu’on l’aime en décidant de vivre. L’amour maternelle et paternelle, familiale donc, enclenche notre coeur les premières années de notre vie, puis l’amitié et l’amour seront les valeurs qui nous pousseront à vivre encore et encore. Imaginez-vous vivre sans amitié et sans amour ? Si oui, alors c’est simple, vous n’avez pas de coeur…
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