Within Story / L'impossible inconnue / Harmony

" Il ne faut pas de tout pour faire un monde. Il faut du bonheur, et rien d'autre." Paul Eluard

31 décembre 2008

* Plumouette n°85 - Le début de la fin ? *

Leave

 

   
      Plumouette n°85
  ** Le récit intime de Mick **

   

  ~ Le début
           de la fin ? ~

   

C’est enfin la fin de l’année… Comme si le changement d’année devait être le signe d’une délivrance… Pourtant, demain sera un jour comme les autres, un jeudi qui viendra logiquement après un mercredi, un jour qui comptera 24 heures, avec un cycle de jour et un cycle de nuit. Le premier jour du premier mois d’une année qui elle, n’est pas la première. Juste la 2009ème année supposée par l’homme selon ses repères religieux, le christianisme. Ce soir ne sera pas un prétexte commercial comme Noël. Non, mieux encore, ce sera un prétexte d’abus, avec alcool à gogo et défonce pour beaucoup. Difficile de s’amuser sainement de nos jours. Pourtant, je n’entrerai pas dans ce “système” qui veut que ce soir sera un jour spécial où tout est permis. Je ne vois pas et je ne comprends même pas l’intérêt de fêter l’arrivée d’une nouvelle année. On se souhaite de bonnes choses, comme pour se convaincre une fois dans l’année que les prochains jours seront meilleurs. Il y a aussi les traditionnelles (et stupides) résolutions du nouvel an. Comme s’il fallait attendre le premier janvier pour décider de changer de vie, ses habitudes ou prendre des décisions importantes. Ridicule. Pourtant, tout le monde prononcera ses intentions, ses objectifs… mais rare seront ceux qui y arriverons ou se souviendrons de leurs pseudos promesses. Au fond, prendre des résolutions, c’est bien, mais pourquoi ce jour là ? Pour plus facilement retenir le jour où l’on à décidé de se prendre en main ? Peut être. Il n’empêche que je n’ai pas envie de prendre de résolutions. Pourquoi ? Parce que je n’arriverai pas à mettre en actions des saintes paroles prononcées par abus de conscience…

Une chose est sûr, l’année écoulée est certainement l’une des pires de ma vie. Depuis un certain Août 2008, je n’existe plus vraiment. J’ai perdu la femme de ma vie et mon meilleur ami, mon chien Gipsy. Triste bilan. Sur ces points là, 2009 ne pourra pas être pire. Quoi que, la souffrance de ces événements pourrait bien s’accentuer au fil du temps, comme c’est en train de m’arriver depuis plusieurs jours… Je n’ai pas envie de partir pessimiste, mais on ne me poussera pas à l’optimisme. Etre réaliste ? Comment le pourrais-je ? Le réalisme n’a d’égal que l’idéalisme que l’on se forge avec la force de notre confiance en soi et au gré de nos humeurs. Bref, le temps n’est pas à la philosophie mais peut être à un petit bilan. Des objectifs pour le début d’année ? Pourquoi pas. Pourquoi ne pas tomber dans les coutumes “humaines” et prendre des initiatives ? De là à parler de résolutions ou de promesses, il n’y a qu’un pas que je ne franchirai pas. Pour commencer, je ne souhaite pas croiser la route des sentiments. Je ne veux même pas entendre parler des mots “amour”, “relation”, “sentiments”… Qu’on me laisse tranquille. Sur ce point il arrivera ce qu’il arrivera, mais c’est hors de mon esprit. Professionnellement, je souhaite quitter mon employeur. Je vais mesurer les risques lors de mon prochain salaire, et j’agirai en fonction de cela. Mais je dois me mettre devant le fait accompli, le danger, et recevoir un avertissement, donc me mettre en situation de péril. C’est idiot mais c’est devant ce genre de contexte qu’on a tendance à agir. Puis je souhaite vivement que 2009 soit l’année de la renaissance de ma poésie. De l’aboutissement de mes projets. Du retour de mon forum de poésie. De la continuité de ce blog. Vivre de mes passions et de mes rêves. Avoir l’amitié de celles que j’aime. Et tant d’autres choses… Mais l’année s’achève, et il est temps de tourner une page, un chapitre… Mieux encore. On va changer de livre. Non non, pas un autre blog, mais une autre perspective.
“ Tu me suis ma chérie ? Tu es belle tu sais ? J’aime ta robe blanche, ton habit de soie. Merci pour tout. Viens, prend ma main. Nous allons droit devant, au restaurant, puis au cinéma. Pourquoi ? Pour croquer la vie et nous faire un film…”

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28 décembre 2008

* Plumouette n°84 - Mourir d'amour *

2. Impossible � My first poems �

   

     Plumouette n°84
** Le récit intime de Mick **
   

~ Mourir d'amour ~

   
En pleine tourmente... Trois mots qui définissent mon état, certainement revenu à un statut inquiétant, qu’on ose parfois appeler dépression. Mais chut, tout cela doit rester secret. La dépression est un sujet tabou que personne ne peux comprendre, que personne ne peux arranger. Pire encore, cet état inciterait presque les autres à vous faire du mal, alors que ce n’est pas dans leurs intentions. Mieux vaut s’abstenir d’aider un déprimé, ou alors donnez-vous la peine de lire un bouquin sérieux sur le sujet. Autrement, les “bouge-toi”, “sors un peu”, “oubli cela” ou autres “je ne comprends pas”, “je suis triste pour toi” ne seront pas d’une grande aide, bien au contraire. Je ne me complais pas dans mon malheur, je tente d’en sortir, mais plutôt que d’en sortir, je m’en suis échapper. Et comme toute évasion, la réalité reprend le dessus et vous ramène au cachot tôt ou tard. Le passé m’a poursuivi cette semaine, je l’ai senti à mes trousses et hier, il m’a chopé brutalement et aujourd’hui il m’a foutu dans mon cachot merdique. Tu sais, ce genre de cachots avec des murs gris éraflés par le temps, griffés par l’angoisse et la folie. Avec juste un banc moisi et une minuscule fenêtre, te permettant juste de voir le ciel gris et ressentir le froid de l’hiver avec ce simple vitrage datant de la dernière guerre. Et pour couronner le tout, le chauffage est en panne. L’été, la climatisation ne marche pas. On meurt de froid, on crève de chaud. Heureusement, j’ai pour seule compagnie une page blanche et un stylo. Feuille blanche que j’appelle chérie. Car elle est ma seule compagnie, la seule à m’écouter et à me comprendre parfaitement. Je vis en harmonie avec elle. C’est certainement incompréhensible aux yeux des autres, un signe de folie, mais celle-ci je l’assume, tout comme j’assume engager des conversations avec mon chat. Il ne répond certes pas, mais au moins, il ne dit pas de mal. La folie… Je commence à la comprendre, à la cerner et à la ressentir…

Il existe différent types de folies. Non, je ne suis pas fou à lier ni dangereux. La folie que je ressens, c’est celle qui vous plonge dans l’incompréhension et le flou, dans l’absence et la perte de bon sens. Ne plus savoir quoi dire, quoi faire, se sentir perdu au milieu du monde, avoir parfois le désir de mourir dans son sommeil ou attendre que la délivrance se dessine par un événement inattendu. Vivre au crochet d’un certain espoir utopiste, dénué de logique, éloigné de la réalité et totalement absurde. Donner l’impression de vivre et même d’être heureux, lors qu’au fond, rien ne tourne plus rond, de l’horloge biologique au battement du coeur. C’est un peu comme si un gros fumeur se disait en bonne santé. En apparence, tout va bien, mais une radio de ses poumons suffirait à lui faire preuve du contraire. Je perds pied et je ne cesse de me remettre en question. Mais cette remise en question, elle est comparable a un avenir que je souhaite écrire… avec un crayon qui ne fonctionne pas. Et encore, le crayon ça se gomme. Preuve en est mon passé et mon histoire avec mon ex fiancée. C’est ce qui me fait le plus de mal aujourd’hui encore. C’est ce fantôme qui m’as pourchassé et qui m’as enfermé dans cette prison de malheur. Sur les murs gris, j’ai oublié de préciser que j’ai jeté ma rage en écrivant ma haine, ma colère… En ayant écris auparavant mon incompréhension et mes sentiments. Oui, les murs de cette prison, c’est ce que vous lisez. C’est là que j’ai écris tout ce qui à un lien avec mon présent. C’est là que je jette mes mots. La pièce est petite mais les murs assez grands pour que je puisse encore écrire dessus. Ces dernières semaines ont été l’occasion pour moi de monter de toutes pièces un mensonge dont je tentais moi-même de m’en persuadé. A force d’entendre qu’il faut oublier le passé, on se force à y parvenir. On s’en fait même une obligation. Mais l’amour que j’ai eu pour elle, que j’ai encore, semble encore doté d’une trop grande puissance pour que je puisse passer outre. Aujourd’hui, je rétabli l’ordre et j’écris la vérité : je l’aime encore. Tellement que j’en pleure et que j’en souffre à un point où les mots m’échappent pour décrire cet état… C’est maladif. La haine m’échappe. Je l’aime et je ne comprends toujours pas…

Comment est-ce possible de relever la tête avec une telle douleur ? Je vis dans les contradictions. Un jour je meurs de solitude, le suivant je la réclame par nécessité. Un jour je pleure, le suivant je m’effondre mais entre deux je souris bêtement à des idioties. Je ne suis plus maitre de mes émotions. Ma personnalité est en train de s’extirper. Mon caractère tarde à se former. Je rumine les choses dans ma tête mais je suis incapable de les mettre à exécutions. Je manque clairement de volonté. Mais on me donne le conseil de me “laisser vivre”. Evidemment. J’ai toujours été quelqu’un avec de nombreux projets. La plupart sont encore dans les tiroirs. De mon Bac L en candidat libre à ce logement qui n’attendais que “nous” en passant par mon projet autour de mes textes, rien n’as été mis en place. Tout est suspendu, inachevé, incomplet, inexistant… Ce sont ce genre de choses qui me font penser que je ne suis rien d’important, rien de bien. Je peux bien mourir que personne ne se souviendra de moi tant je n’ai rien fait de suffisamment marquant… Mon empreinte n’est déposée nulle part. Pas même dans le coeur de celle que j’aime encore. Cela m’aurait suffit… J’aimerai mourir et pouvoir voir si elle viendrait à mon enterrement… Oui mes pensées vont loin mais j’écris ce qui me passe par la tête. Quand je repense à notre histoire, de façon réaliste, sereinement… je pense très sincèrement avoir été heureux auprès d’elle. J’ai toujours cru qu’elle serait la femme de ma vie. Est-ce que j’ose le croire encore ? Peut être, mais répondre oui serai un sacrilège. Une absurdité. Je l’imagine dans les bras de cette “chose”, sa métamorphose me donne envie de mourir, vraiment. Il faut que je cesse d’y penser au plus vite… Changement de sujet.

Que dire ? Je dis tout le temps la même chose, depuis maintenant presque trois mois. Finalement, ce blog tiens debout. Je ne viens plus quotidiennement mais qui sait… Le chapitre 4 approche, la nouvelle année avec… Hâte de quitter cette année détestable, méprisable… Changer de vie ? Oui, c’est toujours ancré dans mes pensées. La folie en question coule dans mon sang, et me poussera tôt ou tard à commettre des actes insensés. Partir de mon boulot, partir tout court…

“A défaut de pouvoir changer le monde, de revenir dans le passé, on va changer la vie qu’on se plait tant à méprisé…” Mickaël Gil

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25 décembre 2008

* Plumouette n°83 - Un pied dans le passé... *

13. Mouette

   
 

    Plumouette n° 83
   ** Le récit intime de Mick **

   
 

~ Un pied dans le passé...
                 Et Joyeux Noël ~

 

C'est le jour tant attendu des enfants, ou bien la plus grande journée commerciale de l'année, peut être même la plus grosse arnaque de l'humanité. Mais ça reste Noël, l'un des jours les plus beaux de l'année, avec sa magie, ses surprises et son ambiance si particulière. Laissons de coté l'aspect purement marketing de l'événement, le mensonge du père Noël et autres aberrations. La naïveté à son jour de gloire, vouons lui donc un culte sans retenue. Car même si Noël n'as pas souvent été signe de joie chez moi, je crois avoir saisi l'importance d'un tel jour, aussi superficiel qu'il puisse être. Je viens de passer le réveillon de Noël avec une petite partie de ma famille. Cela faisait bien longtemps que ce n'étais pas arrivé. Et tout le long de cette soirée, j'ai eu le sentiment de faire un retour dans le passé, d'y avoir mis pleinement un pied... Et c'était bien. Avec tout ce qu'il peut y avoir de mauvais, mais qu'importe. Ce que j'ai vécu ce soir m'a ouvert les yeux... Je me suis senti revenir quelques années en arrière, mais également en avant. Minuit venais de résonner, et une mise en scène hasardeuse était là pour faire croire aux enfants que le père Noël venais déposer les cadeaux. Et là, stupéfaction, les cadeaux étaient là, au pied du sapin. Hélas, les cadeaux destinés à mon petit cousin et ma petite cousine étaient particulièrement "pauvres". Des cadeaux au rabais. Et c’est là qu’une pensée m’a traversé l’esprit : je souhaite pour mes enfants le noël le plus magique qui soit. Avec des beaux cadeaux, pas ces bouquins scolaires ou ces pochettes surprises avec des jouets qui finiront a la poubelle dans les heures qui suivront. Des cadeaux qui fassent briller les yeux de mes progénitures. Qui les fascinent et les surprennent, qu’ils soient comblés et non gâtés. Un cadeau que leur père et leur mère auront pris soin d’acheter ensembles, avec tout l’amour du monde… Ce jour là, il y aura les autres enfants, et les miens. Ces derniers, eux, recevrons le plus important. L’amour.

J’ai pu avoir des nouvelles de l’une de mes cousines, devenue chanteuse de rap avec une certaine notoriété. Nous sommes devenus bien différents, je peine à la reconnaître et à me dire qu’elle est de mon arbre généalogique. Mais elle mène sa vie, c’est son choix, sa passion et c’est respectable. Cela m’as juste poussé à me dire “Et toi, quand est-ce que tu deviens quelqu’un ?”. Bonne question. Je me la pose tout les jours, à plusieurs reprises. Je connais ma passion mais elle peine à revenir sur le devant de la scène. Tout comme je peine à vivre tout simplement. Je me demande si ma bulle ne devrait pas être la poésie. Que ce soit des médicaments, des thérapies, des conseils, etc… Rien ne semble assez fort pour m’aider… a part la poésie. Je me souviens encore le sentiment de délivrance que les mots pouvaient m’apporter lorsque je laissais parler mon coeur et mes idées. Lorsque je vivais au travers de mes mots, de mes rimes, de mes vers et de mes proses. Qu’importe ce qui arrivera, mais j’ai deux choses primordiales à faire, c’est indispensable car c’est vital. Je vais tenter de faire renaître mon forum de poésie et reprendre l’écriture. Il me faut extérioriser mes maux, il y a tant à dire, tant de plaies à soignées et à immortalisées sur des pages… Cela me semble loin de moi, mais si la poésie coule dans mon sang, comme certains me le disent, pourquoi ma plume ne pourrait pas se mettre à faire ce qu’elle fait de mieux ? Il me faut trouver du soutien pour mon forum, pour réussir à trouver un hébergeur gratuit, ou bien le même qu’avant, mais trouver les moyens de le financer. Le reste me semble accessible, avec un peu d’investissement, de grandes choses pourraient refaire surface, tant de belles choses… Avec les souvenirs que cela implique, donc indissociablement, beaucoup de mon passé avec elle…

Sandy… Comment puis-je parler encore d’elle après ce qu’il s’est passé ? La question mérite en effet d’être posée mais la réponse est assez simple néanmoins. Je ne m’y suis vraiment pas fait, à cette idée que c’est fini de façon aussi vulgaire et brutale, banale et cauchemardesque… Surréaliste et imprévisible. Les superlatifs ne manquent pas non plus. Mais moi, je n’ai rien demandé, je n’ai jamais voulu cela… Est-ce ma faute ? Cette question, je préfère l’ignorer. Car je porte sur mes épaules déjà bien assez de souffrances. Et mes épaules ne sont pas bien solides. Mon coeur, lui, est à l'agonie la plus totale. Aujourd’hui encore, je me suis arrêté au beau milieu de mon trajet pour aller au travail et j’ai mis un coup de pied dans un mur qui lui, n’as rien demandé. Et ce soir, sur le trajet du retour, des larmes, j’étais prêt à craquer mais je ne pouvais pas, car j’arrivais chez moi… Se cacher… Cacher ses sentiments, devoir les enfouir, tirer un trait dessus comme certains effaceraient un ami. Faire semblant de sourire alors que le coeur cri de douleurs. Envisager le lendemain alors qu’hier semblait meilleur. Mais qu’il n’existe plus. Que non seulement c’est du passé, mais qu’en plus, la personne en face de vous fait mine que rien n’as existé. Un simple claquement de doigts et de l’état d’homme de ses rêves, on devient un moins que rien. Même la poussière à le droit a un meilleur traitement de faveur. Je me souviens qu’en ce jour de Noël, elle a toujours représenté mon plus beau cadeau… Peu m’importait le reste, du moment qu’elle était là, en vie, à me regarder dans ses yeux pétillants… J’ai tellement cru qu’elle serait mienne à jamais… Peut être est-ce ce semblant d’acquis qui nous à mener à notre perte. Je ne comprendrai décidément jamais le destin ni le sort qu’il m’a été réservé. Ces successions d’épreuves que je n’arrive pas à supporter. Qui me font penser que l’estime de soi, ce n’est vraiment pas une chose pour moi. C’est assez étrange ce sentiment bizarre, celui où l’on à l’impression que le coeur est sur le point de mourir ou d’exploser, ou qu’il se flétri comme les pétales d’une roses, mais qu’on à beau mettre de l’eau, il est trop tard…

Vivre une histoire aujourd’hui est donc impossible. Mais quelque part, la délivrance est peut être aussi de ce coté là. Seulement partir à la conquête d’un être comme moi, ce ne doit pas être un cadeau, même en ce jour de Noël. Qui sait ce qu’il se produira dans les prochains mois, mais je refuse de me projeter dans l’avenir sur ce plan là. Les sentiments et moi, c’est bel et bien terminé pour le moment, c’est même la guerre entre nous. S’attacher aux gens… Quelle ridicule erreur quand finalement on nous réduit à l’état de rien en moins d’une seconde. Donner mon coeur, c’est prendre le risque qu’on le piétine assez. Donner mon coeur… De toute façon, pas besoin d’un scanner pour voir dans quel état il est. Mon coeur, c’est juste un organe qui me maintien difficilement en vie mais qui est vide. L’offrir à quelqu’un, c’est donner un cadeau empoisonné. Pourtant, je n’ai pas envie de perdre le lien qui m’uni avec cette perfection spirituelle, comme elle le dit si bien. Sa voix, ses mots… il y a tout pour me combler, mais il y a deux barrières qui se dressent face à moi. Celle que je viens d’évoquer, et l’autre, dont je lui ai tardivement parlé. Je ne savais pas jusque là que l’apparence avait un rôle si important… Je me sens mal de voir les choses ainsi. Elle ne mérite pas que je puisse porter un tel regard, surtout que ce “problème” n’est pas dû à elle mais à un souci de santé. C’est une situation embarrassante pour moi, mais surtout pour elle, qui doit faire face à cela mais également à mon regard là dessus, qui n’est pour ainsi dire pas très délicat. De toute façon, pour ma part, les choses sont remises à leurs places, et je tiens à elle. Seulement le temps sera long pour savoir la voie qui sera empruntée. Toujours est t’il qu’avant de savoir la destination, la route ne se fera pas seul, c’est déjà pas si mal…

Mon chat me fait de la peine depuis la disparition de Gipsy… On sent clairement qu’il vit très mal cette solitude et qu’il est malheureux. Je ne sais pas quoi faire. Je passe davantage de temps auprès de lui, pour le câliner et le faire ronronner, mais une présence constante pourrait bien être un remède. Un autre chien ? Un autre chat ? Difficile à savoir, et le risque est assez important au niveau de la cohabitation. Puis mon père doit accepter de recevoir un nouvel animal à la maison. Ce n’est pas moi qui dirait non je pense. Un autre chat me semble tout de même mieux… C’est à voir, en attendant, je suis content de l’avoir auprès de moi. Mon chien me manque, je crois ne pas avoir encore pris conscience de sa disparition. Cela met généralement beaucoup de temps chez moi. Un bien pour un mal. Sinon, je ne me sens pas bien aujourd’hui, le repas de la veille me travaille dans l’estomac, j’ai des nausées et je me sens faible. La fatigue me tombe dessus constamment depuis quelques jours et le poids, lui, ne cesse de grimper, mes grignotages et repas devenant de plus en plus fréquents et déséquilibrés. Mes amies me manquent aussi, je pense à Laëty et Amandine. Mais également à celles dont je n’ai plus de nouvelles depuis un long moment. Qui sait si je parviendrai un jour à avoir de leurs nouvelles, je l’espère en tout cas. Je ne me sens pas bien une fois encore, et la fin d’année approche, et elle va semble t’il s’achever de la pire des manières. Une année noire, détestable… Il ne reste qu’une semaine pour peut être finir celle-ci sur une note plus positive…

Poésie, poésie ! Où es-tu ? Dis-moi que je ne t’ai pas perdue ! Reviens couler dans mon sang, réanime ma vie doucement, illustres-toi sur mes feuilles de papier, donne moi une raison d’exister.” Mickaël Gil

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22 décembre 2008

* Plumouette n°82 - Réflexions *

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Plumouette n°82
** Le récit intime de Mick **
 

    ~ Réflexions ~

  " La solitude entraîne la réflexion, pour savoir, trouver, comprendre... et se perdre finalement au beau milieu du monde avec pas grand chose..."

C'est assez dingue, mais en l'espace d'à peine un mois et demi, j'ai repris mes 8 kilos. Me voici de nouveau revenu au dessus de 60 kg. A force de manger n'importe comment, entre gourmandises et repas déséquilibrés, il y avait de quoi en prendre du poids ! Enfin bref, là n'est pas l'essentiel. Ce billet ne sera pas long mais j'avais envie de venir l'écrire. Dire que je suis en pleine réflexion sur moi-même, sur ma vie, sur mon avenir, mes sentiments, mon travail, mes passions, mes loisirs, mes amis, mon quotidien, ma solitude... J'ai envie de me laisser vivre, de ne plus me prendre la tête et de profiter de chaque choses qui pourraient se présenter à moi. Paradoxalement, tout m'effraie, j'ai souvent envie de rien, ou de trop, tout m'échappe ou tout s'enfui, je m'enfonce ou je me perds, je me cherche sans me trouver, j'écris sans savoir quoi dire, je parle sans y trouver d'intérêt, je marche sans trop savoir où aller, j'agis sans vraiment être conscient de ce que je fais. J'ai souvent la tête qui tourne, j'ai la fatigue qui me tombe fréquemment dessus... En fait, je suis à l'ouest, c'est limite dramatique, j'ai vraiment du mal à me sortir de cette impasse qui me poursuit depuis des années et qui n'as fait que s'atténuer durant les derniers mois. Puis je pense à Elle, et rien que de repenser à notre histoire m'arrache le coeur. Ca me fait un mal de chien. J'ai vraiment du mal à m'y faire... J'ai toujours très mal, j'en souffre... Mais mince, j'ai tout de même dit que je souhaitais vivre ! La réflexion n'est qu'au commencement, mais je ne sais pas où elle me mènera.. Je ne lis pas l'avenir... et heureusement.

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21 décembre 2008

* Plume intime - Chapitre 3 / Acte 7 - Départ *

6. Kaze-Hime - Pleased to Meet You   
 

   Plume intime
  ** Chapitre 3 / Acte 7 **

    ~ Départ ~


" C'est l'heure de partir, de me reconstruire, pour le meilleur ou pour le pire ?"


Le moins que l'on puisse se dire lorsqu'on lit mes articles, c'est qu'ils se suivent mais ne se ressemblent pas. Le précédent parle d'une idylle naissante, celui-ci parlera d'un nouvel élan, sans amour ni sentiments. Mais avant de commencer, je m'excuse encore une fois auprès de toi, ma chère page blanche sur laquelle je dessine enfin mes mots pour je l'espère un jour te rendre belle et épanouie. Tu sais ô combien que j'essai de ne pas salir ta robe avec des états d'âmes complexes et délicats, je souhaite avant tout étaler mon bonheur sur toi, bien que jusque là, la douleur ai pris le dessus. Aujourd'hui je crois qu'on peut situer les choses au milieu. J'équilibre la balance du mieux que possible. Et l'équilibre se trouve dans une attitude égoïste. Je vais penser à moi et à rien d'autre. J'ai mal et il est temps de cesser de se voiler la face, de parodier ma vie, de contourner ma route ou de faire semblant de vivre.

Amoureux ? Non c'est impossible. J'ai bien tenté de laisser sortir mon coeur de sa cage encore une fois, il est revenu chez son propriétaire rapidement, car plus le temps passe, plus les blessures se font sentir. Je crois que ce doit être presque instructif de voir comment j'ai essayé de sortir de cette spirale. Ou bien c'est comique. Toujours est t'il que je pose un gros "stop" sur mon coeur pour une durée indéterminée et que je prends le départ d'une autre façon de vivre. Plus intime, plus solitaire, plus personnelle, et avec un égoïsme assumé. Si mon coeur devait encore appartenir a quelqu'un, si je devais avouer vers où mes sentiments se tournent, c'est elle, Sandy, jeune demoiselle avec qui j'ai passé les plus beaux moments de ma vie. Mais aussi les pires. Depuis plus de 4 mois, je vis un enfer et je souffre toujours plus. Jamais moins. Je m'érige une façade pour faire semblant que les choses s'améliorent, mais il n'en ai rien, vraiment rien. Donc je prends mon départ, je quitte le monde rose bonbon pour me tourner vers ma solitude et l'entretenir paisiblement. Faire renaitre ma poésie, prendre le temps de lire et de jouer aux jeux vidéo. En gros, faire tout ce qui m'échappait totalement depuis ce qu'il s'est passé. Et me bâtir des projets solides. J'ai envie d'aller voir des concerts, partir à Marseille, retourner à la Réunion voir Noëmie qui me manques. Ah No'... On partage beaucoup de points communs, sauf au niveau musical. Elle seule comprendra. Nous sommes deux coeurs meurtris et incompris. On se perd sans savoir se retrouver. On met un pied devant l'autre sans savoir où aller. On aime sans savoir pourquoi l'amour nous échappe. Pourquoi il n'est pas comme on l'imagine. Dans quelques années, je pense me marier avec elle si la vie nous entraîne encore dans de tels travers. Au moins on se comprendra. Elle doit sûrement esquisser un sourire en lisant mes mots, elle sait bien qu'on ne va pas se marier. Il faut des sentiments. Je me demande tout de même si les sentiments peuvent s'incruster dans une longue relation d'amitié ? La vie est tellement pleine de surprises, bonnes ou mauvaises qu'il est parfois difficile de savoir à quoi s'attendre au bout du compte. Bref, je m'arrête là pour aujourd'hui, les mots m'échappent encore pour la plupart. Je reviendrai... Quand ? Ce soir ou peut être demain... Ou peut être jamais. Pour le moment, je prends le départ. A la recherche d'une destination meilleure. Sans savoir l'arrivée qui m'attends...

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15 décembre 2008

* Plume intime - Chapitre 3 / Acte 6 - Frissons *

Nikky_04_by_aprelka   
   Plume intime
  ** Chapitre 3 / Acte 6 **

   ~ Frissons ~

  " Causés par le froid, les douleurs du passé et l'enivrant présent..."

Ma chère page blanche, oui toi ma chérie qui m'accorde cette liberté d'écrire sans vergogne. Je reviens aujourd'hui, enfin. Je ne viens plus aussi souvent qu'avant et je le regrette. Mais ce n'est pas toujours simple. Là je suis face à toi mais mes yeux peinent à rester ouverts. Je manque de sommeil et je suis pour le moins troublé. J'ai également des frissons, la faute à ce froid qui m'assaille mais également au passé et au présent, l'un se plaisant à me faire souffrir, l'autre à me faire rêver. J'ai des douleurs au coeur, peut être à cause de ce chamboulement auquel je ne me suis pas encore habitué depuis ces derniers mois... Faisons le point sur la situation ma chérie.

Tout d'abord, je dois me reprendre en main sur divers aspect de ma vie. Financièrement, c'est l'hécatombe la plus totale, il me suffit de voir mes dernières transactions pour voir et comprendre que j'ai clairement fait n'importe quoi. J'ai perdu pied à un point assez dramatique à vrai dire. Mais quelque part, cela ne m'atteint pas. J'ai d'autres choses plus importantes qui me viennent à l'esprit. Seulement je dois redresser la barre aussi financièrement si je veux espérer un avenir sur des bases solides. Et j'ai également très envie de partir en week-end, prendre l'air... J'ai besoin de me consacrer pleinement à ce que j'aime, vivre pour la poésie, me divertir de mes jeux et me remettre à des activités saines et importantes comme le tennis et la salsa. Je dois quitter cette bulle qui n'est pas la mienne pour pénétrer dans celle qui contient la véritable vie que je souhaite mener. Sais-tu ce qu'il y a dans ma bulle ma chérie ? Je vais tenter de te le décrire, puisque je ne te cache rien. Ma bulle, elle est avant tout fragile mais je l'assume, et d'ailleurs elle est mon reflet. Fragile comme un coquelicot. On peut la brisée facilement mais pas l'éclatée totalement. Elle n'est pas de savon, elle est faite de mon sang, de mon coeur et de mon esprit, donc de ma vie, de mes sentiments et de mes rêves. Il y a des livres et des mangas, qui ne demandent qu'a être lus avec attention, parcouru du début a la fin avec un appétit et une passion dépassant l'entendement. Il y a des pages blanches qui ne demandent qu'à être remplies de mots, surtout de la poésie. Le moyen d'exprimer ma façon de voir la vie et le monde. Il y a de la musique, un groupe dont je suis clairement devenu "fan" comme on dit dans notre langage, et des artistes qui m'emmènent vers des sonorités incroyables. Je me suis ouvert musicalement, tout en restant dans mes goûts que j'assume pleinement. La musique m'accompagne maintenant quotidiennement et il est inconcevable de vivre sans. Il y a des jeux vidéo, que je parcours ou dont je me délecte, qui m'emmènent généralement dans un univers où il me plait d'y poser pied. Vraiment. Je m'y sens bien, avec des personnages qui me sont familiers, qui m'entraînent dans des aventures incroyables, parfois même artistiques. Mais surtout amusante, entraînantes et passionnante. Oui j'aime et j'assume, mais je ne joue pas pour le plaisir de frôler la crise épileptique, je pars à l'aventure, je m'évade dans un univers où je me plais à faire des choses de la vie réelle qui en temps normal m'effraient car ils comportent un danger, je pense tout simplement à conduire. J'aime aussi avoir ce coté enfantin que j'assume pleinement, c'est pourquoi mes jeux sont importants à mes yeux, mes peluches encore plus. Non je n'ai pas de jouets mais il est évident que je jouerai beaucoup avec mes enfants. Il est hors de question qu'ils aient une mauvaise image de leur père, je serai attentif et j'essaierai de les préserver de mon mieux. Voilà en quelques mots le reflet de ma bulle...

J'ai encore versé quelques larmes aujourd'hui... Mon chien qui me manque... Une histoire d'amour de près de quatre ans qui s'est achevée d'une manière que je ne digère pas encore totalement, et puis... j'ai besoin de me retrouver. D'assumer qui je suis et d'avancer, évoluer, progresser. Certaines choses doivent changer très vite. Mon travail doit devenir un véritable métier. Adieu la restauration rapide, j'ai besoin d'avoir un contact avec les gens plus civilisé et moins pénible. J'en ai clairement marre de travailler dans un univers pleinement hypocrite et ouvertement mal organisé, où la mauvaise foi se plait à régner et où l'autorité est parfois comparable à un manque de respect flagrant. Non, quitter mon employeur serait un grand signe de changement. Je n'ai plus envie de dire que je travaille là où je suis. J'aimerai avoir une certaine fierté quand j'évoque mon employeur, ne serai-ce que pour que ce dernier me propose un métier qui se rapproche davantage de ma personnalité. Je ne saisi pas pourquoi je suis si peu malheureux de la mort de mon chien... Au fond, je suis meurtri mais je ne l'extériorise pas vraiment. Je crois que cela doit s'expliquer en trois raisons, j'ai fait une large réflexion là dessus. Déjà, mon chat est là pour m'assurer une présence, câline et même attentionnée, il essai clairement de remplacer mon chien en se montrant dorénavant plus proche de moi. La seconde raison s'explique que mon chien était souvent malade et que quelque part, il souffrait et qu'au jour d'aujourd'hui, il a rejoins les anges. Il n'est plus là mais il est et restera à jamais dans mon coeur. Et enfin, à peine quelques jours après sa disparition, une personne à croiser ma route et me l'illumine de jours en jours. La transition avec le prochain sujet est donc toute faite...

L'histoire dont je t'ai parlé lors de mon dernier billet se poursuit, de façon fort jolie. Un véritable rêve. Je ne souhaite pas en évoquer les détails, car cela fait parti d'une intimité que je souhaite préserver. Dimanche à en tout cas été une merveilleuse journée, où l'inattendu à frapper à ma porte et où l'échange de baisers inoubliables s'est glissé sans concessions, avec délectation. Oui, ça c'est dit et avoué... Elle me fait un bien fou, je me sens important à ses yeux, elle me le dit, me le fait comprendre, me le montre... Je suis comblé d'attention et de tendresses, je suis envoûté par ses mots, par son regard et la douceur de son visage. J'ai juste encore besoin de temps, comme je viens d'en parler à No', l'amie qui m'est la plus chère, les choses restent fraîches dans mon esprit et l'histoire d'amour vécue précédemment est gravée sur mon coeur. Là où je place beaucoup d'espoir, c'est que cette jeune demoiselle étrangement parfaite à sûrement ce don de pouvoir réanimer ma vie, mon coeur et mon esprit. Cela ne tiens qu'à elle, et le temps m'aidera à être certainement toujours plus réceptif. Je crois à ce qui est en train de naître, car cette histoire se dessine de la plus belle façon qui soit. D'une belle encre bleue. Ecrite avec beaucoup de valeurs, avec une plume de diamant. De quoi graver assez fort les mots sur une âme. Que dire encore ? Les mots me manquent ici, je vais certainement revenir plus tard, demain ou un autre jour... Je m'en vais la rejoindre, entendre sa voix, ses doutes, ses questions, ses envies et ses rêves. Je m'en vais rejoindre cette idylle naissante, cette histoire enivrante, cette personne charmante...

Les frissons de la vie, c'est aussi avoir froid, être amoureux, avoir des frissons jusqu'à en être heureux...

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12 décembre 2008

* Plume intime - Chapitre 3 / Acte 5 - A l'aube du renouveau ? *

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   Plume intime
  ** Chapitre 3 / Acte 5 **

~ A l'aube du renouveau ? ~

" Une rencontre à changé ma vie... Que va-t-il se passer ? Nul ne le sait encore. "

Ma chère page blanche qui m'a tant manquée... Oui, je n'ai cessé de penser à toi, sans avoir le temps ni le courage de venir déposer mon encre sur ta si jolie robe. Depuis la dernière fois où je suis venu vers toi, il s'est passé des choses absolument faramineuses, inimaginables et... merveilleuses. Oui, par le plus pur des hasards, je suis tombé sur l'étrangement parfait. Strictement rien à voir avec les personnes croisées jusque là... Je sais ce que tu dois penser... Ce que je suis en train de commencer à te raconter est en contradiction avec mon dernier billet d'humeur. Mais le destin doit sûrement décider davantage que soi-même. Ce qui ne représente, à mes yeux, pas un mal. Je vis quelque chose de fort, d'intense, d'assez incroyable mais parfaitement crédible. En l'espace de 5 jours, un lien puissant et indescriptible s'est bâti avec elle, que j'appellerai Angie ici. Ou bien son nouveau petit nom, Darling. Nous nous sommes déjà vus, avons passés des heures et des heures au téléphones et les messages échangés ne se comptent plus tant ils sont nombreux... et merveilleux. Mais hélas, ce n'est pas encore un conte de fée...

Là où cette sorte de fatalité vient de nouveau frapper à ma porte, c'est que l'histoire n'est pas aussi simple à écrire. La faute à cet homme qui partage sa vie, et à mes blessures qui ne demandent encore qu'à être pansées. Mais la question qui se pose... Sont t'ils de véritables problèmes ou obstacles ? Je ne crois pas. Les obstacles n'existent que si on leur accorde une importance. Nous sommes les seuls à décider du chemin que l'on prend... C'est aussi là ma façon de voir les choses. Je ne saisi pas qu'on puisse laisser les autres décider pour nous, ou bien le coup du sort... Angie, ma Darling, m'as laissé entre-ouverte la porte de son coeur... J'ai bien envie de voir si au fil du temps j'y ai ma place et je crois avoir envie d'y pénétrer. En tout cas, elle me donne beaucoup d'importance, je me sens mieux car on se préoccupe de moi. Elle me donne le sentiment de vivre et d'exister. C'est beaucoup, énorme même, mais pas trop. Parce que c'est beau, c'est simplement du bonheur que je reçois, qu'elle m'offre avec une générosité incroyable, je suis véritablement comblé. Elle est entrée dans ma vie à un moment où je commençais à me perdre profondément et où j'entamais une nouvelle période de douleur, avec la mort de mon cher Gipsy. La simple évocation de son nom suffit à me faire larmoyer... Il me manque et il n'y a pas qu'à moi qu'il manque... Plume, ma peluche en forme de chat... Il s'est beaucoup rapproché de moi, je lis en lui qu'il ressent une profonde solitude... C'est attachant de sa part, mais j'ai mal au coeur pour lui aussi. Heureusement qu'il est là lui aussi... Vivre sans animal de compagnie ? Non, c'est comme me demander de vivre sans un bout de mon coeur. Impossible.

Nous sommes donc enfin en week-end et tu dois être heureuse de me voir enfin ma chérie. Je sais que tu aimes me voir noircir ta robe même s'il s'agit de maux et non pas de simples mots. Je ne suis jamais loin... Et bien que je sois certainement à l'aube d'une nouvelle vie, je ne te délaisserai pas pour autant. Je vais certainement être moins présent durant un temps, car j'ai aussi besoin de prendre du recul sur ma vie pour en dessiner les formes et en voir les couleurs. Dimanche... Ce sera une belle journée, quoi qu'il puisse se passer, c'est pourquoi j'ai hâte de partager cette journée avec ma Darling. Sa simple présence suffira à me rendre joyeux et à n'en pas douter, elle me rendra heureux. J'ose croire qu'elle est un cadeau que la vie m'a offert. Que dire de plus à présent ? Laissons le temps à nos coeurs. Mais vivons... Échappons nous de ce qui nous cause tant de torts... Je crois que le bonheur n'est pas si loin, qu'il est à notre portée... N'imaginons pas, vivons simplement.

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07 décembre 2008

* Plume intime - Chapitre 3 / Acte 4 - Stop ! *

Like Porcelain

   

   Plume intime
       ** Chapitre 3 / Acte 4 **

    
             ~ Stop ! ~

  "  Il est temps d'en finir là, que toutes ces absurdités cessent de m'emprisonner et de m'empoisonner. C'est impossible de poursuivre vers cette voie, qui me mènera tout droit en enfer et nulle part ailleurs... "

Avant toute chose, je regrette de n'avoir pas pu venir plus tôt ma chérie... Oui, je ne me suis pas montré très présent pour toi mais a vrai dire je n'étais là que d'une certaine manière... J'ai déconné complètement. Aujourd'hui encore j'ai fait n'importe quoi, je suis en train de reprendre la mauvaise voie, celle qui mène tout droit vers la banalité, vers ce monde... L'enfer donc. Je ne sais plus où donner de la tête, je commets des bêtises assez importantes que je ne souhaite pas écrire ici. Je n'en veux pas de traces et je ne veux pas salir ta robe blanche. J'ai conscience de tout cela et je crois que l'addition est salée pour ce s'agit de réparer les erreurs. C'est tout de même aller loin sans aller dans la décadence non plus... J'ai perdu pieds totalement sans avoir la maîtrise de moi. Je ne sais pas ce qu'il m'arrive, je suis perdu... Mais aujourd'hui, dimanche 7 décembre, à l'heure de ma naissance (vers 17h), à mes 24 ans et 6 mois mais aussi la veille de mon quatrième mois de souffrance, je dis "Stop !"...

Je vais une fois de plus tenter de me reconstruire mais cela prendra du temps... Beaucoup de temps. Tu sais, je vais agir de façon un peu brutale, peut être maladroite mais je vais avoir besoin de prendre du recul sur beaucoup de choses... C'est assez dingue comme tout est suspendu à un fil... Les gens te laissent tomber du jour au lendemain comme ça, sans explications... Mais en même temps je peux le comprendre, c'est aussi pour cela que je tiens à changer tout cela... Je suis perdu mais je ne tiens pas à causer davantage de torts aux autres ni même souffrir davantage. M'enfin tout de même... Il y a des façons plus humaines d'abandonner quelqu'un... Ma liste de contacts msn s'est encore réduite, elle n'a jamais été aussi peu remplie. Mais ce n'est certainement pas un mal. Cela me montre aussi que je me suis fait bercer d'illusions, par des personnes capables de me remettre à mon statut de merde du jour au lendemain. Je n'arrive pas à bien m'exprimer aujourd'hui... Bref, pour résumer, ma vie se vide, je me vide et j'en pleure encore... d'Elle et de mon chien... et du reste.

Je suis allé là où j'aurais souhaité ne jamais tombé... sur le facebook d'une amie où j'ai pu y lire quelques mots de celle qui m'a abandonné il y a donc quatre mois... Mais merde qu'est ce que j'en souffre !... Je n'arrive pas... Je... Je craque, je n'arrive pas à t'écrire aujourd'hui. Ce n'est pas le bon jour... Je suis désolé, je m'en vais. Mon étincelle est au bord de l'extinction. Je m'isole, je m'enferme... J'veux plus de la compagnie des gens si c'est pour devoir souffrir... Je disparais... Je meurs en silence. Foutez-moi la paix. Sauf toi ma chérie. Je reviens te voir dès que j'en aurais le courage et la force...

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04 décembre 2008

* Plume intime - Chapitre 3 / Acte 3 - Il est mort... *

¤¤ - Retouche 1 
  Plume intime
        ** Chapitre 3 / Acte 3 **

    ~ Il est mort... ~

" C'est fini... Durant son sommeil, il a rejoint les anges..."

Il y a de cela à peine quelques heures, j'étalais sur ta robe ma préoccupation, ce doute que j'avais qu'il n'allait plus être de ce monde très bientôt. En effet, il est mort cette nuit, certainement dans son sommeil, non sans avoir souffert. Il s'est battu jusqu'au bout contre la mort, car il avait quelque chose d'ancré en lui, cette volonté de vivre. Mais il a toujours voulu vivre pleinement, il n'a jamais accepté de vieillir à tel point qu'il y a un an encore, il se plaisait à courir dehors, à aboyer contre les gros chiens... Ma chérie, cela me fait tellement de mal, j'ai tellement redouté cet instant... Au moment où je t'écris, je verse évidemment un tas de larmes mais je ne crois pas avoir pris totalement conscience... Mon chien, il représente énormément pour moi. Il est une très grande partie de ma vie, de mon passé. Quand je t'écris qu'il était mon meilleur ami, ce n'était pas une flatterie, ni une de ces images dont on use pour faire comprendre ce que l'on ressent vis à vis de quelqu'un. Dans les profonds moments de chagrin, il à toujours été là pour venir me voir et chercher à me réconforter... en me réclamant sa petite friandise. J'éclate en sanglot au moment d'écrire cela, parce que je parle de lui au passé et que cette friandise je lui donnerais plus...

Il est là, à deux mètres de moi, allongé sur le sol... Mon père m'a réveillé ce matin pour m'annoncer la nouvelle... J'étais en plein sommeil et c'est encore une fois un coup de couteau dans le coeur... Cela fait un peu beaucoup pour moi... Il est là mais j'ose à peine tourner mon regard vers lui... Il a les yeux ouverts, la gueule a moitié ouverte... Il ne respire plus et son petit coeur à cessé de battre... J'ai senti son coeur affaibli avant d'aller dormir... Il s'était mis sous mon lit, comme pour se cacher de la douleur qui l'assaillait. Là, il est juste mort là où il dormait à présent, sur un plaid et une de mes polaires. Le premier reflexe que j'ai ensuite eu, c'est d'aller vers une amie qui, heureusement, est là pour moi. Une fille que j'ai très peu évoqué jusque là mais qui est certainement le plus beau cadeau que j'ai reçu cette année. Une rencontre comme il est difficile de pouvoir en faire aujourd'hui, que je n'ai pas osé mettre davantage en avant car j'ai désormais cette peur d'être déçu, rejeté ou trop naïf. A tort cette fois-ci. Hier soir, nous avons partagé un repas ensembles et j'ai passé un merveilleux moment d'amitié. Puis le soir, en rentrant, peu m'importais le froid qui glaçait mon sang, sa présence suffisait à me redonner du baume au coeur. C'est une fille attachante, un peu mystérieuse... Quelqu'un dont on ne refuse pas ce qu'elle peut nous offrir avec beaucoup de générosité. Amandine, je l'écris ici, en présence de ma chérie (ne t'en fais pas, elle n'est pas jalouse), je t'apprécie beaucoup et je te remercie pour ce que tu fais pour moi...

Que dire de plus à présent ?... Je vais devoir encore une fois me battre, avec une nouvelle blessure... Je vais aller travailler, ne pas changer mes objectifs... Essayer de voir les choses sous un angle nouveau... Me battre pour lui, me battre comme il l'a fait à de nombreuses reprises. Gipsy, c'est un meilleur ami qui à toujours tout fait pour ne pas devoir m'abandonner. Il s'est souvent battu contre la maladie et au mois d'août dernier, il s'est montré courageux. Jusqu'à aujourd'hui où la maladie et l'âge ont eu raison de lui. Je ne me suis pas montré très correct avec lui ces derniers temps... Je l'avoue ici. Je l'ai négligé en ne lui donnant certainement pas toute l'attention que j'aurais dû... Il avait beau être chiant, il était l'égal de lui-même, et il a toujours été là quand j'avais besoin de lui, de lui parler, de lui donner des câlins même s'il ne m'en donnait pas en retour. Donner de la tendresse et de l'attention, c'est quelque part involontairement en recevoir. Je commence à perdre mes mots, ne plus savoir quoi dire, si ce n'est que je l'aime, et que cela ne changera rien pour moi. Il est entré dans mon coeur lorsque j'avais 7 ans, il y a vécu toutes ces années, il a traversé la période la plus difficile de ma vie a mes cotés, il est devenu un jouet, puis une peluche, puis un compagnon... Il est devenu mon ami pour finir à la plus belle place qu'on puisse avoir dans le coeur de quelqu'un, celle de l'ami le plus proche et le plus important. Il à donc eu une grande place dans ma vie et dans mon coeur. Ma vie va se retrouvée vide sans lui, mais mon coeur lui, le garde précieusement pour toujours... Adieu Gipsy...

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03 décembre 2008

* Plume intime - Chapitre 3 / Acte 2 - Bientôt la fin... *

¤¤ - 25.05.06 - 8  Plume intime
      ** Chapitre 3 / Acte 2 **

    ~ Bientôt la fin... ~

" C'est une amitié qui s'en va, qui s'envole, qui s'arrête et qui s'enfui... C'est peut être la fin ou nous en sommes vraiment pas loin... "

Bonjour ma chérie. Je suis content de venir te voir. Même si ce soir je ne serais pas long, la faute à la fatigue mais aussi et surtout à ce qui sera le coeur de notre échange d'aujourd'hui. Tu me connais, tu sais déjà très bien de qui il s'agit, puisqu'il illustre ta robe de par sa petite truffe adorable. Mon chien est gravement malade. Demain matin je devrais l'emmener chez le vétérinaire et peut être devoir prendre une décision certes radicale mais certainement la plus judicieuse et la plus raisonnable. Mon chien, que dis-je, mon ami depuis toujours souffre à présent de plus en plus. Il peine ce soir à respirer, je sens son coeur battre avec difficultés. Il semble presque au bout du rouleau. Le laisser vivre davantage semble être devenu un cadeau empoisonné, un supplice, un fardeau... Il n'a plus la forme, sa santé ne cesse de se dégrader... Je crois que demain, il sera peut être l'heure d'achever son histoire... Je t'écris cela sans trembler, sans pleurer. Étrangement. Je parle de Gipsy, ce fidèle ami qui partage mes jours et mes nuits depuis plus de 17 ans. Sa mort, sa perte, c'est quelque chose que j'ai toujours appréhendé, craint et qui me fera certainement un mal terrible que je n'ose pas imaginer un seul instant. Cela pourra te choquer ma chérie, mais la mort de mon chien risque de m'affecté davantage que s'il s'agissait d'un membre de ma famille, excepté mon père tout de même. Mon chien, c'est mon meilleur ami...

Seulement voilà, je suis aussi dans une situation où il me faudra prendre une décision en commun avec le vétérinaire... Ce choix de lui laisser la vie ou de lui donner la mort... Mais je ne souhaite pas qu'il souffre, je ne souhaite pas rentrer un jour et le trouver mort au milieu de la pièce. Je souhaite qu'il ai une mort honorable et qu'il soit traité avec dignité. Je veux qu'il soit enterré, qu'il ai le droit de reposer en paix là où l'on dépose ceux que l'on estime, que l'on respecte et qui nous seront chers à jamais. Je suis en train de t'écrire et je l'entends respirer avec de la peine, je lis sur son visage les années que l'on à partagées, mais aussi et surtout la douleur... Il doit certainement se demander la raison qui le pousse à devoir vivre encore. Il se bat, il est fort, mais il doit aussi reconnaître ses faiblesses et mettre son égo de coté. Il doit finalement se dire que son histoire à été longue, qu'il est temps pour lui d'aller vivre une autre vie... Non, il ne mourra pas, jamais, puisqu'il restera dans mon esprit et dans mon coeur. Quelqu'un ne meurs jamais tant qu'il est présent dans le coeur d'un autre. Le coeur, c'est la vie, la trace du souvenir, la marque de l'estime... Ma chérie, je t'avoue seulement ce soir avoir peur... J'aurais pu te parler d'autres choses, te raconter ma journée mais je n'en ai pas la force, honnêtement. Je remercie juste les deux personnes qui me lisent jour après jour... J'en suis profondément touché, troublé même... Merci à elles. Merci ma chérie d'être de nouveau proche de moi, d'être cette main tendue vers moi pour m'aider à m'accrocher à la vie... Je te tiens très fort la main, je te regarde, je t'admire, je te convoite, je te respecte, je t'aime tout simplement. J'ai besoin de toi, j'ai peur... Demain sera décidément une journée éprouvante, et signera peut être la fin d'une vie, la fin d'une très grande amitié... A mon chien : Je t'aime...

Posté par mickaelgil à 23:43 - * Within Story * Fragments d'écrits vains - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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