Within Story / L'impossible inconnue / Harmony

" Il ne faut pas de tout pour faire un monde. Il faut du bonheur, et rien d'autre." Paul Eluard

30 novembre 2008

¤ Billet d'humeur n°74 ¤ Hibernation

Copyright 2007 kedralynn    

   

   Chapitre 2 - Acte 22
   ~ Hibernation ~

   

J'essai tant bien que mal de me ressaisir, mais je n'y arrive décidément pas. Je me noie dans la musique, ce qui ne représente pas un mal en soi, mais quelque part, c'est un peu dommage de vivre au rythme de certaines mélodies. Et quand la musique s'arrête, c'est comme une grande partie de la vie qui s'échappe. Je viens presque à regretter mes mots odieux de la veille vis à vis de mon ex... Parce que je n'ai jamais cessé de l'aimé, et dire de tels mots de celle qu'on aime, c'est tout de même regrettable... Pitoyable... Mais en même temps, c'est un moyen comme un autre de me détacher d'elle... Je dois la voir en mal... Je veux une autre histoire et j'aimerai qu'elle disparaisse de mon esprit... chose qui n'arrivera pas de sitôt. Quand je vais à Paris, j'ai l'appréhension de la croiser... Et il n'y a pas une journée où un tas de choses me font encore penser à elle. C'est comme si à chaque coins de rue, a chaque recoins de mon appartement se trouvaient des couteaux prêts à se ruer sur moi. Et ils ne me loupent pas. Je commence à être fatigué de tout ça. Je recommence à avoir des vertiges, je manque de sommeil mais je manque aussi de vitamines, je mange n'importe quoi, n'importe comment et n'importe quand...

Je vais prendre la sage décision de me remettre du mieux que possible sur un droit chemin... D'être aussi moins gentil, moins sentimental pour me détacher du mal qu'on pourrait trop facilement me faire... J'ose encore croire, très profondément, enfoui sous les décombres, que l'amour viendra frapper à ma porte. Mais pour le moment, je vais essayer de faire comme les marmottes en cette période de l'année... Hiberner... Je n'ai rien d'autre à dire, je vais bien trop mal pour cela... Ainsi s'achève ce second chapitre...

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29 novembre 2008

¤ Billet d'humeur n°73 ¤ Relation intime avec le désespoir

Smoking Trash 18

   
   

  Chapitre 2 - Acte 21
 
~ Relation intime
    avec le désespoir ~

   

Si je reviens sur ces pages aujourd'hui, c'est pour prendre la liberté de la parole. Et parce que dans cette liberté, il y a aussi le fait que plus personne ne dois venir sur ces pages, nous revenons donc à un point de départ pas si désagréable puisque je peux parler sans retenue, sans devoir me poser la sempiternelle question de qui va venir lire mes mots et porter un jugement. Là, théoriquement, seuls quelques inconnus pourraient tomber sur ces mots, peu m'importe, je sais qu'ils fuiront à la moindre trace de désespoir. Et tant mieux, car je noue une relation proche avec le désespoir, je l'entretien à merveille. Isolé depuis deux jours dans ma chambre, avec pour seules compagnies mes animaux et un père volage ainsi qu'un ordinateur sur lequel je télécharge un tas de nouvelles musiques, tout est favorable à l'envie de ne plus vivre... Depuis hier, il s'en ai passé des choses sympathiques. Bien que je ne bouge pas beaucoup, des conneries j'en fais pas mal. En moins de 24 heures, j'ai tenté de me saouler, mais faut croire que même l'alcool ne viens pas à bout de moi, ou bien ne m'en suis-je pas rendu compte. Je me suis couché à 7h30 du matin, une nuit de sommeil de près de deux heures. Et oui, l'insomnie me tiens à présent compagnie, jusqu'à ce qu'un état de coma me submerge et me fasse fermer les yeux subitement. Cerise sur le gâteau au niveau de la connerie, je suis allé sur jeter un oeil furtif sur deux blogs, celui de mon ex et de son putain d'enculé de merde de "chéri". Le coeur évidemment déchiré, les larmes me noyant dans un chagrin immense, je suis vite parti de ces pages maudite, où j'ai juste eu le temps de relire "Merci de me rendre si heureuse". Merci de me relégué au rang de merde internationale. D'un moins que rien. D'une loque pitoyable et absolument répugnante. Merci pour avoir aussi facilement effacé ces années passées ensembles, merci aussi d'avoir profité autant de moi puisque vraisemblablement cela devait être prémédité. Et mes félicitations pour t'être mis avec un beau connard qui est parfaitement dans le contexte de la mentalité des gens d'aujourd'hui. Je t'ai cru différente durant tout ce temps, à présent tu es tombé bien plus bas que moi, parce que j'ai beau me détruire, je garde ma dignité, je vais pas coucher avec une salope ou je vais pas me taper une pute. Toi, tu es juste aller voir un putain de connard. T'as renié notre histoire, t'as tout détruit et très sincèrement, je te déteste comme jamais je n'ai eu de la haine pour quelqu'un. Je te souhaite de moisir dans ta merde, et j'espère ne plus jamais entendre parler de toi. Tu m'as fait un mal de chien si énorme que si je crève, j'espère que tu l'auras sur ta conscience jusqu'à la fin de tes jours. Ne t'avise jamais de recroiser ma route, j'aurais juste envie de te cracher à la gueule. Et ton mec à la con peux bien jouer le gorille, je lui broierai ses fausses couilles pour qu'il aille crever en enfer. Même si au final, ce mec m'as rendu service, puisqu'il m'a permis de voir qui tu étais vraiment. Une salope.

Je déteste la vulgarité, mais cela fait parti à présent de moi, tant j'ai de la haine en moi... J'ai tout gardé, même la colère... jusqu'à aujourd'hui où j'ai frappé dans le mur jusqu'à ressentir assez de douleurs à la main. Et ce n'est pas fini parce qu'avec le temps, je souffre et ce lien qui m'unie avec le désespoir et cette fatalité ne fait que se renforcer au fil des jours, au fil des heures. Je pleure encore à tout moment, j'ai cette envie de mourir qui revient... Envie de m'endormir à tout jamais... Et cette envie de changer de vie qui est toujours là mais qui me semble si loin à présent. Où aller ? Vers qui ? Je suis juste seul au milieu de nul part, au milieu d'un monde qui ne veut pas de moi et dont je ne veux pas non plus. Mon regard sur le monde est devenu aigri, mauvais... Je n'ai rien qui me donne suffisamment de sens à ma vie, au risque de décevoir ceux qui sont mes amis ou qui se disent l'être. Je vois tout de façon négative, mais je crois que c'est mieux pour ne plus devoir être déçu par les gens. C'est tellement facile de faire du mal à quelqu'un... Si je devais faire du mal à quelqu'un, ce serait à moi. Et je me débrouille assez bien à ce niveau là, je me sens perdre pieds et rien ni personne n'est là pour m'en empêcher. Une liberté totalement ironique.

Et ne ma parlez pas d'amour... J'en souffre continuellement, entre le passé qui me chasse, le présent qui me tue, et l'avenir que je ne vois plus.

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28 novembre 2008

¤ Billet d'humeur n°72 ¤ Journal intime en perdition

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  Chapitre 2 - Acte 20
  ~ Journal intime
           en perdition ~

   

Il devient difficile pour moi d'étaler mes mots ici... Un tas de choses me viennent en tête mais la confusion est telle que je n'arrive plus à saisir qui je suis. Ni même ce que je dois faire pour m'en sortir. La sortie de secours ne me semble plus vraiment à portée. Je pense que je suis en train de me perdre totalement. Je fais des choses qui ne me ressemblent pas. Ce soir j'en ferais peut être encore une autre... C'est dire si ça ne va pas... Évidemment, je ne peux même plus contrôler certaines choses... Je sombre, comme un navire qui échoue et qu'il est impossible de remettre à flot... Certaines choses me maintiennent un minimum en vie, comme la musique. Oh que oui, la musique... Heureusement qu'elle est là. Je mets tout mes sous dans l'achat de musique en ce moment, tellement ça fait du bien. Puis il y a les jeux vidéo mais j'ose a peine m'aventurer dedans, de peur de ne pas apprécier. Puis ça me semble tellement superflu au bout du compte... J'aimerai plutôt pouvoir écrire, lire, faire quelque chose de bien plus "adulte", faire ma passion, la poésie... Toutes ces choses sont reléguées au second plan... Et ça me fait bien chier, il n'y a pas d'autres mots.

Je suis en train de perdre pied... J'ose continuer de croire que l'amour de quelqu'un me sauvera... Que de l'attention et de l'affection pourra m'aider à relever la tête, seulement voilà... Pour le moment je dois faire les choses seul, je dois me battre seul... Je me bats en me cachant, en bâtissant certains mensonges...  Jamais de mensonges qui touchent à ce que je suis, mais des mensonges qui m'aident à m'échapper de la réalité... Simple exemple... Je ne suis pas en arrêt maladie, mais je ne vais pas travailler depuis mercredi midi... Je risque le licenciement mais je refuse d'aller me justifier auprès de mon médecin, devoir lui dire que je vais si mal que j'avais besoin de recul... Ce recul je le prends sans dépendre de quoi que ce soit. Sans devoir être jugé par un médecin qui m'aurait proscrit de prendre des antidépresseurs sans chercher le fond du problème. Je n'ai pas besoin de sa drogue pour aller mieux... En parlant de drogue, cela fait le deuxième article de suite illustré par une fille qui fume... Gestuel que je trouve à la fois sexy mais aussi très significatif, dans le sens où cela image parfaitement un mal être évident chez la plupart des gens qui fument. Je déteste la cigarette, cette putain de drogue dont on use et abuse souvent par habitude, parce que c'est un phénomène de société ou qu'on use pour combler un manque, panser des blessures... C'est un commerce de grande envergure qui fait des millions de morts chaque années, c'est une forme moderne de suicide, car on à conscience de se tuer peu à peu. C'est un pseudo plaisir. Alors qu'au final, la cigarette pourrait être comme le vin, avec modération (plus importante que l'alcool tout de même) et avec subtilité, ce pourrait bien être un instrument de charme, du moins de mon point de vue. Cela doit bien pouvoir être un plaisir, mais qui se transforme en mal, et quand on voit la composition des cigarettes, il y a de quoi vomir. La bêtise de l'homme dans toute sa splendeur. Qu'importe les idées reçues et les jugements qu'on pourra porter sur ma perception des choses, il y a des choses qui ne s'expliquent pas totalement... Enfin bref, passons.

Finalement j'arrive à faire quelques paragraphes, mais plus avec la rigueur d'il y a quelques semaines. Le mois prochain, peut être verrais-je pour changer l'orientation de ce blog... Pour en changer la perspective... C'est le troisième jour où je suis censé prendre du recul... Le bilan est le même, non, en fait, c'est bien plus grave que ce que je pensais... L'amour m'as laissé des traces indélébiles que j'essai d'effacer mais qui ne disparaîtrons sûrement qu'a la force d'un autre amour, un vrai cette fois-ci... Je pense à elle... A ce mal terrible qu'elle m'as fait, à cette totale incompréhension... D'être passé de l'être le plus important de sa vie à la plus ridicule merde qui soit en l'espace de quelques minutes... Non vraiment, je ne saisi pas pourquoi les choses ont évoluées ainsi. Mais il vaut peut être mieux ne rien savoir. De mon point de vue, je ne me considère plus du tout... Je ne porte aucune estime pour moi... Je perds le minimum de confiance en moi que je pouvais avoir... Je perds juste ce qu'il faut pour rester seul un bon moment... Qui voudra de quelqu'un comme moi ?... Pourtant j'ose encore croire à l'amour. Qu'est ce que je peux être naïf... Pourquoi j'y crois ? Pourquoi je l'attends encore ? Parce que l'amour, c'est ma raison de vivre... C'est tout. Je l'accueillerai à bras ouvert venant de quiconque, sauf d'une seule personne. Qu'elle aille en enfer avec son nouveau connard de mec...

"Embrasser l'abîme, toucher le fond, caresser les profondeurs... C'est ma nouvelle façon de (devoir) vivre l'amour." Mickaël Gil

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25 novembre 2008

¤ Billet d'humeur n°71 ¤ La caresse des profondeurs...

Smoking Trash 14

   

   

   

  Chapitre 2 - Acte 19
  ~ La caresse des profondeurs ~

   

   

Tandis que ce blog commence peu à peu à être abandonné par son auteur, il est encore possible de croire qu'il s'y ajoutera encore quelques "nouveautés" par moments, comme aujourd'hui. Enfin ce soir. Les raisons obscurs qui m'amènent ici encore une fois sont pour le moins banales. Je vais mal. Pourtant, durant toute cette journée, j'ai entretenu une attitude rarement aussi optimiste. Je change mon regard sur le monde, sur ma vie. Je réalise ce dont j'ai envie momentanément. Le grand amour est mis sur le palier, à l'écart. J'ai juste le désir de vivre l'instant présent sans me poser trop de questions. Vivre... C'est devenu délicat au point d'en arriver aujourd'hui à la caresse des profondeurs...

Je suis méconnaissable par moment. J'ai honte de ma vie. Et paradoxalement je me créer quelques instants de joie. De courtes durées. Mais c'est déjà mieux que rien. Je me perds néanmoins dans les méandres de la tristesse et de la solitude. Mes mots eux même sont troublés et il m'est difficile de faire des phrases cohérentes. Je suis dans un état de transe profond. Mes idées, mes envies... tout semble se perdre et devenir du grand n'importe quoi. Il n'y a pas que du mauvais, loin de là. Je suis heureux de penser comme je l'ai fait à certains moments... Ce soir, c'est un peu difficile, je pensai vraiment ne pas passer la soirée seul. Que je pourrais discuter avec des personnes que j'apprécie. Mais il n'en sera rien et je suis là, comme une cloche, à ne pas savoir quoi dire ou quoi faire. Je suis au bord de l'extinction, je me sens vide à l'intérieur... Presque prêt à commettre ce genre de bêtise débile qui ne sert à rien, comme se saouler ou avaler un tas de cachet pour dormir profondément sans devoir lutter contre l'insomnie. Enfin bon, je ne ferais rien... Je vais juste faire ce qui me semble le plus raisonnable, laisser tranquille ceux qui le souhaite et qui se reconnaîtrons, et m'arrêter là pour ce soir, parce que je ne trouve pas les mots, et qu'au bout du compte, je tourne en rond. Et j'entretiens mon malheur. Et je dois aussi faire fuir les gens. Je dois être effrayant. Toi qui me lis, ferme vite cette page de ton navigateur internet et va jouer à autre chose, ma vie ce n'est qu'un tas de merde...

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23 novembre 2008

¤ Billet d'humeur n°70 ¤ Où va le monde ?...

   

   

   Chapitre 2 - Acte 19
  ~ Où va le monde ?... ~

   

Le dimanche est décidément une journée bien trop longue, le temps décide ce jour là de ne pas s'écouler aussi vite, il met le mal en patience. On se dit dans ces moments là que 24h c'est un peu beaucoup pour une journée. Pourtant généralement, on se plaint que le temps passe trop vite. C'est à n'y rien comprendre. Un peu comme ce monde qui nous entoure. Je crois que je ne comprendrai jamais ce qu'on nomme à mauvais titre "l'humanité". De nos jours la mentalité est plus que perfectible. Je ne suis pas le moralisateur mais disons que j'ai besoin d'exposer un peu mon point de vue sur ce qui, hélas, m'entoure.

L'amour. Premier point important, indispensable même. Tandis que le mariage est une institution qui n'a plus aucune valeur aux yeux des gens, notamment depuis l'invention (!) du divorce, les sentiments sont quant à eux cantonnés à devoir rester dans le silence, la banalité ou dans une perspective purement provisoire, voir malsaine. Pour assouvir un désir exclusivement sexuel, pour une attirance physique totalement superficielle. On ne tombe plus vraiment amoureux, les hommes se plaisant à réagir et agir avec leur anatomie plutôt que leur coeur. Les femmes quant à elles ont, pour je ne sais quelles raisons qui m'échappent, une attirance pour les mauvais garçons ou ceux qu'on nomme les "beaux gosses". La logique des choses, la beauté de l'amour sont décidément bien cachés, mais heureusement, il existe encore de (trop peu ?) nombreuses personnes qui ont le coeur romantique, sensible et sentimental. Un coeur pur. C'est une réalité auquel il faut s'accrocher et dont il faudrait rendre honneur dans les générations qui suivront. Tout n'est pas encore totalement perdu. J'ai pour "principe" de dire que 99,9 % des hommes sont des imbéciles et que 98,9 % des femmes sont stupides. C'est évidemment une image qui résume pourtant assez bien les choses malheureusement.

La franchise. C'est une grande qualité qui se perd profondément, pour laisser place aux présupposés, aux interrogations suspendus ou pire, aux mensonges. Ce n'est pourtant pas simple de dire les choses à quelqu'un, mais non, faut systématiquement tourner autour du pot, se cacher et mettre parfois en retrait certaines idées, certains jugements. Parfois, certains les effacent, ou les ignorent pour mieux vivre. Pour facilité les choses et ne pas avoir le sentiment de compliqué les choses en se montrant honnête et franc. On se plait à aseptisé les relations humaines en les rendant platoniques, banales et fausses. J'en reviens à l'amour, on préfère parfois, à juste titre, se taire plutôt que de s'exposer ou d'exposer ses sentiments au travers de mots que l'on voudrait bien avoir le courage de dire à celui ou celle qu'on aime. C'est légitime, seulement c'est dommage. Je me sens évidemment concerné dans le double sens du terme, c'est embarrassant et frustrant, au point de faire de l'amour encore une fois un fardeau difficile à porter.

Le passé. Il nous poursuit, nous happe, nous harcèle, nous hante... Les mots ne manquent pas pour définir le chemin parfois traverser. Le passé fait de nous ce que nous sommes aujourd'hui. Parfois, c'est une bonne chose. Souvent, c'est problématique. On se retrouve dans des préjugé et dans une conception des choses erronées, ou plus ou moins pessimiste (ou optimiste, on peut inverser le contexte des choses). J'en reviens encore à l'amour. Si nous avons été meurtri, blessé, trahi par les sentiments de quelqu'un, beaucoup en viendrons à mettre dans le même potage les autres. C'est compréhensible, mais il y a certains degrés qui font que les situations sont réellement difficiles à supportés. Aimer quelqu'un qui à été profondément meurtri par l'amour, c'est prendre irréversiblement le risque de devoir souffrir et d'être considérer comme un nouvel ennemi. Se mettre dans le collimateur de la personne qu'on aime. Qu'on ai les meilleures intentions du monde ou non. On est juste sans crédibilité, un monstre, un vulgaire individu susceptible de causé un mal fou. J'ose me mettre à cette place et pourtant... Je suis incapable malgré tout de me dire que les prochaines personnes que je croiserai dans ma vie seront susceptibles de me faire autant de mal que mon ex fiancée. Cela me semblerai injuste de mettre dans le même moule les personnes que je découvre ou que j'apprendrai a connaître dans les jours, les mois ou les années qui suivent. Nous ne sommes a l'abri de rien, mais donner un poil de sa confiance pour voir ce qu'il en ressort, me semble le minimum pour se montrer un peu ouvert d'esprit. Et puis c'est tout de même dommage et irrespectueux de placer la personne dans le mauvais camp sans la connaître, ou sans même chercher à la connaître... C'est un préjugé cruel... Dont je suis hélas souvent la cible en ce moment. Quand je me montre naturellement gentil, on y voit un soupçon de manipulation, quelque chose de malsain, de trop "lisse" pour être vrai. Mais mince, je suis juste comme ça ! J'ai pas envie de faire croire aux gens qui croisent ma route que je suis quelqu'un de bon ou de mauvais. Je suis juste moi.

Et en étant juste soi-même, dans un monde où l'amour et la franchise sont relégué aux mauvaises places, où les gens se plaisent à accorder trop d'importance au passé, aussi douloureux soit t'il, c'est juste mal vu. Louche. Improbable. Inimaginable au point d'en devenir repoussant, effrayant... Je suis né humain, me voici devenu un monstre en voulant juste être quelqu'un de bien. Dévisagé par le monde, blessé par une seule personne, meurtri par certains événements... Qui aura la gentillesse de me sauvé la vie. De sauvé ma vie ?...

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21 novembre 2008

¤ Billet d'humeur n°69 ¤ Rien ne va plus...

Keeping Me Alive

   

   

   

   Chapitre 2 - Acte 18
  ~ Rien ne va plus... ~

   

   

Une journée de plus viens de s'achever et c'est avec beaucoup de douleurs et de chagrin que je pose mes mots ici. Je suis littéralement au fond du trou. Durant ces trois derniers mois, j'ai souvent été mal en point, aujourd'hui j'ai atteint l'abîme absolu. Quelques larmes s'échappent mais c'est au fond de moi que la douleur est visible. Le coeur meurtri est en train de saigner abondamment, l'esprit tourmenté est devenu un tissu sans âme. Je n'ai pas du tout envie de me battre, je n'en ai désormais plus la force, je m'effondre comme un château de carte qui à néanmoins souhaité tenir debout face au vent, mais qui face à cette petite brise, s'est mis à genou devant les malheurs et la souffrance. Cette brise, c'est la réalité qui vous frappe quand vous luttez contre la fatalité. C'est ce faux semblant qui s'efface pour laisser place au meurtre dont vous êtes la victime et qui fait de vous un être désormais digne d'aller brûler en enfer, là où plus personne n'entendra parler de vous. Là où vous ne souffrirez plus puisque vous n'existez plus...

Tout n'est qu'illusion... La réalité, c'est qu'il y a trois mois et une dizaine de jours, celle que j'imaginai être la mère de mes enfants est partie de façon lâche et cruelle, m'abandonnant totalement et me laissant seul face à ce monde impitoyable dans lequel je me sens si mal. J'en pleure encore. Bien sûr que j'aurais tant aimé que tout cela n'arrive pas. Demain, c'est son anniversaire, c'est aussi ce qui explique mon mal être... Ce jour comptais énormément pour moi, et je dois faire semblant d'oublier, puisque de son coté, elle ne fait pas semblant de m'avoir totalement rayé de sa vie. Il n'y a pas de mots pour exprimé ce que je ressens, c'est difficile, c'est trop difficile pour un être aussi fragile que moi. Je n'arrive pas à me situer dans ce contexte, je suis seul et je ne m'en sors pas. La réalité, c'est que sans l'attachement profond de quelqu'un, je ne suis rien. Peu m'importe au final certaines considérations que l'on peux me porter, tout semble éphémère et n'as donc pas souvent la suffisance de réconforter un coeur perdu. L'amour, je ne le défini pas comme les autres, je ne le conçois pas de la même façon, c'est quelque chose d'essentiel, de vital a ma vie, et je suis prêt à mourir pour celle que j'aime. Le mot grandeur n'existe pas pour moi dans l'amour, car il est sans limites. Qu'on critique ma façon de voir les choses, je m'en fout, parce que c'est aussi ma fierté de voir les choses ainsi, quitte à devoir aujourd'hui en souffrir. Je n'ai jamais demandé à souffrir. Je ne ferais pas de mal à une mouche. Mais qu'importe ce que j'écris, je suis de sexe masculin donc je suis potentiellement un connard envers qui on ne s'attachera pas parce qu'on se méfiera de moi comme on se méfie de tous ces gens qui ne portent pas du tout de considération pour les femmes. Où bien suis-je trop sage pour garantir une vie palpitante, où bien suis-je trop vilain pour plaire à ces mesdames. Mais je suis ainsi, point. Et d'ailleurs j'aime encore moins me regarder dans le miroir, tellement je vois sur mon visage les marques de douleurs... Je mange, j'ai repris quelques gourmandises, je crois que je préfèrais ne pas manger car là, entre les confiseries et la mal-bouffe, je suis loin d'être exemplaire dans mon alimentation. Et je me rabat toujours sur mes cookies au chocolat, comme un pauvre déprimé qui ne sais pas trop quoi faire pour se faire plaisir. Mon quotidien est pitoyable... Ma vie l'est devenue en un rien de temps et rien ne semble évoluer dans le bon sens. Preuve en est aujourd'hui, où j'ai simplement appris que je ne serais pas pris dans une autre entreprise. Et le regard que l'on me porte... J'ai parfois juste honte de me montrer dehors, tellement je me sens mal à l'aise au milieu de la foule. J'ai juste envie de me mettre dans une petite boite hermétique et de ne plus en sortir. J'ai envie de m'endormir ce soir, et ne plus jamais me réveiller. Je ne manquerai à personne de toute façon...

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20 novembre 2008

¤ Billet d'humeur n°68 ¤ Avec un peu de magie...

Agnes

   

   

   

   Chapitre 2 - Acte 17
  ~ Avec un peu de magie... ~

   

   

Depuis quelques semaines, un petit chat errait dans ma résidence. On se croisait un peu tout les jours, quand j'allais promener mon chien, que je partais au travail... Il y a quelques jours, il s'est approché de moi et il m'a réclamé des câlins. Malgré son coté très craintif, il s'est frotter contre moi, c'était quelque part le début d'une amitié. Le savoir seul dans la rue m'a déstabilisé. J'ai commencé par prendre l'habitude de lui donner un peu à manger durant trois jours, et durant ce temps, je culpabilisais de le savoir dans le froid de l'hiver. Il est jeune, il doit avoir à peine un an. Il a certainement dû être abandonné puisqu'il à un coté très sociable, câlin et plutôt étrange pour un chat errant. Avant hier, j'ai tenté de le ramené chez moi... en vain. Puis avec une amie, hier nous avons pris notre mal en patience et nous avons réussi à le mettre en cage. Puis nous avons attendu 18h pour pouvoir l'emmener chez le vétérinaire, étant donné que le bout de chou avait une petite blessure, qu'il fallait voir s'il n'avait pas une puce ou un tatouage. Il est bien portant, il devra revenir chez le vétérinaire dans quelques jours pour se faire vacciné, stérilisé et tatoué. C'est mon amie qu'il l'a adopté. Il se prénomme Jack. C'est son histoire que je vous ai raconté. C'est une brave bête qui échappera à la rudesse de l'hiver.

Mon alimentation est un peu bancale mais je reprends tout de même peu à peu du poids. Je n'ai pas de chiffre à donner mais je le sens, j'ai dû reprendre à peu près 3kg. Il me reste encore pas mal d'efforts à faire pour parvenir à retrouver mon poids initial et espérer que je puisse à nouveau être physiquement en meilleur forme. En dehors de cela, professionnellement c'est devenu difficile à gérer. Ma démission approche, je dois reprendre en main certaines choses et je dois remettre à plat certaines idées. Ce changement de vie radical, j'en rêve encore. Je n'attends que ça. Rien n'évolue vraiment en ce moment, je suis retombé dans les travers de la routine. Je cherche à ne pas être trop seul donc je vais vers les gens, histoire d'avoir de la compagnie... Mais là, aujourd'hui, c'est l'inverse, je veux être seul, complètement seul... Au final, certaines présences me font involontairement du mal, car derrière ça, je souffre... Je suis perdu. Cela explique en partie le vide laissé sur ces pages durant trois jours. Je n'ai plus le droit de parler des sentiments, je n'ai pas le droit de laisser parler mon coeur, je dois mettre certaines barrières que je refuse tout de même au fond... Je me restreins à parler des choses du coeur, peur d'être jugé, considérer comme un fou, un mauvais rêveur... Peur aussi de tomber de haut. C'est dur de se sentir très amoureux mais de devoir l'enfouir sous le sable. La passé en profite pour saisir l'occasion de ma frapper de plein fouet chaque jours... Je repense évidemment à ce mal que mon ex fiancée m'as fait. J'en pleure encore, j'en souffre encore, mais je suis sûr de vouloir vivre, d'être de nouveau aimé et de bâtir le plus beau des amours. Mais ce n'est pas d'actualité. Je suis dans le même panier de linge sale que les autres, je suis une illusion quand je suis gentil, je suis un monstre qui joue le rôle de quelqu'un de bien... C'est ce que doivent penser certaines personnes. C'est dur d'être soi même sans qu'on y accorde un minimum de crédibilité. Qui osera voler mon coeur ? Je n'en ai aucune idée et je sais juste vers qui mon coeur est tourné... C'est tellement compliqué, je suis tellement maladroit...

Je vais couper court, j'ai repris l'écriture de mon blog, c'est déjà pas si mal. Pourtant il y en aurait des choses à raconter, mais c'est trop dur. Les nuits de sommeil sont effrayantes, des fragments du passé qui resurgissent, des douleurs qui s'accentuent au réveil... Mes achats compulsifs et parfois insensés, signe d'un malaise... Un moral qui revient dans les profondeurs abyssales. Ma volonté de reprendre la poésie, de faire quelque chose de concret de ma vie... Aujourd'hui je ne vais pas au travail, je suis malade, je n'ai presque plus de voix, presque plus de forces, presque plus rien... Je vais dormir un peu, essayé de faire le mort en espérant renaître aux yeux de certains. Je vais me battre, parce que je veux m'en sortir... Mais c'est sous les larmes que s'achève ce billet, parce que mon coeur bat de nouveau, mais que rien n'est simple et que j'en souffre...

Avec un peu de magie, on disparaît facilement...

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16 novembre 2008

¤ Billet d'humeur n°67 ¤ Mort du coeur

   

   

   

   Chapitre 2 - Acte 16
  ~ Mort du coeur ~

   

   

J'ai la tête qui tourne et tandis que mon coeur se dérobe lamentablement, je suis en train de tomber malade. Tant mieux. Si je pouvais être très malade au point de devoir rester cloué au lit, cela ne me dérangerai pas plus que cela. Bref. Je viens tout de même. J'aurais dû le faire plus tôt tout comme j'ai envisagé ne pas venir aujourd'hui. Trouver les mots, c'est un supplice alors même que l'écriture est ma délivrance. Un bel exemple de paradoxe délicat et difficile à comprendre. Qu'importe. Je me retrouve aujourd'hui à devoir encore parler de coeur, de sentiments, d'amo... Non en fait, mon vocabulaire se limitera à la mort de ces derniers. Plus d'amour, plus de sentiments, plus rien de tout cela... J'en souffre trop. Je suis trop maladroit, ou trop attaché à certaines personnes, ou trop je ne sais quoi. Ma vie, mes journées sont un enchaînement d'actes ridicules, sur tout points de vues. Je suis amoureux mais il vaut mieux ne plus l'être. Et le passé en profite pour me happer et me faire souffrir aussi fort qu'auparavant. Jamais l'amour n'as été aussi cruel avec moi.

Il y en as qui sont morts de peur, moi je suis dorénavant mort du coeur. Je ne sais pas pourquoi les choses ne sont pas plus simples, pourquoi je complique davantage une situation déjà absurde ou impossible à cerner. Je ne sais même plus être simplement moi tellement je suis malade comme un chien de ne pas être aimé, de souffrir des sentiments, d'un passé qui m'as brisé et violenté, d'un présent qui ne fait que me torturer, d'un futur qui tarde à se dessiné... Je ne sais plus quoi faire, je ne sais plus où j'en suis. On me fait du mal à me mettre dans le même linge sale que les autres, à ne pas m'aimer tel que je suis... A me juger pour des choses qui blessent... J'ai si mal qu'aujourd'hui, j'en suis réduit à devoir jouer au roi du silence. Aseptiser mon coeur. L'enfermer, le baillonner, l'isoler... Puisqu'on à pas voulu me l'arracher. Parce qu'on s'est juste amusé à jouer avec. Parce que l'amour, c'est toute ma vie, mais que c'est aussi ce qui est en train de me l'enlever... J'ai mal, je souffre. Laissez moi en paix...

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15 novembre 2008

¤ Billet d'humeur n°66 ¤ Petit jet

Imprudence

   

   

   

   Chapitre 2 - Acte 15
~ Petit jet ~

   

   

Je reviens aujourd'hui encore, malgré ma difficulté à étaler mes mots. Un comble pour quelqu'un qu'on dit écrivain. Non, parce que ce n'est pas moi qui le dit, j'écris modestement... Si ça plait, alors tant mieux. Au travers de l'écriture, c'est ma façon de me montré tel que je suis, avec mes idées, mes pensées, ma façon de voir le monde et de voir les rêves. Et au moyen de l'écriture, j'ai toujours souhaité provoqué quelque chose de fort, une émotion, un rire ou une larme. Surtout par la poésie. Lorsque j'y suis parvenu, quand j'ai touché la sensibilité des gens qui m'ont lus, cela donnait un sens à ce que je faisais. Ecrire oui, mais toucher le coeur des gens, c'est tout de même quelque chose d'assez incroyable. Et j'aime pouvoir y parvenir. Transmettre une émotion, c'est avoir la force d'user des mots avec subtilité, pour dégager quelque chose de magique. Bref, écrire, ça reste ma passion, même en des temps difficiles...

J'ai un tas de petites choses à raconter, mais promis, demain je m'y attelle sérieusement, seulement là, je m'écarte un peu...

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14 novembre 2008

¤ Billet d'humeur n°65 ¤ Un pied devant l'autre...

 

   

   

   Chapitre 2 - Acte 14
  ~ Un pied devant l'autre... ~

   

   

Plus les jours passent et plus il m'est difficile et délicat d'écrire sur ce blog. Pourtant je m'accroche et je garde cet objectif de venir quotidiennement, ne serai-ce que pour donner un signe de vie. Comme s'il fallait que je garde une trace de cette journée supplémentaire. Comme si un jour de plus étais un miracle que je devais immortaliser. Parce que vivre parfois, c'est un défi, une épreuve dont je ne me sens pas toujours capable de relever. Je dois faire abstraction d'un passé récent, vivre avec le coeur accroché, un coeur écorché. Un coeur qui bat de nouveau, suspendu en l'air, au dessus du vide. Suspendu par le temps, par ces choses qu'on ne peux expliquer ou qu'on ne peux comprendre si l'on ne se place pas de l'autre coté, là où se destinent les sentiments. J'ai envie de comprendre, de savoir... Un caprice amoureux égoïste et vraisemblablement malvenu et trop hâtif. L'amour, c'est quelque chose qui, chez moi tout du moins, ne s'invente pas. Les sentiments se perdent, mais tomber amoureux comme là, ce n'est pas le fruit d'un roman à l'eau de rose. C'est juste pour le moment une tragédie dont le dénouement tardera à se produire, un suspens imposé par les aléas d'une vie meurtrie par la bêtise de l'homme. Comment peux t'on faire de mal à un ange ? Il faut sûrement ne pas avoir de coeur, ni d'âme, ni rien...

Je met un pied devant l'autre, pour tenter d'avancer... mais je trébuche sur des obstacles qui me font face et je suis ridicule au point d'avoir la maladresse de continuer à mettre un pied devant l'autre en me marchant dessus... Ce que je veux dire par là, c'est que je suis le seul responsable de ce que je vis... Je suis complètement perdu. Je dois déjà m'arrêter là, j'ai les larmes aux yeux, le coeur qui s'emballe et la tête qui tourne dans le mauvais sens. Je vais dormir un peu... M'isoler un peu... Réflechir... Faire le point...

Posté par mickaelgil à 15:11 - * Within Story * Fragments d'écrits vains - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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