31 mars 2009
~ Within Story ~ Chap. 6 - Acte 38 * Feather n°189 *
~ Within Story ~
Fragments d’écrits vains
6ème Chapitre - 38ème Acte
* Feather n°189 *
“ L’ivresse de ses mots…”
C’est un nouveau mois qui s’achève… Qui aura été chaotique de bout en bout, sans avancée, avec de la douleur, du chagrin, de la tragédie et des malheurs à n’en plus finir. En bref, un mois qu’il va falloir ranger au fond d’un placard et oublier. Oublier ? Non. Ce n’est pas possible car on se doit de vivre avec son passé pour en tirer ses erreurs. Et puis, ce serai maladroit de ma part de ne pas mentionner les quelques jours ensoleillés. Ces moments uniques qui se sont faufilés dans ma vie, entre deux chagrins. Je n’oublie pas ces instants avec Laëtitia, avec qui je noue une amitié de près de sept ans et qui est une personne formidable et une artiste accomplie. Je dois par ailleurs lui écrire, les cartes sont là, prêtes à être envoyées. Il ne me manquait que les mots mais ils sont de retour. Puis il y a cette rencontre avec cette jeune demoiselle qui est devenue rapidement ma “cousine”. Drôle et attachante, c’est une rencontre qui a réussi à me redonner quelques sourires et qui me permet de combler une part de solitude en partageant quelques conversations nourries d’anecdotes rigolotes. Une amitié naissante dont la finalité ne dépendra donc que des prochains mois ou années. Et enfin, il y a ma muse. Un miracle. Cette espèce de divinité qui entre dans une vie pour la marquée à jamais. Une personne pour qui les plus grands superlatifs pourraient semblé insignifiants tant ils sont loin de pouvoir qualifier sa valeur, sa grandeur et sa beauté. Je suis dans l’ivresse de ses mots, envouté, ensorcelé et véritablement enchainé à chacune de ses phrases ou de ses vers. Magicienne, elle est entrée dans ma vie par l’écriture, avec la force et la sublimité de ses mots. Aujourd’hui débute un roman, très intime et personnel, qui ne regarde personne d’autres que nous mais qui, c’est une certitude, va bouleverser ma vie, et donc, ce prochain chapitre…
Je prends ma plume pour qu’avec elle, nous écrivions la plus belle des histoires.
~ L'envol de la mouette ~ Texte n°133 * Le pétale de bonheur *
Texte n° 133 écrit le 3 Mai 2007
~ Le pétale de
bonheur ~
** Some words of love **
« Un bouquet de roses suffirait à te dire que je t’aime,
Et quelques mots peuvent suffire à t’écrire un poème,
Mais quand l’amour est plus fort qu’un texte ou des fleurs,
Le mieux est d’admirer chacun de ces pétales de bonheur. »
Tu as déposé sur mon chemin un pétale qui signifie alliance,
Il s’est glissé sous mes pieds et m’as porté vers la confiance,
Puis je l’ai ramassé pour le mettre entre les pages d’un beau livre,
Qui raconte l’histoire d’amour que nous sommes en train de vivre.
Une fois rangé dans ma bibliothèque, le pétale est devenu fleur,
Et en l’ouvrant je suis tombé sur la définition du bonheur,
Qui disait que celui-ci ne se vit qu’avec son cœur,
Et qu’il ne peut naitre qu’auprès de son âme sœur.
J’ai découpé la page pour pouvoir encadrer cette vérité,
Et décorer ma vie du cadeau que le destin m’a donné,
Lorsque pour la première fois tu m’as embrassé,
Dès le moment où tu m’as tout simplement aimé.
Le pétale quant à lui est resté à la dernière page de l’histoire,
A un moment de mon existence où je n’ai cessé d’y croire,
Là où ils vivent heureux et eurent beaucoup d’enfants,
Là où j’ai pu enfin te dessiner et voir la vie en grand.
Ce soir j’ai pris ce livre et j’y ai déversé mes larmes de bonheur,
Et ce pétale de rose est devenu un merveilleux bouquet de fleurs,
L’encre du livre avait quant à lui disparu en laissant tout de blanc,
Mon cœur me dictait d’écrire ton nom et le prénom de nos enfants.
Ce bouquet je te l’ai offert en y laissant la magie d’un pétale enchanteur,
Pour que tu puisses ressentir l’amour que l’on offre à son âme sœur,
Oui ma petite femme, il est dit sur chaque pétale un « je t’aime »,
Gardes-en au moins un et glisse-le entre les pages de mes poèmes ;
Il en ressortira la définition d’un bonheur qui n’appartient qu’à nous deux,
Ecris grâce à la simple expression de tes yeux,
Et parce que de toi, je suis fou amoureux.
© Mickaël Gil - Tous droits réservés / Toutes reproductions interdites
Note de l’auteur : Je me décide enfin à publier de nouveau un texte parlant d’amour. Difficile pour moi de poster ces mots inspirés d’un passé aujourd’hui disparu, pire, douloureux. Mais à quoi bon se priver de poser ces mots qui, au fond, peuvent parler à d’autres maintenant. Ils étaient enchainés à quelqu’un, aujourd’hui, ils sont libres.
30 mars 2009
~ Within Story ~ Chap. 6 - Acte 37 * Feather n°188 *
Lundi 30 Mars 2009 - 22h57
~ Within Story ~
Fragments d’écrits vains
6ème Chapitre - 37ème Acte
* Feather n°188 *
“ Enfin du positif ! ”
Ce premier jour de renouveau s’est déroulé presque sans fausses notes. Je me suis surpris à parvenir à accomplir certaines choses, même si cela ne semble pas être grand chose finalement. Mais c’est un début, je prends les choses comme telle. Petit à petit, l’oiseau fera son nid. Et je suis parvenu à l’essentiel. Un tas de pensées m’ont envahi hier soir après mon dernier billet. Impossible de fermer l’oeil avant au moins quatre heures du matin. Qu’importe, j’ai respecté mon réveil que j’avais fixé à sept heures et demie. J’ai fais les tâche d’ordre ménagères. Mon hygiène et d’autres trucs dispensables. Etant donné ma négligence de ces derniers temps (on retiendra la sous alimentation et les nuits difficiles principalement), je suis rapidement tombé de fatigue. Une micro sieste et peu après, direction le magasin pour aller faire des courses et remplir enfin le frigo. Des produits de choix, des fruits, des jus multivitaminés et des légumes. De quoi assurer des repas bien plus équilibrés et de combler les carences en magnésium et autres vitamines manquantes. Vers midi, je suis allé au cimetière. Là bas, je me suis assis devant la tombe. Il n’y avait que le chant des oiseaux. C’était reposant et le soleil brillait. Les larmes, elles, ne coulaient pas. Je n’ai pas dit grand chose. J’observais une dame qui déposait des fleurs sur la tombe de son mari probablement. Les gens ne savent pas quoi faire face à une tombe, c’est malheureux. Elle déposait des regards furtifs. Elle n’a pas su rester très longtemps, certainement désemparée et accablée. J’étais donc là, assis avec ma petite peluche sur la jambe. J’ai pris mon livre et là, j’ai pu lire avec un peu de quiétude. Avec du recul c’est idiot, mais je me sentais clairement moins seul que maintenant par exemple. Là, je suis sur mon lit et il n’y a que la musique pour combler un silence déprimant. La solitude n’aura pas raison de moi cette fois-ci. Parce que je suis avec mes mots. Et de bien d’autres…
En parlant d’autres mots, je pense irrémédiablement à ceux reçus dans ma boite email aujourd’hui et qui m’ont apporté une dose de bonheur. Il se passe quelque chose dépassant le rêve mais que je souhaite garder en secret pour l’instant. Elle (cette illustre inconnue donc) m’as offert quelque chose de surréaliste, une bouée de secours, une force que je n’osais pas croire et qui me permet d’être enfin un peu tranquille dans mes pensées. Enchainé encore à certains supplices, marqué par les blessures, mais en train de me défaire et de guérir. Ce sera long, mais le mot espoir à de nouveau un sens. Du moins je lui en donne un. Et qu’importe si c’est un tort. Si je ne le fais pas, les heures me submergerons et me noierons au milieu des tracas. Non. Je souhaite relativiser autant que possible et faire un très gros travail psychologique. C’est éprouvant, éreintant, épuisant mais ça en vaut largement la peine je crois. Je replace les choses dans leurs contextes. Et ça porte ses fruits puisque finalement, le chagrin est relégué dans un arrière plan. Il est bien présent, mais je me consacre à la renaissance de ma personnalité. A la reconstruction de ma vie entière. Et le point le plus positif d’aujourd’hui, c’est que j’ai pu achever un nouveau texte. Il ne me reste qu’à le retravaillé avant d’aller dormir, autrement, il est presque fini. Une libération. Un soulagement. Un miracle. Car lorsque j’achève un texte, j’ai cette appréhension qu’il soit le dernier. J’ai peur de perdre définitivement mon inspiration. Mais tant qu’il y aura des muses, il y aura des mots. Et là, j’ai ma muse. Donc tout va bien.
~ L'envol de la mouette ~ Texte n°125 * Mickounette - Fan de mouettes ! Chapitre 2
Texte n°125 écrit le 9 Mars 2007
~ Mickounette
Fan de mouettes ~
Chapitre 2 :
Les eaux de l’amour
** Funny Texts **
« Je m’appelle Mickounette,
Et je suis fan de mouettes ;
Lisez cette œuvre d’art,
D’un bel oiseau rare… »
Je me rappel de ce jour où la mouette s’est envolée,
Avec la grâce d’un aigle et le courage d’un sanglier ;
Elle me fit signe de la patte durant son vol harmonieux,
En ce jour printanier où elle connue son amoureux…
Aujourd’hui l’émotion fait couler mon rimmel,
Assise sur la plage je vois ma mouette encore plus belle,
Epanouie par cette rencontre qu’elle fit sur la falaise,
De ce beau condor marron et d’origine anglaise.
Ses plumes sont si grandes qu’il peut cacher le soleil,
Mais pour être honnête physiquement c’est pas pareil,
Lui est maquillé comme une poupée mal déguisée,
Elle est plutôt bien plumée avec un style plus épuré.
La rupture entre ces deux là n’a donc pas mis longtemps,
Et c’est à présent pour un pigeon qu’elle éprouve des sentiments,
Oui c’est étrange mais ils s’aiment à la folie,
Peu importe finalement, plus c’est petit plus c’est joli.
Mais cet abruti qui ne connaît pas les bonnes manières,
A mis ses excréments en plein sur mes paupières,
Il n’a pas su retenir son besoin naturel,
De faire chier le monde de façon continuelle.
Puis enfin le goéland est venu se poser sur la plage,
La même sur laquelle je me suis mise en accostage,
Pour observer ma chérie faire sa journée au gré du vent,
Et enchainer jour après jour les piètres prétendants.
Mais l’idylle semble enfin vouloir se présenter,
Et ma mouette semble conquise par cet être déluré ;
Ils ne se quittent plus et je les verrais bien marier,
Du coup j’ai jeté du riz pendant toute la journée !
Mais le goéland est un friand, un gros gourmand,
Qui dévie sa route pour se poser précipitamment,
Le long de mes traces de pas qu’on ne peut pas louper,
Car je suis la seule en talons sur la plage abandonnée…
Il dévore mon riz qui d’ailleurs est tout cru,
Pendant que ma chérie ne s’en est même pas aperçue,
Et d’un seul coup je ne sais plus ce qui m’arrive,
Je fonce lui arracher ses plumes, oui je suis émotive…
Impossible à présent de retenir les élans de mon cœur,
Je suis amoureuse de ma mouette, c’est elle mon âme sœur,
Et pour qu’elle soit attirée par mon minois et mon allure,
Je colle un plumage sur mes habits et sur ma chevelure.
Puis je lui fais signe en battant de mes fausses ailes,
Pour l’approcher, l’embrasser et me blottir contre elle ;
Enfin la voilà s’approchant de moi en goéland improvisé,
Certainement pour faire sa danse avec ses pattes palmées.
Mais elle ne tarde pas à me reconnaître, moi Mickounette,
Elle se met à rire puis à pousser la chansonnette,
S’approchant toujours jusqu'à se poser sur ma tête,
Ses petits cris parlent peut être de notre amourette…
Passionnée par sa manucure qu’elle vient de peaufiner,
Signe inévitable du destin, impossible de se tromper,
La voilà posée devant moi puis couchée sur le sable,
Elle est aussi lesbienne, c’est vraiment formidable !
© Mickaël Gil - Tous droits réservés / Toutes reproductions interdites
Note de l’auteur : Enfin le retour des aventures de Mickounette !! Second et pour l’instant dernier chapitre de cette série humoristique, je pense sérieusement à l’élaboration d’un troisième chapitre. En attendant, très prochainement je posterai les aventures de Tarzan - Poils aux dents. Oui, vous avez bien lus. C’est trois chapitres qui vous attendent, en attendant de continuer également cette série. Bonne lecture et surtout, bons rires =)
~ Within Story ~ Chap. 6 - Acte 36 * Feather n°187 *
Lundi 30 Mars 2009 - 00h17
~ Within Story ~
Fragments d’écrits vains
6ème Chapitre - 36ème Acte
* Feather n°187 *
“ Le temps des cerises ”
Une semaine entière à rester face au silence. A chercher l’introuvable, a attendre l’impensable. Chercher les réponses, les remèdes, les issues. Quelque part, la démarche est comparable à un religieux qui prie Dieu pour qu’il ressuscite un mort. La métaphore est assez forte mais en accord avec mes convictions. Le mort ne reviendra pas à la vie. Et ce que j’attends n’arrivera pas. Point final. A la ligne.
“Le temps des cerises”, c’est un joli titre non ? J’aime beaucoup ce fruit, à la fois délicieux et esthétiquement charmant. A la base, je devais écrire le mot “décisions” à la place de “cerises”. Mais quitte à utiliser des images, autant qu’elles puissent aussi illustrer une pensée générale. Nous sommes déjà lundi au moment où j’écris, mais les décisions commenceront dès le réveil. Je cesse d’attendre et le temps d’une journée au moins, je relève les bras. Scénario surprise. Je ne sais pas par quoi je commencerai, il va me falloir puiser dans mes réserves, sachant que je suis sous-alimenté et pris de sérieux vertiges, au moment même où j’écris d’ailleurs. J’avoue avoir peur et avoir négligé, que dis-je, avoir gâché une semaine entière. La noyade aura lieu dans les prochaines heures si je n’agis pas. J’ai volontairement mis la tête sous l’eau. Non pas par acte suicidaire, mais parce que je suis désemparé. Les prochaines heures déciderons de mon sort. Je n’ai plus le droit d’attendre. L’espoir, c’est fini. Il arrivera ce qu’il arrivera. Je ne tiens pas à donner raison à mes détraqueurs. Je veux assez de bonheur et de réussite pour qu’ils en soient jaloux. Qu’ils m’envient. Qu’ils avouent leurs torts et qu’ils cessent enfin de croire que je me nourris de ma misérable vie. Je m’étouffe avec. Je dois retrouver une détermination. Me fixer un objectif. Me remettre en question à chaque seconde. C’est l’heure d’agir, et si ces paroles semblent n’être qu’une piqure de rappel, un radotage ou même un aveu de faiblesse, si je n’agis pas maintenant, ma vie est foutue. C’est ma vie qui est en jeu, ce n’est rien d’autre que ça. Si j’essuie un nouvel échec, il ne me restera plus que ce blog pour pleurer… Le sort est entre mes mains. Premier bilan dans quelques heures. J’ai peur…
29 mars 2009
~ L'envol de la mouette ~ Texte n°138 * Ecrire à l'art hache *
Texte n°138 écrit le 14 Mars 2009
~ Ecrire à l’art hache ~
** Philosophy of life **
Je tranche les mots comme un bûcheron,
Je martyrise le fruit de l’inspiration,
Et avec violence et barbarie,
Cela en devient de la poésie.
J’improvise dans la précipitation,
Je bouscule les mots et les locutions,
Sans pitié se retrouvent en rondelles,
Les rimes enjouées et les ritournelles.
Je brutalise un peu le vocabulaire,
Sans pour autant le rendre vulgaire ;
Corrompre la tentation, bannir les concessions,
De la fureur même, les mots auront raison.
Ma hache de guerre est artistique,
Mon combat, lui, est poétique ;
Je lutte contre les âmes insensibles,
Et les esprits étroits irrésistibles.
Je me fais un sang d’encre avec un stylo,
Ma muse s’aiguise telle la lame d’un couteau,
Achevant par de l’insolence certaines opinions,
Affutant des idées, des torts et des raisons.
Comme un guerrier vaillant, protecteur de la philosophie,
Je défends ouvertement les valeurs de la poésie,
Levant mon épée pour déclarer la guerre,
Aux assassins de la langue de Molière.
La littérature est comparable à la forêt d’Amazonie,
Poumon de la Terre, les livres ont l’odeur de nos vies,
L’humanité est une forêt d’arbres généalogiques,
Où sont nés de nombreuses familles artistiques.
Seulement les mentalités ont évolués,
L’abeille ne vient plus butiner,
La sève est empoisonnée,
L’encre s’est asséchée.
La nouvelle génération à tronçonné les valeurs,
De nos arts devenus un cimetière de fleurs ;
Certains oiseaux se sont égarés dans les feuillages,
Délaissant leurs précieuses muses et leurs plumages.
Mais c’est sur ce sol frileux et gris, recouvert de bitume,
Que j’ai déposé ma hache de guerre, avec mon amertume,
Préférant abandonner mon instrument pour une plume,
Qu’une colombe à égarer en voulant suivre la brume.
Et tandis que j’écris sur ma feuille, témoin de la déforestation,
Pendant que ces oiseaux volent sur les nuages de la pollution,
C’est la liberté d’expression qui vit sa révolution ;
Il va falloir trancher entre l’art et le cochon.
C’est précisément là que l’artiste puise son discernement,
Pour que son savoir-faire échappe aux lois du commerçant ;
Son stylo, son crayon, que dis-je, son arme de prédilection,
S’exclame et crie ouvertement sa volonté de devenir un don.
Puis le silence ne laisse place qu’à l’expression du vent,
Ne laissant s’échapper des arbres qu’un léger bruissement ;
La première feuille apparait du haut d’un chêne,
Le printemps d’un poète à retrouvé sa haine.
L’hauteur gardera les pieds sur terre,
Pour ne pas grimper à l’auteur de Baudelaire,
Les échelons se graviront avec les doigts transpirants,
Pour espérer ne pas finir un jour dans un roman.
Si je n’avais qu’un désir à exprimer, ce serait celui-ci ;
Que puissent avoir l’immortalité, les œuvres de ma vie,
Que ma poésie puisse errer dans cette vaste forêt,
A la bibliothèque, le cimetière des sonnets.
Certains arbres auront eu le mérite d’être sacrifiés,
Pour me faire naître sur des feuilles de papier ;
Quant à ma hache, quand je serai mort,
S’il vous plait, enterrez-là comme un trésor.
« J’écris à l’art hache les mots de la vie,
On a fait de moi le bûcheron de la poésie. »
© Mickaël Gil - Tous droits réservés / Toutes reproductions interdites
Note spéciale : Ce texte est le dernier que j’ai écris. Il est pour moi le signe d’un retour aux sources. Il a beaucoup de valeur car il est né de ma détermination de l’achever, malgré les obstacles qui se sont présentés devant moi. A plusieurs reprises, j’aurais pu abandonné ce texte. Il auras fallu des mois… Mais il est là, et c’est ma seule fierté. Et j’aimerai dédié ce texte à Delphine, qui a su me toucher par ses mots sincères. Merci à elle de donner un sens et une dimension à mes textes.
~ Within Story ~ Chap. 6 - Acte 35 * Feather n°186 *
Dimanche 29 Mars 2009 - 20h49
~ Within Story ~
Fragments d’écrits vains
6ème Chapitre - 35ème Acte
* Feather n°186 *
“ On joue au docteur ? ”
Décidément, le hasard d’un clic peut nous mener dans des endroits absolument formidables. Après cette rencontre formidable il y a une dizaine de jours, voici que ce matin, je suis entré dans un jardin intime où, parmi les fleurs, se cachaient un bout de paragraphe m’étant directement destiné ! A un intervalle presque surréaliste (moins d’une journée), l’un avait pénétré dans l’intimé de l’autre. Bouleversé par tant d’éloges et de compliments, je partais à la découverte de cette nouvelle personnalité. Mes billets d’humeurs sont longs ? Oh que non, ce n’est rien face à sa volonté et son envie d’écrire. Et son talent d’écriture. Un vocabulaire extrêmement riche, beaucoup de maturité, un discernement surprenant, une perception des choses intéressante. J’avoue que je suis très heureux de cette rencontre, j’ose imaginer un échange très intéressant sur des idées, des avis, des points de vue en tous genres. Un échange artistique également, puisqu’entre l’écriture et la poésie, elle se plait à dessiner à ses heures et à s’intéresser vraisemblablement à la culture sous toutes les coutures. Je vais faire un bouquin : “Refaite votre vie sur Canalblog”. Que dire de plus, si ce n’est que ce dimanche ne sera donc pas entaché que de sombres taches. Trois rayons de soleil, trois prénoms qui m’auront enchanté et permis de tenir le coup une journée de plus. Oui Amandine, tu fais partie des trois prénoms (je sais que tu va coller tôt ou tard ton nez ici, curieuse que tu es).
Et si on bafouait un peu les règles ? Parlons un peu de sentiments. Oui, le sujet qui fâche car ô combien problématique. Mon coeur est libre, disponible, même pas à vendre car gratuit, mais ça, je l’ai déjà dit depuis au moins cent billets. Me dites pas qu’il en faut cent de plus sinon je préfère donner mon coeur pour une personne qui à besoin d’une greffe (syndrome Dr House). Avouer des sentiments, c’est hors de question. Etre amoureux ? Hum gardons ça en secret histoire de ne pas se faire de fausses idées ou des films romantico-dramatiques. Aimez-moi, j’analyserai votre dossier médical et je serai honnête avec vous. Sois j’accepte votre coeur et l’opération ne devrait pas être trop douloureuse, soit vous n’êtes pas compatible et je vous évite ainsi des souffrances liés à une opération malvenue. On continu les métaphores ? Bon ok. En Août dernier, on m’a brisé le coeur. Hémorragie interne, troubles neurologiques et facultés psychomotrices déficientes. Cure imposée à près de dix mille kilomètres d’ici durant trois semaines. Verdict des médecins ? C’est incurable. On m’a préconisé de nombreux traitements antidouleur, tel que la visite chez un psychiatre, la prise d’antidépresseurs ou la compagnie amicale (dit aussi soutien moral). Une efficacité plus ou moins convaincante. Cependant, des complications se sont présentées. Après une rupture (pas des ligaments, vous l’aurez compris), le décès de l’entourage du patient (en d’autres termes, moi), à suscité de nombreux troubles et ont ainsi rendu tout traitement incompatible et inefficace. Liez à cela des troubles liés aux souvenirs antérieurs à la rupture (décès de la mère et vie familiale compliquée), vous obtenez là un cas que même le Dr House ne pourra pas traiter. Surtout pas lui, vu son insensibilité. Et puis, sachez que cela dépasse la fiction, mais aussi réelle soient t’elles, la maladie dont je suis atteinte, expressément appelée “dépression” est banalisée dans la plupart des cas. Ou démentie. Ou même totalement imaginaire parfois. Délicat donc de traiter un patient tel que moi. Mais malgré tout, j’offre mon coeur. Geste empoisonné ? Mesdemoiselles, c’est à vous de voir. Moi, j’ai juste entendu dire que l’amour est le plus efficace et le plus beau des remèdes. En attendant, et c’est un paradoxe, j’ai aussi le cancer de l’amour. Hey, y’as un docteur dans la salle ??
~ Within Story ~ Chap. 6 - Acte 34 * Feather n°185 *
Dimanche 29 Mars 2009 - 12h02
~ Within Story ~
Fragments d’écrits vains
6ème Chapitre - 34ème Acte
* Feather n°185 *
“ Une nouvelle épreuve ”
Finalement ma seule chance de passer une après midi avec un peu de compagnie s’est envolée. Je vais devoir vivre encore de solitude et d’eau pas fraîche. J’essai de positiver et de me dire que cette même personne avec qui je devais regarder un film sera probablement là, sur le net. Les mots… Il n’y aura qu’eux pour me tenir compagnie, pour me toucher, me blesser ou me rassurer. Il n’y aura que les phrases pour me dire que j’existe. Cette fenêtre en bas de mon écran qui se mettra à clignoter en jaune pour me dire que quelqu’un pense à moi en m’envoyant quelques lettres, un smiley ou même autre chose. C’est mieux que rien. Ca pourrait être pire. Je ne suis pas vraiment à plaindre. Je n’aime pas devoir écrire mon mal être permanent. C’est tellement obsolète comparé à ce que bien d’autres personnes peuvent vivre ou subir. Hier comme bien d’autres jours, je croisais des personnes handicapées, obligées de vivre dans un fauteuil certainement à vie. Il y a les aveugles, qui ne voient pas les atrocités mais loupent surtout les merveilles et autres beautés de ce monde. Il n’y a que le sourire d’une femme qui me vienne a l’esprit. Etre sourd, c’est ne plus pouvoir entendre le chuchotement d’une femme. Ne plus pouvoir parler, c’est le plus pouvoir lui crier “je t’aime”. Mais que l’on ait l’un des trois handicaps, écrire restera toujours possible.
Je philosophe un peu trop ce midi, je ne sais pas trop pourquoi. Je m’échappe des pensées qui pourraient ressurgir et qui frappent sans prévenir. Comme ces moments douloureux où, quand je mets la clé sur la porte pour rentrer chez moi, il n’y a plus personne pour m’attendre, me réclamer un câlin ou même me griffer. Je tourne souvent la tête par réflexe pour voir si ma peluche vivante traine dans les parages mais il n’est plus là. Il n’y a que mes peluches qui me tiennent compagnie, mais elles ne bougent pas, ne parlent pas et il n’y a plus que mon imagination pour me faire croire que je ne suis pas seul. Dans la rue je croise souvent des chiens et des chats. J’aimerai avoir un nouvel animal de compagnie mais à vrai dire, c’est un peu comme en amour. J’ai peur de perdre ce que j’ai une fois encore. Si je persiste à penser de cette façon là, je ne vais aller bien loin. Mon utopisme me tuera. Les contes de fée devraient rester dans leurs livres. Mon histoire ne sera qu’une de plus parmi la foule de gens qui m’entoure. Devenir quelqu’un c’est important pour moi, pour ne pas être qu’un vain souvenir le jour où je disparaîtrai. Mais être quelqu’un, ce n’est pas avoir de l’importance dans la société, ni avoir plein d’argent. J’aimerai juste que mes écrits puissent un jour être lus à travers le pays ou le monde entier. Qu’on puisse dire de moi que j’étais un modeste écrivain du vingt et unième siècle. Juste ça. Laisser dans l’esprit des gens l’image de quelqu’un de simple et de différent. Sensible. Blessé. Mais amoureux.
Amoureux de la vie, de celle qui nous offre des paysages somptueux, des rencontres uniques, une nature surprenante. Comme la fois où j’ai pu observer de près un écureuil. Lorsqu’un magnifique coucher de soleil s’est posé devant mes yeux à Valras-Plage. Ou le simple effleurement de mes lèvres contre les siennes. Je pense à ma future, pas à mon passé. Ce passé que je n’arrive pas à laisser derrière moi, je tente de l’éloigner de moi autant que possible. Et là, maladroitement, j’ai encore parlé d’amour. Ou comment se faire mal tout seul…
Cette nuit, j’ai mal dormi. Peu après minuit, j’ai nettoyé ma salle de bain, baignoire, lavabo et compagnie. Puis je suis venu sur msn discuter avec une amie. J’ai regardé la télé jusqu’à avoir sommeil. J’ai finalement fermé l’oeil mais ça n’allais pas. Je vais me faire engueuler si ça s’apprend, mais je n’ai rien avalé depuis quinze heures hier. Rien ne passe. Il parait qu’on peut vivre trois jours sans manger. Je n’ai pas nécessairement envie de vérifier mais l’appétit ne vient pas. Je vais écrire ailleurs qu’ici. Un mail à la personne que je devais voir cet après midi. Parce que lui écrire me fait du bien, tout simplement. Et qu’au moins, ça reste entre elle et moi. Ici, c’est un peu ma vie à découvert. Seuls ceux qui l’auront décidé me liront. Ou au hasard d’un clic, ils tomberont sur moi. Si ma vie ne les passionne pas, heureusement qu’il reste mes textes. C’est déjà pas si mal non ?
~ L'envol de la mouette ~ Texte n°121 * Et si la mort... *
Texte n°121 écrit le 17 Février 2007
~ Et si la mort… ~
** Philosophy of life **
Nous sommes face à une éternelle question,
Certains la verront comme une fatalité ;
Je me suis posé cette interrogation,
Et j’ai eu peur de me l’imaginer…
Ce fut difficile d’y penser,
Tant la mort est une horreur,
Mais j’ai voulu me projeter,
Une perception de la peur.
Et si la mort venait frapper à ma porte,
Pour me dire que mon heure est venue,
Pour m’avouer que la maladie m’a vaincu,
Que plus rien ne pourra me prêter main forte ?
Et si ce soir devait être le dernier,
Que demain serait une tragédie,
S’il est temps d’achever ma vie,
Sans être au courant de la fatalité ?
Et si dans un instant je ne devenais qu’un souvenir,
Que la seule chose restant de moi est un corps et un sourire,
Un être qui s’est échappé avant d’entendre tout l’amour,
Qu’on lui aura réservé par un beau et long discours,
Qu’on aura pris la peine de prononcer encore un peu trop tard,
Dans un enterrement auquel je n’ai jamais voulu croire ?
Et si finalement je devais être au seuil de ma vie,
Pour me rendre compte que le temps est incompris,
Que je ne l’estime pas assez et que j’oubli tout de lui,
Qu’il est maître de mes jours avant que ne s’achèvent mes nuits ?
Si la mort vient vers moi sans que je puisse m’en douter,
Si demain je ne sais pas si j’aurai la chance d’exister,
Autant ne pas attendre que s’écoulent mes lendemains,
Et vivre l’instant présent avant de dépendre du destin…
© Mickaël Gil - Tous droits réservés / Toutes reproductions interdites
28 mars 2009
~ Within Story ~ Chap. 6 - Acte 33 * Feather n°184 *
Samedi 28 Mars 2009 - 15h51
~ Within Story ~
Fragments d’écrits vains
6ème Chapitre - 33ème Acte
* Feather n°184 *
“ A la recherche de mon identité ”
Quand j’y pense, c’est assez dingue que je n’ai pas remarqué cette image depuis tout le temps qu’elle traine dans mon ordinateur, dans un dossier où d’autres fleurs attendent sagement d’être vues. Elles illustreront sûrement mes prochains billets. Parce qu’elles sont belles et pures. La nature nous offre des merveilles qu’on observe que trop rarement. Un coucher de soleil, c’est idiot mais il y en a un par jour. Bon, évidemment parfois les nuages nous empêchent de pouvoir l’admirer, mais honnêtement, qui prendra la peine de quitter son programme télé pour aller marcher quinze minutes et s’assoir sur un point de vue idéal pour observer le soleil couchant ? J’ai eu la chance de retrouver une paire de jumelles chez moi. J’en voulais pour pouvoir aller en forêt et observer les oiseaux ou écureuils. Je ne l’ai pas encore fait. Je n’ai quitté mon lit qu’après quatorze heures. La déprime m’accable et je suis dans une impasse. Depuis le début de la semaine, je tente de réaffirmer mes idées et mes volontés. Je tente de ne pas dévier de ma route. De rester moi-même. Ou plutôt devrais-je dire le redevenir.
Il y a des traits de ma personnalité qui me trahissent, qui me font défaut. Oui je suis de nature peu optimiste, je manque de confiance en moi et j’ai une hyper-sensibilité parfois à la limite du supportable. Je ne veux pas me débarrasser de ça. Je ne veux pas être quelqu’un d’autre. Mais je ne veux plus être ce que je suis aujourd’hui. Un être dénué de volonté, de bon sens et dont les initiatives, les rêves et les envies se sont noyés depuis déjà plusieurs mois. L’exemple le plus important est celui des sentiments. Je suis obligé de revenir dessus. Je suis devenu une sorte de coeur d’artichaut qui, pour oublier plus de trois ans de relation, souhaite vivre à tout prix autre chose. C’est ce qui s’est produit jusqu’en janvier dernier (ou décembre). A force de crier “au loup, au loup !” il fini par arrivé pour de bon. A force de croire que l’on aime, un jour ça nous tombe dessus et on ne sait plus quoi faire. C’est bien mon histoire que je raconte là.
Nuit et jour, j’essai de peser mon coeur, de déceler le vrai du faux. Je sens les douleurs, celles qui délivrent le message qu’on à des sentiments et qu’on en a peur. Peur parce qu’aimer, c’est le risque de se faire haïr. Aimer, c’est livrer son âme entière à une personne qui d’une seconde à l’autre peux vous saisir et vous offrir le bonheur ou vous gifler et vous étouffer le coeur. Un simple baiser qui effleure les lèvres vous transportera sans ailes au plus haut des cieux. L’ignorance vous ouvrira les portes d’un enfer, celui de la solitude et du rejet. Dans cet enfer, on s’y pose beaucoup de questions. C’est un tort mais on se demande ce qu’on à fait pour mériter un tel sort. On revient sur toute sa vie, a ses erreurs. On se dit qu’on est peut être les seuls coupables et non pas une victime. On tire les hypothèses les plus folles, allant du fait que nous devons vivre ces épreuves pour avancer et nous forger une identité. Un test grandeur nature pour nous dire qu’on commet une erreur quelque part. J’ai décelé de nombreuses erreurs. Je ne fais pas ce qu’il faut pour me sortir de cette situation. Je ne dépose pas de lettres de motivation, je ne cherche pas du boulot pour être franc. Et le pire est qu’il m’arrive de mentir pour ne pas paraitre plus ridicule que je ne le suis.
Je n’arrive pas à écrire depuis plus d’une semaine. Mes textes, le travail de retouche que je souhaitais tant faire n’a même pas débuté. Je ne me donne même pas la peine de me laver tous les jours, c’est aussi déplorable à signaler. Je me néglige. En avoir conscience n’est pas nécessairement un cadeau. On voit ses propres erreurs. Sans avoir la volonté et la force de changer ça. Et là où mon entourage ne souhaite pas comprendre, c’est ma difficulté a surmonter les évènements de ces six derniers mois. Ils n’y verront qu’une bénigne excuse, fataliste et incongrue. Surréaliste et énoncé avec une ampleur qui leur sera indifférente. Ils n’y verront que ce qu’ils voudront voir. Je ne vais pas résumer ces six derniers mois, je l’ai fait précédemment. Je tente jour après jour de passer par dessus. Je peux le jurer. Même si je suis dans une attitude qui évoque le coma, je ne cesse de me battre à l’intérieur. Avoir baissé les bras, c’est m’être rendu compte que je n’y arrivais pas malgré les quelques billets positifs qui émanaient de temps à autre. Et auquel je me raccrochais. Un jour de bien pour six autres difficiles. J’ai baissé les bras mais au fond de moi vit encore l’étincelle d’espoir qui brille encore sous l’eau. Je ne me suis pas noyé et même si mon bateau erre sous l’eau avec moi à l’intérieur, je ne me laisserai pas totalement avoir par ce monde qui me tue. Un jour, tout changera…









