Within Story / L'impossible inconnue / Harmony

" Il ne faut pas de tout pour faire un monde. Il faut du bonheur, et rien d'autre." Paul Eluard

28 février 2009

~ Within Story ~ Chap. 5 - Acte 29 * Feather n°151 *

WonderingSamedi 28 Février 2009 - 20h52

~ Within Story ~
Fragments d’écris vains

5ème Chapitre - 29ème Acte
* Feather n°151 *

   
“ Incertitudes et faiblesses ”

Le combat ne va pas être évident mais je reste déterminé. Un changement soudain, un événement, quelque chose doit changer. En revenant ici, j’ai de nouveau retrouvé mes fantômes, ma solitude même, j’ai envie de dire. Pourtant je ne me leurre pas, j’étais aussi seul à Marseille qu’ici, mais étrangement, je le vivais mieux là bas. Un tas de choses sont en train d’émerger dan mon esprit, comme l’émergence d’un trait de personnalité, d’un aspect de ma personne. Je ne sais pas comment appelé cela, si ce n’est que j’en viens à penser qu’en étant aveugle, je vivrais avec une légèreté, celle de ne pas devoir être amputé du coeur. Avec mes yeux, je ne cesse d’observer comme jamais, de ressentir une trop grande attirance pour certains regards et visages. Je ne sais pas si c’est une fausse idée, des mirages nées de la folie ou un don insoupçonné mais j’analyse les personnes que je croise et je ressens certaines choses assez incroyables. Des émotions, des choses que seuls les yeux, un charme et une allure peuvent exprimer. Je crois être persuadé qu’à partir d’un point de vue extérieur, on peut apprendre beaucoup. Trop pour moi qui m’attache extrêmement trop à cette vision des choses. Une frustration de ne pas pouvoir aller au delà de ce moment éphémère. Une personne passe de façon anodine, je la regarde assez pour en lire des choses assez belles et finalement, quelques secondes après, cette personne deviendra étrangère et se sera noyée dans la masse de gens. Peut être reverrai-je ce visage dans quelques jours, quelques années mais sans savoir que je l’ai déjà vu. Ou pire encore, ce regard presque traumatisant dans le bon sens, je ne le verrai jamais plus. C’est si étrange de penser comme je le fais là. Je ne saisi pas tout.

Je n’ai même plus la même envie de m’étaler ici, du moins ce soir. Je suis malade mais j’ai trouvé la raison, le retour de mon allergie au pollen qui, comme l’année dernière, est arrivé de très bonne heure. Cela devrait aller mieux dès demain. Je l’espère. Je ne cesse de penser à quelque chose d’alarmant. Une incertitude mais une évidence aussi. Celle de partir vivre dans le sud. Mais comment ? Je sais pourquoi, parce que je m’y sens mieux et que j’y ai une place plus qu’ici. Et puis rester ici ne semble pas m’apporter de bienfaits, juste des bons moments trop courts. J’ai deux prénoms qui me retiennent ici. Je dois partir mais je crois devoir le faire dans les règles de l’art, en ayant combattu et en ayant fait mes preuves. Et vite. Je dois faire des compromis, des choix et tenter de passer outre mes problèmes. J’use et abuse de mots encourageants mais au fond, cela est loin d’être aussi simple. Je savais le combat rude mais je n’imaginai pas, il y a quelques heures, qu’il serait aussi difficile à mener…

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27 février 2009

~ Within Story ~ Chap. 5 - Acte 28 * Feather n°150 *

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Vendredi 27 Février 2009 - 18h57

~ Within Story ~
Fragments d’écrits vains

5ème Chapitre - 28ème Acte
* Feather n°150 *
   

   
“ Marseille : Dernier jour ”

Le séjour touche à sa fin, j’écris ce billet sur le trajet du retour, dans le TGV. Mais il ne sera pas nécessairement écrit à grande vitesse, au contraire puisque je ne suis pas installé confortablement. Bref, une dernière journée qui à été pour moi l’occasion de m’accorder un peu de quiétude mais pas seulement... Comme tous les matins de cette semaine marseillaise, je me suis levé aux alentours de neuf heures et peu après dix heures, j’avais plié bagages et je faisais route vers la place Castellane. Une fois là bas, un long périple à pied m’attendait pour parcourir une dernière fois la rue de Rome, une nécessité compte tenu d’achats que je devais faire, deux cadeaux qui me tiennent à coeur d’offrir. Puis peu avant midi, je me retrouvais de nouveau sur le vieux port, pour aller voir un artiste errant, qui chaque jour dessine sur le bord de la mer, face aux trois mille bateaux du port. Presque personne ne le sollicite pour qu’il puisse mettre à exécution son talent, que dis-je, son art. C’est finalement peu avant mon départ que je lui donne de quoi se mettre à l’oeuvre avec une photo. Le résultat est absolument génial et il ne manque qu’un cadre pour parfaire ce cadeau que je souhaite offrir à une princesse. Je l’ai vu travailler le dessin avec une rare profondeur et un sens du détail très poussé. Un perfectionniste et même si au final, la perfection n’est pas là, il n’en reste pas moins un travail admirable, surtout à partir d’une simple photo au format standard, autant dire un modèle très réduit pour matière à travailler. Bref, j’ai hâte d’offrir ce présent. Entre temps, je m’étais posé ici et là pour l’observer et admirer les mouettes, encore. Comme tous les matins sur le vieux port, un marché au poisson à lieu et lorsque ce dernier s’achève, cela donne lieu à une chasse aux restes de poissons d’une grande détermination de la part des volatiles. Une fois le dessin en main, je suis retourné à la place Julien où je me suis arrêté quelques longues minutes pour fouiner chez les bouquinistes. La fatigue prenant place et vu que je suis à moitié enrhumé, je n’ai pas fait de folies et je suis allé vers quatorze heures à la gare Saint Charles. Il m’a fallu donc patienter là bas pendant plus de quatre heures. Tantôt sur les marches d’un escalier pour y voir les gens passé, parfois plongé dans mon livre pour finalement m’installer au soleil avec mon bagage pour oreiller pour somnoler sans m’en apercevoir quelques minutes. Puis me voici là avec tellement de choses en tête que je me demande comment je vais faire pour maitriser cette éruption de pensées, d’idées, de projets… C’est particulièrement effrayant.

Dois-je absolument faire un bilan de cette semaine ? Il y a des choses que j’ai apprise sur moi, je me suis mis à nu face à moi, aussi étrange que cela puisse paraitre. J’ai découvert l’intensité de certaines valeurs, la profondeur de ma personnalité, engageant le bon comme le moins bon mais le mauvais ne méritant pas d’être nommé ainsi. Je me suis surpris à pouvoir m’en sortir seul, à ne pas craquer et à réussir finalement d’occuper les longues heures que peuvent compter une journée. Le temps m’a même semblé court, furtif, parfois évasif et passif. Je crois avoir compris certaines choses importantes qui restaient trop à l’écart de moi. La faute à une obstination quasi obsessionnelle vis à vis de mes malheurs, chose pardonnable j’oserai dire. Le risque est à présent de retrouver certains fantômes, une routine malsaine. Même si je ne reste que trois jours à Poissy, il va être vital de ne pas retomber dans de mauvais filets durant ce laps de temps. Il me faut écrire, me construire et devenir quelqu’un. Je ne souhaite pas être un surhomme, un héros ou même une star, je détesterai cela. Je souhaite avoir une certaine valeur aux yeux de ceux que j’aime, qu’ils puissent dire de moi que je suis un artiste, un rêveur, quelqu’un de différent. J’ai souvent eu le droit à ce “compliment”, celui de ne pas être comme les autres et j’ai la regrettable impression d’avoir perdu cette qualité, d’avoir été bouffé par la vie. Je souhaite renaître et s’il y a une chose qu’a réussi à faire naître ce voyage, c’est cet acharnement, ce combat ardu que je souhaite mener pour vivre. Oui, il est probable que je vienne prochainement pleurer sur mon sort, ce sera normal car il me faut extérioriser mon mal être, mes problèmes et tout ce qui peux avoir un sens négatif. Mais eu delà de cela, je souhaite m’armer pour affronter ce qui se présentera à moi. Je souhaite gagner une seule qualité qui me fait extrêmement défaut : la détermination. Aller au bout de mes projets et de mes rêves, quitte à prendre des risques et à passer pour un fou. Je veux disparaître pour certains et renaître pour d’autres, trouver ma place dans le coeur des gens et assumer ce que je suis en ôtant l’insupportable. Gagner un équilibre et même si ma vie se résume en un tas de ruines aujourd’hui, cela ne signifie pas qu’il faille contempler les restes d’une période de ma vie mais plutôt de reconstruire un édifice. Maintenant, la question est de savoir : vais-je devoir le faire seul ? Et la réponse est oui. En attendant que le destin en décide autrement, mais il ne faut pas que je compte sur ce qui n’existe pas. Il y a une dernière chose que j’ai apprise. Je dois rester moi-même et l’on doit m’accepter tel que je suis. N’en déplaise à certains.

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26 février 2009

~ Within Story ~ Chap. 5 - Acte 27 * Feather n°149 *

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Jeudi 26 Février 2009 - 22h27

~ Within Story ~
Fragments d’écrits vains

5ème Chapitre - 27ème Acte
* Feather n°149 *

“ Marseille : Quatrième jour ”

La fin du voyage se fait sentir et je n’aurais jamais imaginé que les jours passeraient aussi vite. Cet éloignement me fait du bien et tout compte fait, quoi que je puisse dire ou écrire, je ne m’en tire pas si mal tout seul. J’ose imaginer certaines mauvaises langues qui s’imaginaient que je m’ennuierai fermement ou bien que l’idée de partir seul était absurde. Néanmoins, je ne regrette pas ce choix, bien que je sois forcément un peu triste. Je n’ai pas atteint certains de mes “objectifs” ou bien ont t’ils une saveur d’inachevé. L’écriture dans un premier temps. Oui, j’ai poursuivi mes billets quotidiens mais je n’ai pas travaillé mes textes, ma poésie. Oui j’ai lu près de deux livres mais j’en avais amené bien plus avec moi, dont celui sur les acouphènes que je n’ai pas ouvert. A ce propos, j’ai pris trop d’affaires avec moi. J’aurais pu me suffire de la moitié, c’est dommage pour moi de m’être tant encombré pour rien. Une leçon quelque part. Autrement, j’ai des rougeurs, j’ai pris du visage, je ne m’y attendais pas mais a vrai dire, vu l’air de la mer, le soleil permanent et une dizaine d’heures par jour en extérieur, il pouvait difficilement en être autrement. Depuis hier soir, j’ai la sensation de tomber malade et je dois très certainement être encore fiévreux, frôlant avec le délire durant mon sommeil, l’étrange sensation d’avoir flirter avec la folie fiévreuse avec des idées et rêves à la fois bizarres et paraissant presque réels. La gorge est un peu prise et j’ai eu des bouffées de chaleurs, des courbatures, bref, tous les symptômes d’un rhume en devenir. Heureusement que j’avais pris avec moi quelques comprimés contre les maux de tête, au moment d’écrire je vais un peu mieux et même la fatigue semble être encore loin de moi. Passons à ma journée.

J’avais initialement décidé de m’accorder davantage de liberté vis-à-vis du réveil mais peu après neuf heures je me suis décidé à me lever, étant donné que le petit déjeuné n’est servi que jusqu’à neuf heure et demi. Après avoir mangé comme il se doit, je suis parti pour le vieux port où j’ai pris les deux trains touristiques à la suite. Dans un premier temps celui qui mène au point culminant de la ville, Notre Dame de la Garde. Une demi-heure sur le sommet avec vue somptueuse, un moment toujours aussi fort. Puis c’était au tour de la vieille ville et du Panier, quartier authentique où le décor est entremêlé parfois de nos traces contemporaines et des fissures du passé. Et puis c’est également le lieu de tournage d’une célèbre série française, c’est assez amusant de se sentir dans le décor de ce feuilleton niais. Midi passé, je n’avais pas le coeur à mangé, je me suis donc dirigé vers la prochaine destination, à savoir la canebière pour la parcourir et tenter de trouver la cours Julien afin d’y voir éventuellement une exposition d’art. Je suis tombé dans un quartier remarquable où de nombreux bouquinistes, disquaires et autres boutiques assez uniques dans leur genre se mêlaient. Dans le fond et la forme, j’oserai comparer cet endroit à celui d’un quartier parisien, Bastille. Même les gens croisés sur place me faisaient penser à ce coin unique de la capitale (et pas que dans le bon sens hélas). Bref, je me suis véritablement régalé à fouiner dans les livres anciens, les films et autres antiquités. Pas de trouvailles, quelques envies d’achat mais toujours une retenue assez inhabituelle chez moi mais qui ne fait pas naitre trop de frustration, étant donner la chance d’avoir déjà pu contempler tout cela. J’y retournerai probablement demain, étant donné que je devrais limiter mes déplacements, bagages en main oblige. Puis je suis allé en direction du Palais Longchamps, certainement l’un des lieux que je préfère dans cette ville. En rénovation actuellement, il n’en a pas perdu sa splendeur et sa grandeur. Après cette visite, un désagréable moment à vivre. Il faut savoir que jusque là, tous mes déplacements se faisaient à pied, préférant ne pas prendre de vélo pour avoir la liberté d’entrer dans les boutiques qui parsèmeraient ma route. Mais étant donner que j’étais très éloigné du vieux port où je souhaitais retourner, il m’a fallu emprunter un vélo. La selle est trop basse, pas moyen de la remonter, tant pis, je monte dessus et m’en vais sur la canebière. Quelques mètres plus loin, alors que je me voyais forcé de pédaler debout, ma roue avant s’engouffre dans le rail du tramway qui coupe la route. C’est la chute. Tomber à vélo sur la canebière, c’est un peu comme tomber sur les Champs-Elysées à Paris, c’est d’un danger extrême. Par chance, pas de véhicule derrière moi et je m’en tirerai avec quelques égratignures et une grosse frayeur. Et la honte ? Non. J’ai bien senti les regards se poser sur mon accident, mais peu m’importais, je n’avais qu’une idée, quitter la route où un véhicule ou un tramway pouvais à tout moment me foncer dessus.

Une fois arrivé à bon port (c’est le moins qu’on puisse dire), je suis retourné à la petite fête foraine, m’y changer les idées. J’aime cette atmosphère festive et naïve. J’ai voulu faire une attraction mais vraisemblablement j’étais le seul à vouloir la faire. Dommage. J’ai bien tenté d’attraper une peluche de Sonic avec ces fichus pinces, à deux doigts d’y parvenir, vraiment. Mais je n’ai pas souhaité mettre plus d’un euro dans ces attrapes-couillons. Je suis retourné enfin sur le vieux port pour prendre quelques souvenirs, je n’avais pas d’inspiration, je n’ai rien trouvé à part quelques carte avec de belles aquarelles. J’ai repris la marche pour retourner sur cette rue de Rome que je connais à présent sur le bout des doigts. J’y ai pris plaisir à parcourir du regard quelques vitrines et entrer là où certaines choses attiraient ma curiosité. Pas d’achats compulsifs là encore, pourtant j’ai bien failli. Vers vingt heures j’étais rentré à l’hôtel, pour en ressortir une demi heure plus tard afin d’aller manger et me connecter une demi heure sur internet, histoire de voir mes mails (personne ne m’avais écrit) et posté mes deux précédents billets. Voir quelques futilités et faire une découverte musicale, curieux d’écouter les extraits d’un cd croisé dans une boutique. Puis une fois rentré pour de bon à l’hôtel, j’ai commencé à plier bagages et à faire un tri afin d’alléger ma valise. Et deux seules envies : lire et écrire. Ecrire, c’est ce que je suis en train de faire, tandis que le livre m’attend déjà sur le lit. J’écoute actuellement Mercy de Duffy, chanson qui me fait irrémédiablement penser à mon ex-fiancée (j’ai décidément un mal fou à écrire le mot “ex”). Durant ces quatre jours, je n’ai cessé de convoiter l’amour, de l’attendre et de l’espérer. Une grossière erreur je crois. Une autre manière de ne pas penser à Elle ? Elle revient toujours au galop. J’essai volontairement de penser à autre chose, mais je ne trouve pas de juste mesure encore. Autrement, au niveau amical, ca va mieux, j’ai pu me rendre compte plus distinctement des gens qui ne devraient pas faire partie de ma vie. Je suis heureux de certaines amitiés, d’autres me déplaisent, se fanent ou disparaitrons que je le veuille ou non. J’ai bien l’intention de faire du week-end à venir un excellent week-end et je ferais mon possible pour voir celles et ceux que j’aime. J’irais également au cimetière, ayant je crois passer le stade de l’appréhension et de l’angoisse. Ayant besoin d’y retourner pour y déverser mes larmes et m’alléger d’un poids trop lourd. Je vais être heureux de retrouver mon chat adoré et content de revoir mon père qui, comme toujours quand je pars loin de lui, me manque. Il a beau être ce personnage désagréable que je décris parfois, ça ne change pas que je l’aime en tant que tel, pour ce qu’il fait pour moi. Ses défauts, je les connais mais la haine que je pourrais éprouver envers lui ne sera jamais plus fort que l’amour que je lui porte. Cela fait trois jours que je respecte à la lettre mon traitement pour retrouver l’appétit. Et presque deux semaines que je traite efficacement mon problème de cuir chevelu. C’est moche comme nom tout de même “cuir chevelu”. Bref, la surface de la tête, le gazon à cheveux, la base des perruques. Bon, évidemment ce n’est pas forcément mieux.

Je viens de me regarder dans le miroir qui me fait dos (non je ne suis pas devenu aussi narcissique que les gens qui pètent plus haut que leur cul, surtout ici), et j’ai retrouvé une mine un peu plus convenable. Il me suffit d’avoir un teint plus bronzé et tout semble aller beaucoup mieux. Je n’ai pas le visage marqué par la fatigue où les ennuis professionnels. Pourtant je devrais être préoccupé par ma situation on ne peut plus instable. Je ne sais pas ce qui m’en empêche. Certainement cette envie de me battre mais de ne pouvoir combattre qu’une seule chose à la fois. Il va me falloir pourtant presser le pas. Mais j’ai étrangement confiance. Et le sort semble me donner un coup de main assez inhabituel. Des rentrées d’argent insoupçonnés. Et puis je ne crois pas avoir dépensé beaucoup ici. Certes il m’a fallu manger, j’ai fait une folie en achetant une mouette à trente euros et j’ai l’intention de faire de beaux cadeaux demain qui me reviendrons à cinquante euros mais je suis fier de moi car en de maintes reprises j’avais en main de nombreux articles que j’ai consciemment reposés par la suite. Des choses futiles, pire encore, qui m’étaient destinés. Non, je veux offrir à celles que j’aime tant, pas à moi qui ai déjà bien trop de choses. Je pourrais rester bavarder encore des heures sur cette page blanche, cette robe, celle de ma chérie, à qui je ne m’adresse pas mais je suis souvent tellement perturbé sur mes propos que j’en oublie la fusionnelle passion qui m’unie avec elle. Relation imaginaire mais si rassurante. J’ai repris depuis mon arrivée à Marseille les illustrations avec de jolies femmes. Signe de ces regards incessants et insolents que je porte sur eux et de cet idéal que j’aime imager, illustré ou dessiné au travers des lignes du visage ou des expressions que peuvent si bien retranscrire une photographie. Si je n’étais pas poète, j’aurais aimé pouvoir prendre en photo des femmes. Parce qu’il n’existe décidément rien de plus beau au monde.

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25 février 2009

~ Within Story ~ Chap. 5 - Acte 26 * Feather n°148 *

16. Lara Fairie - Female Portrait II

    

   
Mercredi 25 Février 2009 - 23h17

~ Within Story ~
Fragments d’écrits vains

5ème Chapitre - 26ème Acte
* Feather n°148 *

   

“ Marseille : Troisième jour ”

Je crois que la folie guette le profond solitaire qui ne s’assume pas en tant que tel. J’en suis la victime et les symptômes sont alarmants. Je n’arrive pas à me mettre à l’idée de devoir vivre avec ce statut qui me prive de la présence féminine. Cette présence qui su pendant longtemps m’apporter douceur, apaisement et bienfaits indescriptibles. Ces sentiments qui faisaient naître tant et tellement qu’il n’était pas possible d’en évoquer la mesure, ni la grandeur. L’amour, c’est le compagnon indispensable de ma vie et sans, difficile de trouver raison et de croquer la vie. Pourtant, l’intention y était. Celle de ne pas ouvrir trop son coeur pour ne pas aller dans la démesure et l’irrationnel. Il y avait également le désir de ne pas aller vers un attachement trop soudain, des coups de foudres “visuels comme j’aime le dire. Oui, ces rencontres imprévues, ce regard qu’on croise dans la rue sans pouvoir s’en détacher et en étant parfaitement incapable de s’en approcher. Approcher quelqu’un, c’est une énigme, un défi, un problème et un fardeau pour moi. Cet après-midi, j’ai été victime de certains symptômes violents de la solitude. Une silhouette, un visage, une démarche, une voix, un chemin que j’emprunte également maladroitement pour ne pas me détacher de ce personnage qui me fait face. J’observe comme un grossier personnage, ne sachant plus si j’ai les pieds sur terre. L’envie de faire connaissance avec cette personne et l’impossibilité de le faire. La morale de ne pas le faire, la décence d’aller à l’encontre de certains principes. Je change tout le programme de cette journée pour “suivre” cette personne du regard, comme si je tentais d’en apprendre davantage sur elle au fil des minutes alors qu’au fond, je ne voyais que son ombre à des centaines de mètres sur les sinueux chemins des iles du Frioul. Une balade charmante et merveilleuse avec ces nombreux paysages mémorable, ces calanques remarquables et son refuge à mouettes inestimable. Et une personne étrangère dont je n’ai pu entendre que quelques murmures et accompagnée certainement de son père. Puis la folie, c’est de prendre un stylo et une feuille blanche, et d’y déposer des mots qu’on n'oserait pas prononcer. Une lettre oui, qu’on écrit sans avoir l’imagination de se dire qu’on aura l’audace de la donner à l’intéressée. Mais on s’adresse à cette inconnue et on se forge l’utopie de pouvoir lui donner ses mots. On s’imagine de si grands films que cela mériterait d’être nommé des délires. La lettre est écrite, dans ma poche, puis je la ressors et la relis, puis me dit que même si elle à un coté gnan-gnan, je ne devrais pas faire l’erreur de ne pas lui donner. Je réfléchi aux diverse moyens de lui donner, du plus audacieux au plus ridicule. Et au final, la lettre finira bien avec elle, oui, mais d’une manière si lâche que je préfère presque en sourire de désespoir que d’en pleurer de honte. Il est à présent tard le soir, et je n’aurais pas le privilège d’avoir un signe de sa part, ayant laissé mon numéro après avoir écris qu’il serait idiot de ne pas lui donner cette lettre car je n’avais rien à perdre. En effet, je n’ai rien perdu. Je n’ai rien tout court.

Cette troisième journée à Marseille m’a apporté néanmoins de grands moments et quelques bienfaits. J’ai presque terminé la lecture d’un livre, il sera achevé juste après l’écriture de ce billet. Je me suis levé bien plus tard que prévu mais pour la bonne cause, ayant besoin de sommeil. Je suis allé un petit peu dans la vieille ville, quartier authentique de Marseille qui possède un charme fou. Je m’y suis posé un peu pour ensuite rejoindre le vieux port, le lieu idéal pour s’assoir et commencer la lecture d’un récit ou de ses propres textes. Puis c’est l’heure d’embarquer pour les iles du Frioul où j’y resterai de 13 heures à 18h30, autant dire de quoi les avoir parcourus en long en large et en travers. Et pourtant je n’ai qu’une hâte, y retourner pour aller marcher jusqu’où je n’ai pas pu poser le pied, et ce lieu est si grand et beau qu’il est possible selon moi de se noyer dans le fantastique décor paradisiaque. Retour en soirée pour aller prendre un médiocre repas puis une soirée télé assez sympathique avec l’excellent docteur House. Et oui, je crois être victime de cette série. Affligeant ? Finalement, je préfère voir ça que ces pathétiques programmes qu’on nous sert un peu trop souvent et qui ne requiert qu’un quotient intellectuel amoindri, voir nul. Il est temps d’en finir là pour ce troisième billet, qui comme les deux précédents est écrit quasiment à la même heure. Une tranche horaire quasi-parfaite puisqu’elle signe d’une jolie manière l’achèvement d’une journée. Ah oui, j’ai également pu voir le coucher du soleil. A présent, le sommeil va me voir me coucher…

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24 février 2009

~ Within Story ~ Chap. 5 - Acte 25 * Feather n°147 *

Atractions_by_TikiLlanes   
Mardi 24 Février 2009 - 22h58

~ Within Story ~
Fragments d’écrits vains

5ème Chapitre - 25ème Acte
* Feather n°147 *

“ Marseille : Deuxième jour ”

Vingt-quatre heures se sont écoulés depuis le dernier billet et autant dire que je n’ai pas chômé. Pourtant, je suis déçu de ne pas ressentir encore le bouleversement, le déclic que j’espère tant. Cette confrontation avec ma solitude est en train de tourner à ma défaveur, car j’avoue avoir une grande faiblesse depuis mon arrivée à Marseille : je n’attends que de pouvoir faire une rencontre. C’est presque une obsession que de vouloir faire la connaissance d’une jeune femme. Pourquoi ? Pourquoi suis-je sans cesse à l’affût ? Oui car je le ressens souvent ainsi. J’observe mais je suis parfois figé, je me retourne et je marmonne dans ma tête. J’ironise parfois les choses mais j’attends clairement de pouvoir avoir de la compagnie. Certaines idées se mettent en place malgré tout, et j’ai eu quelques idées pour ma vie future. J’ai tout de même encore bien du mal à poser mes mots, car comparé à mes pensées, ces billets d’humeur ne doivent refléter qu’une infime partie de moi. Des restes en quelque sorte. La fatigue en est une cause mais également l’instabilité de mon moral qui disperse encore mes pensées. Il reste également trop de sentiments, impossible de m’en détacher, ce n’est pas faute d’avoir essayé. Je suis comme ça et je l’ai saisi. Mais mes larmes ont coulées aujourd’hui, il fallait s’y attendre. Explications.

La journée débute comme souvent ces temps-ci. Un réveil difficile qui sera finalement prolongé d’une heure. Rien de bien grave et après un petit déjeuné assez consistant (pour une fois), je pars au centre ville de Marseille vers neuf heures. A l’arrêt de bus, des gens attendent et parmi eux, un couple. La fille est jolie et je l’observe. Elle est ma “cible” matinale. Elle semble amoureuse et à tout pour plaire. Une féminité, un joli visage, une voix sublime et un beau sourire. Finalement, je ne ressentirai pas d’amertume particulière, quand l’amour semble aussi solide du point de vue où je me place, c’est quelque chose de rassurant et d’évidemment beau. Oui évidemment que ça me chagrine, si je devais me regarder dans la glace je n’aurais pas de commentaires à faire. Une fois sur le Vieux-Port de Marseille, je me suis baladé un peu, observant les terrasses pour y analyser la population. Partout où je passe je dépose mon regard un peu comme si je passai aux rayons X tous ceux qui se trouveraient sur ma route. Sans dévisager, je me fais une idée de chacune des personnes. Beaucoup de gens superficiels ici, au delà du cliché que l’on pourrait se faire. Enormément de jeunes prétentieux et flâneurs qui se ressemblent tous sans exception. J’ai l’impression de voir plein de “beaux gosses” comme on pourrait facilement en voir sur les t’chats. On ne lit pas ce qu’ils pensent mais je le devine amèrement je crois. Bref, les filles sont pour la plupart jolies mais trop d’entres elles sont des sosies l’une envers l’autre. Et puis l’horreur, c’est de voir que la plupart fument. Mais merde quoi, c’est absolument aberrant de voir autant de gens fumer. Il y a un réel contraste de ce point de vue là, et j’ai passé la fin de ma journée à maudire ça, j’ai débité un nombre incalculable de vulgarités dans ma tête avec des “putain de merde” trop nombreux pour pouvoir être comptabilisés. Je passe néanmoins au dessus, préférant penser aux choses positives, et il y en a eu aujourd’hui ! Premièrement, je suis enfin allé aux Calanques ! Un pur régal et un émerveillement. Trois heures sur un bateau avec une place de choix sur le haut de ce dernier. Des mouettes à n’en pas finir. L’envol de la mouette… Oui, le nom de mon blog se retrouvait par milliers au dessus de la mer. Fascinant, j’étais aux anges de pouvoir me sentir si prêt de mon oiseau fétiche. Sur le bateau, je me suis trouvé une compagnie, mon petit lapin en peluche qui séjournais illégalement dans ma poche. Elle s’appelle Marinette. Baptisée sur le trajet de ce nom. Mar pour Marseille, Ine pour Lapine et enfin Ette pour mouette ou bien parce que cela rime avec coquette. Oui, c’est une peluche mais qui est avant tout une présence pour moi, et tant pis si cela semble être totalement dingue. A mon retour de croisière, je suis tombé en plein coeur d’un tournage d’un film avec comme acteur principal Richard Berry. Quand je dis que Marseille à un cachet unique, qu’on y vit des choses uniques, je ne m’y étais pas trompé une fois encore. Ah, j’ai oublié le détail qui m’a fait verser quelques larmes. Rembobinez la cassette…

Sur le trajet à bord de cette petite croisette, mille et unes merveilles à voir, mais aux abords de la ville de Marseille, un endroit spécial. Un des endroits les plus marquants de ma vie. Cette porte située en bord de mer, lieu où j’avais demandé en fiançailles Sandy. Et oui, les souvenirs reviennent vite. C’était le risque à prendre en venant à Marseille, je le savais éperdument. Je l’assume et je suis même venu aussi pour cela. C’est sur les traces du passé qu’on reconstruit le présent. Du moins je le vois ainsi. Je l’aime encore, et ces foutus sentiments, j’attends de pouvoir les jeter sur celle qui le méritera. Non, je ne vais pas sauter sur tout ce qui bouge, je ne suis pas de ces gens qui sont “en chien”. Je suis juste ouvert, mais vraisemblablement pas de ceux sur qui on pose le regard. Je prends mon mal en patience, je ne pousse pas le destin, j’essai d’être juste plus “disponible” en quelque sorte, me posant sur les terrasses de café, sortant ici et là et essayant de ne pas ressembler à un épouvantail en larmes. Je prends soin de moi, masquant difficilement la mélancolie mais sans vraiment calculer quoi que ce soit. Rien n’est prémédité, j’essai simplement d’agir autrement qu’un gosse enfermé dans sa chambre et qui pleure sur son sort. Même si au fond je suis encore dans cet épouvantable état que je n’ai cessé de décrire auparavant, je tente de le garder dans un recoin de mon âme. La journée s’est enfin achevée sur les genoux, épuisé par tant de marche et si peu de sommeil. Le lit à bien failli avoir eu raison de moi mais avant cela, j’avais deux obligations essentiels à ma vie aujourd’hui : écrire et lire. Oui, j’ai commencé un nouveau livre hier que je souhaite achever demain. La critique est même déjà en cours d’écriture et sera postée prochainement, avec les autres qui suivront. Il est à présent l’heure de rejoindre les mots qu’on m’impose et de quitter ceux que je dépose. Essayez donc l’inverse si vos yeux sont posés sur ces lignes…

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23 février 2009

~ Within Story ~ Chap. 5 - Acte 24 * Feather n°146 *

Pieces   

 
Lundi 23 Février 2009 – 22h37

~ Within Story ~
Fragments d’écrits vains

5ème Chapitre - 24ème Acte
* Feather n°146 *

 

“ Marseille : Premier jour ”

Il y a des regards qu’on oubli pas, des visages qui nous ont effleurés et qui sont comme le flash d’un appareil photo, ils nous éblouissent et nous poussent à penser à l’improbable. Il y a ses yeux brillants, un sourire effacé, une démarche craquante et un charme fou… Oui en ce premier jour, j’ai tenu ma parole et je n’ai fait qu’observer les gens, et il m’est arrivé de penser les mots précités. A contrario, il y a les méprisables personnes qui vous gâchent la vue, se dandinent comme des manchots et leurs visages inexpressifs en deviennent presque effrayant. Je suis arrivé de bonne heure à Marseille, et malgré l’annulation de mon train pour rejoindre la Gare de Lyon, j’ai réussi à avoir mon TGV. J’ai eu quelques frayeurs. Après les frayeurs, les sueurs. Une fois sur la Canebière, mes deux bagages m’handicapaient beaucoup pour avoir le sentiment d’être libre dans mes déplacements. Quelques ballades futiles en attendant midi, heure à laquelle je fais mes quartiers dans l’hôtel. C’est assez surprenant comme j’ai vite retrouvé mes repères. Tout m’est familier, si ce n’est que beaucoup de choses ont changés, de nouvelles choses ici et là. Mais au fond, Marseille reste Marseille. A vrai dire, cela m’as fait un sentiment contrasté. J’ai ressenti beaucoup de nostalgie et donc de mélancolie, mais l’enthousiasme et la joie de retrouvé ce lieu à pris les devants. J’avais envie de crier de joie, et au fond, il y avait un “ouf” de soulagement. J’ai énormément marché et je ne pouvais m’empêcher d’observer les jeunes demoiselles, comme si j’étais à l’affût de la perle rare. Je n’aime pas trop en parler, ni même l’avouer, car j’ai l’impression de passer pour un “chasseur” alors que je ne “mâte” pas, car les filles ne sont pas des proies. J’observe, et il naît du dégoût comme il peut naître de l’admiration, de la fascination. J’en frémis presque et je me pose cette sempiternelle question : comment les aborder ? Oui, ces personnes qui sont seules, qui dégagent quelque chose de différent, d’attirant. Ne serai-ce que pour faire connaissance, noué un lien quelconque, peu importe au fond. On passe notre vie à croiser des gens qui pourraient changer notre vie, la rendre plus belle et plus passionnante. Il n’y a rien de plus frustrant à mes yeux que de se dire qu’on est peut être parfois à deux doigts du bonheur, d’une relation fusionnel ou même d’un moment mémorable. C’est peut être un risque à prendre que d’aller vers les gens. Et puis quand on est étranger, touriste, on peut facilement être perdu non ? Je dis vraiment parfois n’importe quoi, mais demain de toute façon, je vais tout faire pour faire des rencontres, c’est décider.

Assis sur une terrasse, avec un chocolat et un livre, ou bien une feuille et un stylo, pour exercer ma vocation à visage découvert. Attirer peut être les artistes et faire fuir les futiles personnes. Cela fait un peu cliché ou utopiste, et le plus navrant sera mon prochain billet, lorsque je m’avouerai faible dans ce genre de situation. Bref, on ne sait pas de quoi est fait demain et quelque part, je me suis habitué à vivre le pire. Je crois que le meilleur à davantage de chance de se produire, du moins j’essai de voir les choses de cette façon là. Je viens d’écrire près de dix cartes postales, une première moi qui habituellement n’as juste que l’initiative d’écrire mais pas l’acte de le faire. Comme quoi. Je n’irais pas me coucher sans avoir lu un peu auparavant. J’ai aimé ce premier jour, j’avais mille choses à dire mais finalement, je suis allé à l’essentiel. J’observe cet endroit, ces gens… Demain, ce sera une journée calme où je prendrai le temps de penser à moi, à mon avenir et mon devenir. Les choses prennent forme ici. Je prends même plaisir à écrire de nouveau. J’ai vu tellement d’endroits où il me serait possible de travailler. Je crois qu’en une journée je pourrais trouver un emploi ici, mais quid du logement ? De ma vie en région parisienne ? De mes engagements, mes amitiés ? En région parisienne, il y a des gens qui me retiennent, Amandine, Laëtitia sont les deux prénoms auxquels je pense. Je pense beaucoup à Laëtitia ces temps-ci. Si j’écris de nouveau que cette jeune femme me fascine, je risquerai d’en dire trop et des sentiments pourraient de nouveau apparaître selon ce qu’on pourra sous entendre. C’est une princesse, on ne touche pas à une princesse. Etrangement, je pourrais être fou amoureux d’elle mais je tiens tellement à elle que je la préserve dans ce conte de fée qu’elle à toujours représenté à mes yeux. Je ne veux pas briser une amitié. Amour ou pas ? Je ne me pose plus la question, je cherche à vivre et la seule chose dont je suis certain, c’est qu’il me faut l’amour pour raison de vivre. Je pense tellement à Sandy… Mais Elle, je dois la laisser au passé. Croire en Elle, penser à Elle, vivre avec l’espoir d’être de nouveau avec Elle, c’est juste me pousser à la mort car Elle ne reviendra pas. On utilisera les points de suspensions pour la suite, car je suis en train d’écrire ma vie, dans les deux sens…

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22 février 2009

~ Within Story ~ Chap. 5 - Acte 23 * Feather n°145 *

64 - 05.12.04 - 16 - Coucher de soleil   

   
Dimanche 22 Février 2009 - 23h31

~ Within Story ~
Fragments d’écrits vains

5ème Chapitre - 23ème Acte
* Feather n°145 *

   

   
“ Le départ de l’espoir ”

Je m’en vais dans quelques heures, pour vivre une nouvelle aventure. J’ai hâte et je crois que je n’appréhende pas. J’essai de voir les choses de la façon la plus positive qui soit. Je pars pour tenter de panser mes blessures, me changer les idées et voir s’il reste assez d’espoir pour que je puisse envisager de vivre. Je laisse l’excitation au placard avec les peurs et je pars de la façon la plus neutre qui soit. Je suis au bord des larmes et de la joie, entre les symptômes de la dépression et la joie naïve d’un enfant gâté. Bref, je pars et je crois que c’est là l’essentiel. Loin de ses yeux, loin de son coeur… Enfin, c’est ce que je vais faire croire.

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21 février 2009

~ Within Story ~ Chap. 5 - Acte 22 * Feather n°144 *

Touch_by_archanN   

   
Samedi 21 Février 2009 - 00h42

~ Within Story ~
Fragments d’écrits vains

5ème Chapitre - 22ème Acte
* Feather n°144 *

   

“ Imprévus et improvisations ”

C’est la seconde bonne journée de suite. Je n’osais pas imaginer que cela puisse être possible, si bien que ce matin j’ai eu un coup de cafard passager. Très intense mais très réduit dans le temps, à peine trente minutes. Une fois a mon travail, j’ai lâché la cocotte minute et je me suis amusé à faire n’importe quoi. J’ai pris conscience que je vivais mes dernières heures dans cet endroit. Oui, et c’était d’ailleurs mes toutes dernières heures étant donné que finalement je n’irais pas faire mon dernier jour. Pourquoi ? Pour le savoir, il faut aller à la fin de cette journée. Il est 19h et je suis épuisé, mais ce que je ne sais pas encore, c’est que trois personnes m’attendent. Amandine et son chérie et une certaine Elodie, nouvelle venue dans ma vie. Une rencontre assez folle, qui à eu lieu “grâce” à mon travail. Et pour cette première dans un cadre hors du contexte professionnel, j’ai fait connaissance avec une personne vraiment super. Nous sommes allés tout les quatre au restaurant puis nous avons passé près de deux heures chez Elodie justement. On partage le même humour et je crois que c’est une personne avec qui les conversations et les moments promettent d’être vraiment sympa. Une soirée géniale, pleine de facéties et de rires. Je me sens bien, même mieux et je n’espère qu’une chose, c’est que cela puisse durer. Demain, ou plutôt devrais-je dire tout à l’heure, je vais revoir Elodie, faire connaissance avec elle et découvrir ce personnage attachant. Et dans cette histoire, c’est que depuis hier, ce qui est en train de se passer est le fruit d’imprévus et d’improvisations. C’est assez fou. Je ne m’attarde pas plus longtemps ici car je tombe de fatigue et que, demain, je dois faire aussi les préparatifs de mon voyage. Je vais mieux, certaines choses s’éclaircissent et j’ose espérer que cela puisse durer. Février, un mois qui fût terriblement éprouvant durant les 19 premiers jours mais qui, j’ose le croire, s’achèvera de la plus belle des manières. J’ai hâte de partir mais j’ai aussi hâte d’être à demain, en espérant pouvoir croquer un peu la vie. Juste un peu. Beaucoup ? On verra…

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20 février 2009

~ Within Story ~ Chap. 5 - Acte 21 * Feather n°143 *

Mokona 2   

   
Vendredi 20 Février 2009 - 1h40

~ Within Story ~
Fragments d’écrits vains

5ème Chapitre - 21ème Acte
* Feather n°143 *

   

   
“ Enfin une belle journée ”

Il ne devait rien se passer de particulier aujourd’hui. Pourtant, une perle et un diamant qui ont une valeur inestimable à mes yeux ont fait de cette journée un joyau, un espoir, un apaisement, un rayon de soleil, un moment de quiétude et de bien être. Oui, tout ça à la fois. Un cristal s’est également posé là, pour me dire que j’existais également en son coeur. J’ai pu ressentir le temps de quelques instants le sentiment de vivre et de me sentir un peu mieux. Les blessures étaient bien là, mais au second plan. Elles reviendront vite sur le devant de la scène, je le sais, mais qu’importe car pour l’instant, ces blessures se sont vues aseptisées par la magie de l’amitié. Une amitié que je considère vraiment aussi fort que l’amour, je m’y raccroche et m’en rapproche, et je ne pourrais m’en décrocher, quoi qu’il arrive. Il y a une part d’amour aussi dissimulé quelque part, conservé à l’intérieur pour ne pas causer de dégâts. Pour ne pas bafouer ces amitiés. Pour ne pas perdre ce que j’ai la chance d’avoir, ne pas poser le coeur plus loin qu’il ne devrait. Pourtant, qu’est ce que je les aime ces bouts de chair. Cette princesse qui me fascine, que j’admire et qui à un charme fou, un talent inouï et d’une gentillesse incroyable. Ce petit bout de chou aux joues craquantes, bavarde et attachante, étonnante et drôle. Et enfin cette chieuse rigolote, cette présence rassurante et cette générosité amicale sans limites. Laëtitia, Amandine et Natacha, trois jeunes femmes, un trio qui m’a offert un peu de bonheur. La journée commence pourtant de façon banale, un réveil tardif et difficile, puis un peu plus de deux heures de travail, pour cette veille d’avant dernière journée au sein de cette fichue entreprise. Et premier cadeau, Amandine est là pour me tenir compagnie durant tout le restant de l’après-midi, avec même un petit cadeau pour moi. Impossible de faire ce que j’avais prévu, à savoir un grand ménage chez moi, mais qu’importe car elle m’offre bien mieux. Sa présence, ses mots, son amitié. Et puis cette discussion qui nous mène jusqu’à envisager la colocation. Une idée qui me plait et qui m’inspire confiance. Rares sont les personnes en qui je ferais confiance pour envisager cette démarche, mais elle, je lui confierai jusqu’à ma vie tellement je lui fais confiance. Amandine représente beaucoup pour moi, même si je crois ne pas lui montrer assez. La fin de l’après-midi approche qu’il est à présent temps d’aller rejoindre Laëtitia, étant donné que c’est ma seule opportunité de la voir cette semaine. Près de 8km de vélo en pleine nuit pour aller la voir mais qu’importe, ce n’est rien comparé au bonheur de partager quelques heures avec elle. Laëtitia, c’est un inestimable trésor que j’ai trop souvent négligé. Une personne a qui je pense tous les jours sans être capable de donner des nouvelles une fois par semaine. Mais malgré tout, on se pardonne ce peu de nouvelles sans trop de questions et lorsqu’on se revoit, c’est un peu comme si nous nous étions vu quelques jours plus tôt. J’ai adoré cette soirée avec elle. Je lui ai offert ses cadeaux pour son anniversaire, et la voir aussi heureuse avec ses yeux pétillants a été un moment fort. Mais elle m’a offert le plus beau des cadeaux en étant juste là, attentionnée à mon égard, me préparant un plat délicieux, me proposant un dessert, des bonbons et un thé au jasmin. Le tout devant un joli film que je ne connaissais pas et que j’ai pu voir avec elle. Elle qui a tant de choses à faire, qui m’as toujours semblé inaccessible et qui là, était assise à quelques centimètres de moi, paisiblement. Une princesse célibataire toute adorable, en train de regarder un film romantique et dévorant quelques gourmandises… On pourrait presque en faire un “presque” conte de fée tant cette image d’elle est à la fois touchante et rigolote. Et les 8 km de vélo à presque 1h du matin m’ont fait sourire. Les lapins étaient de sortis, ils sont si mignons mais risquent leurs vie chaque soirs, à force de passer entre les voitures. Et rouler sur les routes désertes, c’est un sentiment de liberté. Une solitude pratique et qui offre une autre vision de ce monde qui m’entoure. Enfin, Natacha, qui m’écris un sms, me demandant de mes nouvelles. Ca ne semble pas être grand chose dis comme ça, mais elle me montre qu’elle est là et qu’elle pense à moi. C’est un beau cadeau. Et c’est sur ces mots que je m’en vais pour fermer les yeux et espérer que demain soit une journée paisible. Je pense fort à ces femmes qui m’offrent leur amitié, y compris à Noëmie qui me manques mais qui fais sa vie et qui à de bonnes raisons de ne pas pouvoir être là autant que je le souhaiterai. Et d’autres se reconnaitrons enfin, si elles passent par ici. J’espère pouvoir parler de ces personnes qui font ma vie et me donnent une raison d’exister. Exister ? Oui, je souhaite exister, mon voyage approche et dans mes bagages, j’y mets tellement d’espoirs…

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18 février 2009

~ Within Story ~ Chap. 5 - Acte 20 * Feather n°142 *

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18 Février 2009 - 23h28

~ Within Story ~
Le récit intime de Mick

Chap. 5 - Acte 20 * Feather n°142 *

   

“ Petit à petit… ”

Je viens poser quelques mots, mais rien d’intéressant. Les jours sont en train de s’écouler mais rien de particulier ne se produit. J’attends impatiemment d’être à lundi. Le temps s’écoule petit à petit, comme si pour le moment je n’existai pas vraiment. Oui, j’attends de vivre peut être de nouveau… Partir et tout quitter le temps de quelques jours, c’est un peu le dessein d’un renouveau qui n’est finalement que mirage et fiction. Mais qui sait. Et que dire ? Il n’y a juste rien à dire pour aujourd’hui. Voilà tout.

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