Within Story / L'envol de la mouette

" Il ne faut pas de tout pour faire un monde. Il faut du bonheur, et rien d'autre." Paul Eluard

29 novembre 2008

¤ Billet d'humeur n°73 ¤ Relation intime avec le désespoir

Smoking Trash 18

   
   

  Chapitre 2 - Acte 21
 
~ Relation intime
    avec le désespoir ~

   

Si je reviens sur ces pages aujourd'hui, c'est pour prendre la liberté de la parole. Et parce que dans cette liberté, il y a aussi le fait que plus personne ne dois venir sur ces pages, nous revenons donc à un point de départ pas si désagréable puisque je peux parler sans retenue, sans devoir me poser la sempiternelle question de qui va venir lire mes mots et porter un jugement. Là, théoriquement, seuls quelques inconnus pourraient tomber sur ces mots, peu m'importe, je sais qu'ils fuiront à la moindre trace de désespoir. Et tant mieux, car je noue une relation proche avec le désespoir, je l'entretien à merveille. Isolé depuis deux jours dans ma chambre, avec pour seules compagnies mes animaux et un père volage ainsi qu'un ordinateur sur lequel je télécharge un tas de nouvelles musiques, tout est favorable à l'envie de ne plus vivre... Depuis hier, il s'en ai passé des choses sympathiques. Bien que je ne bouge pas beaucoup, des conneries j'en fais pas mal. En moins de 24 heures, j'ai tenté de me saouler, mais faut croire que même l'alcool ne viens pas à bout de moi, ou bien ne m'en suis-je pas rendu compte. Je me suis couché à 7h30 du matin, une nuit de sommeil de près de deux heures. Et oui, l'insomnie me tiens à présent compagnie, jusqu'à ce qu'un état de coma me submerge et me fasse fermer les yeux subitement. Cerise sur le gâteau au niveau de la connerie, je suis allé sur jeter un oeil furtif sur deux blogs, celui de mon ex et de son putain d'enculé de merde de "chéri". Le coeur évidemment déchiré, les larmes me noyant dans un chagrin immense, je suis vite parti de ces pages maudite, où j'ai juste eu le temps de relire "Merci de me rendre si heureuse". Merci de me relégué au rang de merde internationale. D'un moins que rien. D'une loque pitoyable et absolument répugnante. Merci pour avoir aussi facilement effacé ces années passées ensembles, merci aussi d'avoir profité autant de moi puisque vraisemblablement cela devait être prémédité. Et mes félicitations pour t'être mis avec un beau connard qui est parfaitement dans le contexte de la mentalité des gens d'aujourd'hui. Je t'ai cru différente durant tout ce temps, à présent tu es tombé bien plus bas que moi, parce que j'ai beau me détruire, je garde ma dignité, je vais pas coucher avec une salope ou je vais pas me taper une pute. Toi, tu es juste aller voir un putain de connard. T'as renié notre histoire, t'as tout détruit et très sincèrement, je te déteste comme jamais je n'ai eu de la haine pour quelqu'un. Je te souhaite de moisir dans ta merde, et j'espère ne plus jamais entendre parler de toi. Tu m'as fait un mal de chien si énorme que si je crève, j'espère que tu l'auras sur ta conscience jusqu'à la fin de tes jours. Ne t'avise jamais de recroiser ma route, j'aurais juste envie de te cracher à la gueule. Et ton mec à la con peux bien jouer le gorille, je lui broierai ses fausses couilles pour qu'il aille crever en enfer. Même si au final, ce mec m'as rendu service, puisqu'il m'a permis de voir qui tu étais vraiment. Une salope.

Je déteste la vulgarité, mais cela fait parti à présent de moi, tant j'ai de la haine en moi... J'ai tout gardé, même la colère... jusqu'à aujourd'hui où j'ai frappé dans le mur jusqu'à ressentir assez de douleurs à la main. Et ce n'est pas fini parce qu'avec le temps, je souffre et ce lien qui m'unie avec le désespoir et cette fatalité ne fait que se renforcer au fil des jours, au fil des heures. Je pleure encore à tout moment, j'ai cette envie de mourir qui revient... Envie de m'endormir à tout jamais... Et cette envie de changer de vie qui est toujours là mais qui me semble si loin à présent. Où aller ? Vers qui ? Je suis juste seul au milieu de nul part, au milieu d'un monde qui ne veut pas de moi et dont je ne veux pas non plus. Mon regard sur le monde est devenu aigri, mauvais... Je n'ai rien qui me donne suffisamment de sens à ma vie, au risque de décevoir ceux qui sont mes amis ou qui se disent l'être. Je vois tout de façon négative, mais je crois que c'est mieux pour ne plus devoir être déçu par les gens. C'est tellement facile de faire du mal à quelqu'un... Si je devais faire du mal à quelqu'un, ce serait à moi. Et je me débrouille assez bien à ce niveau là, je me sens perdre pieds et rien ni personne n'est là pour m'en empêcher. Une liberté totalement ironique.

Et ne ma parlez pas d'amour... J'en souffre continuellement, entre le passé qui me chasse, le présent qui me tue, et l'avenir que je ne vois plus.

Posté par mickaelgil à 21:43 - * Within Story - Recueil d'écrits vains à Mick * - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

Vas falloir que tu te reprenne parce que ca va plus du tout là..

Posté par Amandine, 30 novembre 2008 à 10:20

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